dieu existe par lui-même. C'est un peu la fin de la récurrence quoi.
Malheureusement ce n'est pas si simple, je peux croire que j'existe par moi-même.
D'ailleurs, il peut être plus facile de croire en Dieu que de croire que des gens ont vécu avant soi ou qu'il y ai pu avoir existence avant sa propre existence. La question du temps et la réalité d'un instant qui n'est plus est assez préoccupante, les traces ne rendent pas présent ce qui n'est pas présent. Si Dieu est théoriquement contemporain, son existence est plus accessible qu'une personne théoriquement ancienne.
Est-ce vrai que mes parents ont eu des amitiés, on pensé, agis, alors que je n'étais pas ? Ce sont des choses extérieures à ma réalité, à mon être, au seul être dont j'ai certitude. Si ces choses sont extérieures à l'être, alors ces choses ne sont pas. Je peux me considérer la fin de la récurrence, c'est là où mène l'idéalisme en philosophie, quand on glisse le raisonnement, « je connais ce que je nomme », « je nomme ce que je constate exister », « je constate l'existence parce que je peux la nommer », « ce qui est constatable est parce que je peux le nommer », ce qui devient « ce qui est est parce que je peux le nommer ».
À l'inverse, ce qui peut mener à l'idée d'une divinité, c'est de penser que l'homme, parce qu'il nomme, constate, alors si la constatation précède la connaissance, et que l'être précède la constatation, alors le nom, qui semble précéder ma connaissance, ne précède pas l'existence. Si le nom précède ma connaissance mais succède à l'existence, alors je ne suis pas seul, il est une existence qui m'est étrangère. Cette existence étrangère peut être appelée Dieu, Dieu étant ce qui n'est pas moi mais qui est. La première expérience de l'existence étrangère se fait par l'expérience du monde, c'est pourquoi le panthéisme est une première forme de religiosité. Mais lorsque je constate que je fais corps avec ce monde (même matière, mêmes lois physiques par exemple), alors l'existence étrangère est autre.
Et puis il y a la question que Pascal avait soulevé : nous ne savons imaginer que ce que nous constatons, ou imaginer une déformation de ce qui existe, une licorne rose invisible ou un spaghetti monster (bon ce sont pas les exemples d'époque) ne sont que des déformations de réalités. Nous savons imaginer quelque chose d'invisible (nous connaissons le transparent, nous connaissons l'ombre), mais il nous semble ne connaître que la finitude et l'imperfection. Hors, nous avons idée d'un infini et d'une perfection, et ce ne sont pas des négations de concept. La négation peut se trouver dans le langage (le mot infini signifie ne pas être fini), mais elle ne se trouve pas dans le concept : l'être fini ne sera pas et n'est déjà plus, donc la perfection de l'être est dans l'infini, la seule réalité est infinie. La raison montre que ce concept d'infini qui correspond à la perfection de l'être est accessible à la raison humaine, donc l'infini et la perfection existent et ce sont la finitude et l'imperfection qui en sont les déformation.
Le simple mot de déformation implique l'idée que quelque chose puisse ne pas être déformé, c'est idée provient d'une réalité. Cette réalité est extérieure, étrangère, mais présente donc accessible.
Évidemment les religions sont philosophiquement orientées.
Le premier chapitre de la genèse introduit l'idée d'une temporalité (le premier jour, le second jour). Le second chapitre introduit l'idée de l'appartenance au monde (l'homme est modelé de terre), d'une réalité étrangère mais présente en l'homme (Dieu souffle et l'anime), et de la précédence de l'existence sur le nommage et la connaissance (Dieu présente les animaux et Adam les nomme).
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Les athées sont des croyants !
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal religionfr.org. Évalué à 3.
Malheureusement ce n'est pas si simple, je peux croire que j'existe par moi-même.
D'ailleurs, il peut être plus facile de croire en Dieu que de croire que des gens ont vécu avant soi ou qu'il y ai pu avoir existence avant sa propre existence. La question du temps et la réalité d'un instant qui n'est plus est assez préoccupante, les traces ne rendent pas présent ce qui n'est pas présent. Si Dieu est théoriquement contemporain, son existence est plus accessible qu'une personne théoriquement ancienne.
Est-ce vrai que mes parents ont eu des amitiés, on pensé, agis, alors que je n'étais pas ? Ce sont des choses extérieures à ma réalité, à mon être, au seul être dont j'ai certitude. Si ces choses sont extérieures à l'être, alors ces choses ne sont pas. Je peux me considérer la fin de la récurrence, c'est là où mène l'idéalisme en philosophie, quand on glisse le raisonnement, « je connais ce que je nomme », « je nomme ce que je constate exister », « je constate l'existence parce que je peux la nommer », « ce qui est constatable est parce que je peux le nommer », ce qui devient « ce qui est est parce que je peux le nommer ».
À l'inverse, ce qui peut mener à l'idée d'une divinité, c'est de penser que l'homme, parce qu'il nomme, constate, alors si la constatation précède la connaissance, et que l'être précède la constatation, alors le nom, qui semble précéder ma connaissance, ne précède pas l'existence. Si le nom précède ma connaissance mais succède à l'existence, alors je ne suis pas seul, il est une existence qui m'est étrangère. Cette existence étrangère peut être appelée Dieu, Dieu étant ce qui n'est pas moi mais qui est. La première expérience de l'existence étrangère se fait par l'expérience du monde, c'est pourquoi le panthéisme est une première forme de religiosité. Mais lorsque je constate que je fais corps avec ce monde (même matière, mêmes lois physiques par exemple), alors l'existence étrangère est autre.
Et puis il y a la question que Pascal avait soulevé : nous ne savons imaginer que ce que nous constatons, ou imaginer une déformation de ce qui existe, une licorne rose invisible ou un spaghetti monster (bon ce sont pas les exemples d'époque) ne sont que des déformations de réalités. Nous savons imaginer quelque chose d'invisible (nous connaissons le transparent, nous connaissons l'ombre), mais il nous semble ne connaître que la finitude et l'imperfection. Hors, nous avons idée d'un infini et d'une perfection, et ce ne sont pas des négations de concept. La négation peut se trouver dans le langage (le mot infini signifie ne pas être fini), mais elle ne se trouve pas dans le concept : l'être fini ne sera pas et n'est déjà plus, donc la perfection de l'être est dans l'infini, la seule réalité est infinie. La raison montre que ce concept d'infini qui correspond à la perfection de l'être est accessible à la raison humaine, donc l'infini et la perfection existent et ce sont la finitude et l'imperfection qui en sont les déformation.
Le simple mot de déformation implique l'idée que quelque chose puisse ne pas être déformé, c'est idée provient d'une réalité. Cette réalité est extérieure, étrangère, mais présente donc accessible.
Évidemment les religions sont philosophiquement orientées.
Le premier chapitre de la genèse introduit l'idée d'une temporalité (le premier jour, le second jour). Le second chapitre introduit l'idée de l'appartenance au monde (l'homme est modelé de terre), d'une réalité étrangère mais présente en l'homme (Dieu souffle et l'anime), et de la précédence de l'existence sur le nommage et la connaissance (Dieu présente les animaux et Adam les nomme).
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