• [^] # Re: Je suis Athée et je ne me prive d'aucune liberté

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal religionfr.org. Évalué à 5.

    C'est un peu plus complexe que cela, on pourra certainement retrouver des connivences de ce type (les chrétiens sont des hommes, et les hommes magouillent dans leurs intérêts quelque soit leur religion), mais on remarque par exemple que :

    • Il y a toujours des prêtres catholiques mariés même si c'est exceptionnel (je ne parle pas de prêtres qui abandonnent leur ministère). J'ai moi même assisté à une messe au séminaire catholique de Fréjus-Toulon, où un prêtre catholique de passage avait célébré la messe tandis que se femme donnait le sein à son petit dernier dans les rangs de l'assemblée.

    • Dans ce cas, l'homme doit être marié avant de devenir prêtre, un prêtre ne peut pas se marier. L'héritage n'explique pas cela, il faut donc qu'il y ai d'autres raisons.

    • Même dans les cultures où le prêtre peut être un homme marié. L'évêque est toujours choisi parmi un célibataire, traditionnellement un moine. Le christianisme a toujours associé le célibat à la perfection du sacerdoce, et ce n'est pas une question d'héritage puisque le moine n'en a pas : les biens de l'Église ne lui appartiennent pas.

    Ce n'est que très récent dans l'histoire du christianisme de nommer des évêques ayant été d'abord curé de paroisse, dans le clergé séculier (autre mot pour mondain)… historiquement c'est exceptionnel, il y a toujours eu l'idée de choisir un homme à part. Et le célibat est constituant de cette marginalité. Cette exception est aussi géographique, mais il est vrai que cette exception géographique a pris aujourd'hui une dimension intercontinentale.

    • Beaucoup de choses pourraient changer… On pourrait tout à fait revenir à la nomination d'évêques parmi le clergé régulier (les moines).
    • On observe une augmentation de diacres mariés. Le diaconat est un premier degré du sacerdoce, ce qui montre que le mariage n'est pas fondamentalement incompatible avec le sacerdoce. Personnellement je pense que c'est une bonne chose.
    • On pourrait aussi, de nouveaux, ordonner prêtre des hommes mariés. Après je n'y crois pas trop et j'ai quelques idées là dessus mais ce sont des arguments spirituels/théologiques toussa qui n'ont pas trop leur place ici, je sortirai du sujet.

    Donc conclusion, oui, on trouvera certainement des connivences entre les intérêts privés des uns et la théologie des autres, mais la vénalité ne suffit pas à expliquer les choix théologiques.

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