Je pense que tu as raison sur le fond, les libristes ont tout le temps l'impression de faire quelque chose de mieux. Plus performant, plus léger, et mieux codé. Que cette impression soit justifiée ou non, elle cause souvent de nombreux problèmes.
Un problème de nombreux libristes, je pense, c'est l'absence d'humilité. C'est un point de vue à ne pas généraliser, d'autant plus que c'est les plus sûr d'eux qu'on entend forcément le plus. Mais ce dont tu parles ne s'étend pas qu'au code, il me semble qu'on peut aussi l'appliquer aux développeur. Et ce petit sentiment de supériorité malsaine est assez nuisible, parce qu'il conduit souvent à la politique de l'autruche. Tu dis qu'il faut remettre le logiciel en question, mais je pense qu'il faut aussi parfois se remettre en question, que ce soit sur sa manière d'envisager son logiciel ou son processus de développement. La fierté du travail accompli ne devrait pas s'accompagner de la puérile vanité de penser avoir faire mieux que les autres.
C'est un peu un travers de la guerre des navigateurs, justement, mais il me semble que dans ce cas le problème vient beaucoup plus des "fans" que des développeurs. Je pense que le problème n'est pas tant de sous-estimer la concurence que de sur-estimer le code libre. Et quand le code semble trés bon, il est trés facile de le penser parfait, et de freiner l'innovation. En ce sens, chrome est à mon avis une des meilleures choses qui soient arrivées à Firefox : rappeler qu'on pouvait faire beaucoup mieux sur certains points. Dès lors, en effet, quand le code qu'on prend pour le meilleur ne prend pas la majorité des parts de marché, on tombe dans des remarques aigries et des théories de conspiration par les méchants capitalistes.
Cela dit, il ne faut pas se leurer, les problèmes techniques ne sont pas l'unique cause de non adoption d'un logiciel, la vente liée/les brevets, l'absence de marketing en sont d'autre. Mais ces problèmes ont souvent moins d'importance que celle qu'on voudrait bien leur donner, et ils échappent souvent à notre action directe. Améliore ce qui existe est souvent plus productif.
# Mais ce n'est pas tout.
Posté par Enjolras . En réponse au journal Conseils aux libristes, 1ere partie: eviter de sous-estimer la competition sur le plan technique. Évalué à 5.
Je pense que tu as raison sur le fond, les libristes ont tout le temps l'impression de faire quelque chose de mieux. Plus performant, plus léger, et mieux codé. Que cette impression soit justifiée ou non, elle cause souvent de nombreux problèmes.
Un problème de nombreux libristes, je pense, c'est l'absence d'humilité. C'est un point de vue à ne pas généraliser, d'autant plus que c'est les plus sûr d'eux qu'on entend forcément le plus. Mais ce dont tu parles ne s'étend pas qu'au code, il me semble qu'on peut aussi l'appliquer aux développeur. Et ce petit sentiment de supériorité malsaine est assez nuisible, parce qu'il conduit souvent à la politique de l'autruche. Tu dis qu'il faut remettre le logiciel en question, mais je pense qu'il faut aussi parfois se remettre en question, que ce soit sur sa manière d'envisager son logiciel ou son processus de développement. La fierté du travail accompli ne devrait pas s'accompagner de la puérile vanité de penser avoir faire mieux que les autres.
C'est un peu un travers de la guerre des navigateurs, justement, mais il me semble que dans ce cas le problème vient beaucoup plus des "fans" que des développeurs. Je pense que le problème n'est pas tant de sous-estimer la concurence que de sur-estimer le code libre. Et quand le code semble trés bon, il est trés facile de le penser parfait, et de freiner l'innovation. En ce sens, chrome est à mon avis une des meilleures choses qui soient arrivées à Firefox : rappeler qu'on pouvait faire beaucoup mieux sur certains points. Dès lors, en effet, quand le code qu'on prend pour le meilleur ne prend pas la majorité des parts de marché, on tombe dans des remarques aigries et des théories de conspiration par les méchants capitalistes.
Cela dit, il ne faut pas se leurer, les problèmes techniques ne sont pas l'unique cause de non adoption d'un logiciel, la vente liée/les brevets, l'absence de marketing en sont d'autre. Mais ces problèmes ont souvent moins d'importance que celle qu'on voudrait bien leur donner, et ils échappent souvent à notre action directe. Améliore ce qui existe est souvent plus productif.