En remplaçant "dieu" de par "solution au problème de l'arrêt" tout est beaucoup plus simple.
N’importe quoi. D’abord si on veut convaincre de l’existence d’un phénomène, il serait bon de commencer par définir de quoi on parle. Le terme dieu est certainement extrêmement surchargé, mais je doute que qui que ce soit y rattache le même sens que celui du problème de l’arrêt. Si on part dans ce sens là, autant dire que personne n’est croyant, où qu’au moins c’est quelque chose de réservé aux personnes ayant compris ce qu’est le problème de l’arrêt.
Dire que formulé ainsi « tout est beaucoup plus simple », c’est avoir une vision pour le moins biaisé de la simplicité.
Les problèmes concrets de décisions dans lesquels s’immiscent des impératifs religieux sont souvent décidables, ou au moins on peut inférer des heuristiques avec des méthodes scientifiques. Par exemple, est-ce qu’il y a un lien de causalité entre le sacrifice de chèvres et la qualité des récoltes (implicitement, parce qu’on a mis en colère les dieux, mais à la limite on peut même ignorer ce phénomène qui ne nous intéresse pas en tant qu’agriculteur) ? Dans l’absolu c’est indécidable, mais on peut tout à fait entreprendre d’établir une étude statistique des corrélations. Si les résultats montre une forte corrélation entre ceux qui sacrifient des chèvres, et ceux qui ont des bonnes récoltes, alors sacrifier des chèvres est statistiquement raisonnable. Sinon, c’est du gaspillage de ressources (sauf si bien sûr on consomme de toute façon la chèvre.
Il faut noter que si le sacrifice de la chèvre s’avérait intéressant, ça n’impliquerait en rien l’hypothétique contentement des dieux. Par exemple une autre explication serait que le sang versé dans la rivière aurait un effet d’engrais.
[^] # Re: Les athées sont des croyants
Posté par psychoslave__ (site web personnel) . En réponse au journal 37% de Français croient au père Noël.. Évalué à 3.
N’importe quoi. D’abord si on veut convaincre de l’existence d’un phénomène, il serait bon de commencer par définir de quoi on parle. Le terme dieu est certainement extrêmement surchargé, mais je doute que qui que ce soit y rattache le même sens que celui du problème de l’arrêt. Si on part dans ce sens là, autant dire que personne n’est croyant, où qu’au moins c’est quelque chose de réservé aux personnes ayant compris ce qu’est le problème de l’arrêt.
Dire que formulé ainsi « tout est beaucoup plus simple », c’est avoir une vision pour le moins biaisé de la simplicité.
Les problèmes concrets de décisions dans lesquels s’immiscent des impératifs religieux sont souvent décidables, ou au moins on peut inférer des heuristiques avec des méthodes scientifiques. Par exemple, est-ce qu’il y a un lien de causalité entre le sacrifice de chèvres et la qualité des récoltes (implicitement, parce qu’on a mis en colère les dieux, mais à la limite on peut même ignorer ce phénomène qui ne nous intéresse pas en tant qu’agriculteur) ? Dans l’absolu c’est indécidable, mais on peut tout à fait entreprendre d’établir une étude statistique des corrélations. Si les résultats montre une forte corrélation entre ceux qui sacrifient des chèvres, et ceux qui ont des bonnes récoltes, alors sacrifier des chèvres est statistiquement raisonnable. Sinon, c’est du gaspillage de ressources (sauf si bien sûr on consomme de toute façon la chèvre.
Il faut noter que si le sacrifice de la chèvre s’avérait intéressant, ça n’impliquerait en rien l’hypothétique contentement des dieux. Par exemple une autre explication serait que le sang versé dans la rivière aurait un effet d’engrais.