• # C'est la faute aux indiens

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Faire faillite en 1h grâce à un bug logiciel ^^. Évalué à 4.

    Selon une lecture un peu différente, c'est un épisode parmi d'autres d'une cyber-guerre entre l'Inde et les USA:

    • Il y a quelques semaines, l’Inde défiait les Etats-Unis en concluant un accord avec l’Iran: Gaz contre Gold. Passant outre l’interdiction donnée par l’Empire de commercer avec l’Iran, l’Inde a contourné l’interdit par un troc, gaz iranien contre or indien. Ce faisant, l’Inde mettait en pratique la politique monétaire que préconisent la Chine et les rebelles à l’hégémonie du Dollar.

    • Il y 1000 manières de faire la guerre sans réveiller la masse moutonnière. Le plus simple est d’utiliser l’arsenal existant. Israël et les Etats-Unis ont développé une série de virus informatiques pour attaquer les centrales iraniennes.

      Une arme informatique, mise en place par George Bush et utilisée par Barack Obama. Ce n’est pas le scénario d’un nouveau James Bond, mais les informations bien réelles que révèlent nos confrères du New York Times. Selon les experts du programme “Stuxnet” qui ont développé le virus, cette attaque aurait permis de retarder de cinq ans la mise en place du programme nucléaire iranien. Moshé Yaalon, ministre israélien des affaires stratégiques a reconnu les faits : “il est justifié, pour quiconque considère la menace iranienne comme une menace significative, de prendre différentes mesures, y compris celle-là, pour la stopper.” D’autres virus informatiques ont été découverts depuis “Stuxnet”. Il y a eu “Flame” et plus récemment “Duqu”, des virus dérivés de Stuxnet et donc provenant des mêmes sources.

    • Deux jours après une cyber-attack contre les centrales nucléaires indiennes, l’un des plus gros intervenants du trading électronique de Wall-Street, Knight Capital Corp, voit son programme informatique prendre la main et semer le chaos dans les cotations de 140 actions sur le NYSE. Je parie votre hot-dog contre mon curry d’agneau, que Knight a fait développer ses programmes à l’étranger. La plupart des programmeurs se gardent une “porte de derrière”, une entrée secrète pour aller faire des corrections de programme. Microsoft a offert une porte aux services américains, qui en usent et en abusent. Que les indiens en fassent autant, me semble de bonne guerre. Puisse t’il mettre par terre JPM de la même façon… mais peut être, l’ont ils déjà fait … ?

    • Les logiciels de KNIGHT Capital Corporation ont été réalisés par la société Tradeworx, firme fondée en 1999 par Manoj Narang, spécialiste reconnu du nanotrading.

      De l’aveu même de Manoj Narang, les logiciels ne s’intéressent pas aux fondamentaux, ni à une perspective d’une action à 3 ans ou 10 ans. Ils cherchent à anticiper le mouvement de l’action dans les millisecondes qui suivent. Les hommes sont trop lents pour saisir une opportunité, qui ne durera qu’une fraction de secondes. Le nanotrading en 2005 ne représentait que 30% des transactions à Wall Street, contre 70% en 2010.

      Mais de temps à autres, un ordinateur va déraper et donner des ordres irrationnels faisant monter ou baisser un titre, les autres ordinateurs vont tous suivre le mouvement, créant des flash-krach.

      Le 17 juillet, le gendarme de la bourse de NY, la SEC, a signé un contrat avec Tradeworx afin de suivre toutes les cotations et transactions en actions et en options sur les marchés américains (des Bourses aux Electronic Communications Networks, ces systèmes alternatifs de transactions). Depuis le Flash Krach du 6 mai 2010, la SEC se sentait dépassée par les traders à haute fréquence. Comme les études de Namex l’ont démontré, tous les jours, un épisode de quote stuffing affecte une valeur américaine. Le quote stuffing est cette pratique qui consiste à bourrer le carnet d’ordres de transactions à la hausse ou à la baisse, pour ensuite les annuler. Cela crée une fausse liquidité sur le titre et trompe les traders qui suivent ce mouvement. Bien sûr, cette pratique est illégale, mais elle est difficile à repérer sans un programme informatique adapté.

      Manoj Narang est donc recherché par les gendarmes de la Bourse … non pas pour une éventuelle cyber-attack indienne subodorée par Menthalo, mais pour son savoir-faire en trading à haute fréquence.

    Texte copié des sources suivantes: