Je pensais plutôt à l'underground, et ce qui s'en rapproche à savoir les utilisations illégales de faible ampleur. […] Toute la question, c'est l'ampleur, et il y a tout un tas d'utilisation illégales qui ne font de tort à personne, et où le flou juridique n'est pas un problème.
Tout à fait, c'est ce à quoi je faisais référence quand je parlais du « cercle de la famille », souvent ce « cercle de la famille » plus ou moins bien défini peut-être élargi sans que cela ne pose problème. Pourtant on se rend compte que ce n'est pas si confidentiel que ça, on peut prendre l'exemple de youtube : sur toutes les vidéos publiées, quelle proportion est totalement propre ? La masse de la population accepte de vivre dans la tolérance, alors qu'elle pourrait vivre dans la légalité. Lorsque Tonton fait un diaporama familial de photo de vacance accompagné d'une musique épique de son artiste préféré, pas de problème… Quand Tonton met cette vidéo sur youtube, cela devient une publication internationale… et pourtant c'est encore la plupart du temps toléré (si ce n'est pas une musique du top40)… Un jour le tonton il fait une vidéo plus officielle pour une quelconque association, et reproduit le même comportement… Comme son association est assez confidentielle ce sera encore toléré… Etc.
Je me souviens lorsque j'étais en école d'ingé, comme dans toutes ces écoles les étudiants doivent élaborer des projets toujours plus diverses et ambitieux. Un jour un groupe d'étudiant avait un projet intéressant (je ne me souviens pas exactement du projet), qui répondait à un besoin légitime, mais qui ne pouvait pas vraiment être réalisé avec la législation actuelle sur le droit d'auteur. Quand le jury a posé la question inévitable « mais vous pensez que vous aurez le droit ? », l'étudiant le plus affirmé du groupe rétorqua tout de go « Boah, on est étudiant ! ». Le but de ce genre d'école est aussi de faire prendre conscience au gars en question qu'un jour il n'aurait plus ses 25 à 50% de réductions SNCF, qu'il n'aurait plus l'accès au resto U ni aux résidences universitaires, ni sa carte de transport interurbain subventionnée, qu'il n'aurait plus le Louvre gratuit ni aucune réduction cinéma, ni les ristournes du macdo et autres combines qui ne sont là que pour le former à être un consommateur servile.
Beaucoup d'habitudes « underground » deviennent parfois de vraies institutions jusqu'à devenir des modes qui ne semblent « underground » que parce qu'elles reprennent les codes « underground ». L' « underground », ça me fait parfois penser au « politiquement incorrect » des médias actuels, qui ne signifie souvent que le fait (peu risqué et peu polémique) de citer l'opposition actuelle. L' « underground », par définition, on ne devrait pas le voir beaucoup !
La légitimité s'oppose parfois à la légalité, dans certains cadres restreint (qu'on appelle ça « underground » ou « cercle privé de la famille » en fonction de la culture et du milieu peu importe) la préférence de la première sur la seconde est acceptable. Le problème c'est quand cette préférence devient une habitude et survit en sortant de ce cadre restreint.
Pour Warsow je pense qu'en effet cela semble assez bien encadré, peut-être même plus sérieusement que dans certains projets libres (!)… Après il y a le débat du libre/pas libre, pourquoi certains projets, comme Warsow, pensent que le propriétaire est une meilleure solution. Personnellement, même si je ne remettrai pas en cause leur volonté, et que de toute manière ça ne me dérange pas tant que ça que Warsow ne soit pas complètement libre, je trouve que les arguments rapportés par ce journal ne me satisfont pas. :)
En tout cas merci pour tes interventions posées et claires, et puis c'est courageux de ta part car il était prévisible que certains de tes partis pris mènent à des frictions ! :)
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Remarque d'un joueur
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 4.
Tout à fait, c'est ce à quoi je faisais référence quand je parlais du « cercle de la famille », souvent ce « cercle de la famille » plus ou moins bien défini peut-être élargi sans que cela ne pose problème. Pourtant on se rend compte que ce n'est pas si confidentiel que ça, on peut prendre l'exemple de youtube : sur toutes les vidéos publiées, quelle proportion est totalement propre ? La masse de la population accepte de vivre dans la tolérance, alors qu'elle pourrait vivre dans la légalité. Lorsque Tonton fait un diaporama familial de photo de vacance accompagné d'une musique épique de son artiste préféré, pas de problème… Quand Tonton met cette vidéo sur youtube, cela devient une publication internationale… et pourtant c'est encore la plupart du temps toléré (si ce n'est pas une musique du top40)… Un jour le tonton il fait une vidéo plus officielle pour une quelconque association, et reproduit le même comportement… Comme son association est assez confidentielle ce sera encore toléré… Etc.
Je me souviens lorsque j'étais en école d'ingé, comme dans toutes ces écoles les étudiants doivent élaborer des projets toujours plus diverses et ambitieux. Un jour un groupe d'étudiant avait un projet intéressant (je ne me souviens pas exactement du projet), qui répondait à un besoin légitime, mais qui ne pouvait pas vraiment être réalisé avec la législation actuelle sur le droit d'auteur. Quand le jury a posé la question inévitable « mais vous pensez que vous aurez le droit ? », l'étudiant le plus affirmé du groupe rétorqua tout de go « Boah, on est étudiant ! ». Le but de ce genre d'école est aussi de faire prendre conscience au gars en question qu'un jour il n'aurait plus ses 25 à 50% de réductions SNCF, qu'il n'aurait plus l'accès au resto U ni aux résidences universitaires, ni sa carte de transport interurbain subventionnée, qu'il n'aurait plus le Louvre gratuit ni aucune réduction cinéma, ni les ristournes du macdo et autres combines qui ne sont là que pour le former à être un consommateur servile.
Beaucoup d'habitudes « underground » deviennent parfois de vraies institutions jusqu'à devenir des modes qui ne semblent « underground » que parce qu'elles reprennent les codes « underground ». L' « underground », ça me fait parfois penser au « politiquement incorrect » des médias actuels, qui ne signifie souvent que le fait (peu risqué et peu polémique) de citer l'opposition actuelle. L' « underground », par définition, on ne devrait pas le voir beaucoup !
La légitimité s'oppose parfois à la légalité, dans certains cadres restreint (qu'on appelle ça « underground » ou « cercle privé de la famille » en fonction de la culture et du milieu peu importe) la préférence de la première sur la seconde est acceptable. Le problème c'est quand cette préférence devient une habitude et survit en sortant de ce cadre restreint.
Pour Warsow je pense qu'en effet cela semble assez bien encadré, peut-être même plus sérieusement que dans certains projets libres (!)… Après il y a le débat du libre/pas libre, pourquoi certains projets, comme Warsow, pensent que le propriétaire est une meilleure solution. Personnellement, même si je ne remettrai pas en cause leur volonté, et que de toute manière ça ne me dérange pas tant que ça que Warsow ne soit pas complètement libre, je trouve que les arguments rapportés par ce journal ne me satisfont pas. :)
En tout cas merci pour tes interventions posées et claires, et puis c'est courageux de ta part car il était prévisible que certains de tes partis pris mènent à des frictions ! :)
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