Partage, c'est possible, modification, je ne lis ça nul part dans ta définition.
Ben relis mieux, alors :
La culture est un ensemble de références communes
De références, pas d'œuvres. Une référence ça peut être une œuvre, mais ça peut aussi être une partie d'une œuvre, ça peut être une œuvre modifiée, ça peut être une partie d'une œuvre modifiée, le plus souvent c'est une partie d'une œuvre intégrée dans un contexte différent. Et c'est parce qu'on est capable de se référer à cette œuvre dans un autre contexte que ça en fait une œuvre culturelle.
Tu me diras qu'une référence c'est ce qui est accordé aujourd'hui par les exceptions au droit d'auteur (courte citation, parodie, détournement…) et les choses qui ne sont pas dans le droit d'auteur (droit de parler de l'œuvre et de la décrire, par exemple), mais c'est faux. C'était un peu vrai à l'époque où c'était ce dont se contentait la population, et où les autres aspects de l'expansion culturelle étaient pris en charge par des producteurs ou des artistes réputés, bref, des personnes qui avaient les moyens de se payer le droit de faire autre chose que des courtes citations et de la parodie. Aujourd'hui, avec Internet et les nouvelles technologies ce n'est plus vrai. Le progrès technique et économique a fait exploser les capacités d'expansion culturelle de l'individu lambda. On ne peut plus se contenter de dire qu'une référence, c'est le droit de parler du flim qu'on a vu ou de faire une courte citation d'un dialogue. Aujourd'hui faire une référence, c'est aussi se mettre en mode crowdsourcing avec une poignée d'individus aux quatre coins de la planète et faire un webcomic basé sur ce flim, ou un petit jeu vidéo, ou enregistrer une version de la musique du flim en faisant un semblant de beatbox tout en tapant sur des tuyaux. C'est devenu quelque chose de naturel, et le public en a besoin. La création d'œuvres dérivées ne doit pas être réservée aux grands artistes et aux grands producteurs qui ont de quoi s'acquitter auprès de l'artiste d'origine d'une somme suffisamment importante pour lui faire considérer comme secondaire son lien affectif et possessif avec l'œuvre.
Mon point de vue est complètement opposé, il y a trop de culture pour ce qu'on en consomme.
On ne consomme pas la culture, on consomme du divertissement. La culture, on y accède, et on la construit. Quand on va au cinéma regarder « RRRrrrr!!! », si on y va dans l'idée de se divertir un moment et après d'oublier totalement ce qu'on a vu, oui, on consomme. Mais on ne fait jamais ça : la prochaine fois qu'on ira au cinéma, avant que les lumières s'éteignent on va crier « Ça va être tout noir ! » pour amuser la galerie. On a transformé un film divertissant en une référence culturelle, et ainsi on construit la culture.
Qui connait toutes les œuvres classiques, pourtant dans le domaine public, qui en a lu 1% ?
Mais quel besoin de les connaître toutes ? Il n'existe pas une culture, il existe autant de cultures qu'il y a de cercles culturels sur la planète. C'est ça ce qui te dérange, la diversité des cultures ? Que des gens choisissent d'accéder à des cultures qui ne sont pas celles auxquelles tu accèdes toi ? Ou bien est-ce le fait que la culture change au cours du temps, que beaucoup de gens préfèrent entretenir une culture sur des séries télés ou des webcomics plutôt que sur des ouvrages qui reflètent la pensée d'une société d'il y a deux siècles ? Ben oui, c'est une réalité : la culture change au cours du temps, je crois même quelle se renouvelle de plus en plus vite, au fur et à mesure qu'elle s'étend et se diversifie de façon exponentielle. Interdire aux gens de partager une œuvre pendant la vie de l'auteur jusqu'à 70 ans après sa mort, et s'imaginer que les gens vont subitement s'y intéresser un siècle et demie plus tard, c'est une illusion totale. Si on a rallongé les droits d'auteur à 70 ans, c'est parce que les commerciaux ont bien compris qu'au bout d'un siècle et demie, l'œuvre originale ne présentait presque plus aucun intérêt culturel au sein de la société, et donc n'était plus facilement monétisable. S'ils disent qu'une œuvre "tombe" dans le domaine public, c'est parce qu'il autorisent l'œuvre à entrer dans le domaine public lorsqu'elle est susceptible de tomber dans l'oubli. Mais je digresse.
La qualité d'une œuvre, la portée de son message, son authenticité, rien d'important ?
Artistiquement, sans doute, mais culturellement parlant, non. Bien sûr que c'est important d'avoir des œuvres d'art de qualité, et c'est important de les préserver, et de les faire émerger afin qu'elles aient un jour la chance de se voir inscrites dans l'histoire des arts. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut interdire l'apparition d'œuvres de moindre qualité. Au contraire, il faut maximiser les libertés sur la création, car les meilleures œuvres émergeront de la diversité.
N'y a-t-il pas finalement trop de culture de mauvaise qualité, de faible teneur artistique ?
Encore une fois, il n'y a pas une culture, il y a des cultures. Et on ne peut pas comparer les cultures, dire qu'une culture est "de mauvaise qualité", qu'une culture est "meilleure" qu'une autre. La culture ne joue que son rôle, celui de constituer une trame, une base intellectuelle permettant aux individus d'un même cercle culturel de communiquer.
De plus, une culture n'existe que par son public, s'il y a "trop" d'œuvres culturelles de faible teneur artistique, c'est parce qu'il y a "trop" de public pour ces œuvres. Et comme on ne peut pas éliminer le public, éliminer les goûts du public, on veut éliminer la liberté du public de satisfaire ses goûts. Ne serait-il pas plus intelligent au contraire de créer des œuvres d'un niveau artistique un peu plus élevé que la moyenne, et de chercher à les propager au maximum ?
Tu vas dire que je fais un parallèle foireux avec les logiciels, mais j'ai l'impression que ton raisonnement, c'est un peu comme : "Les logiciels libres sont utilisés en grande partie pour faire des dérivés qui exploitent l'utilisateur, l'asservissent et le mettent en danger (je ne parle pas que de MacOS et de iOS, mais aussi de trucs comme Chrome, Chrome OS, Android, Kindle, les GNU/Linux passoires qu'on trouve dans les machinbox, etc, qui sont très utilisés), donc arrêtons de faire des logiciels autorisant la modification au lieu de continuer à proposer et à améliorer des logiciels qui ne sont pas dangereux pour l'utilisateur.".
Consommerait-on plus de culture si elle était libre, vraiment ?
Encore une fois, on ne consomme pas la culture, on y accède et on la construit. La culture s'étendrait-elle plus vite et plus largement si elle était libre ? Je ne sais pas. J'en doute fort, à vrai dire. Crois-tu vraiment que les gens ont attendu que les œuvres soient libres pour se les approprier ? Crois-tu vraiment que les fans qui publient des millions de dérivés de Mario, Minecraft, Star Wars ou Games of Thrones, faits plus ou moins à La Rache™ sur 4chan, Youtube, reddit ou collegehumor demandent systématiquement leur accord aux ayants-droits ? Ils n'en ont rien à faire, ils publient ce qui leur passe par la tête, les subtilités du labyrinthe juridique du code des privilèges intellectuels, ça les dépasse complètement. C'est la technique qui permet ce boost culturel que nous observons depuis quelques années, et créer des lois sur le sujet de plus en plus dures ne change rien.
Le fait qu'il existe une culture libre permettra simplement l'émergence de cultures moins discriminatoires. On pourra constituer des cercles culturels dans lesquels ceux qui respectent le copyright pourront entrer sans devoir abandonner leurs libertés au passage. Rien de plus.
Relativement moderne, mouais, c'est assez grossier, les brevets existent bien depuis au moins l'imprimerie. Internet et la planète libre, c'est historiquement rien à côté…
Ce que je voulais dire, c'est que tes propos ressemblent à l'argument éculé du "sans copyright, il n'y aurait pas de culture", qu'on nous a servi à maintes reprises le plus sérieusement du monde lors des débats autour de l'HADOPI. S'imaginer que Grounk l'homme de Cro-magnon n'aurait jamais dessiné sa scène de chasse s'il n'avait pu faire payer deux marcassins l'entrée de la grotte tout en interdisant fermement à quiconque de recopier ladite scène sur une tablette d'argile pour aller la reproduire dans une autre grotte, c'est complètement débile. Ou que le conteur ambulant qui passait de village en village au moyen-âge, insistait sur le fait qu'on devait le retrouver et lui demander la permission si on voulait continuer à raconter ses histoires une fois qu'il serait parti.
Je me doute que ton idée, est que l'auteur est "payé" par les autres œuvres libres, les modifications de sa propre œuvre etc. mais c'est une vision que je trouve idéaliste dans le sens où n'importe quel projet ne peut pas être compensé de cette façon, si tu veux faire quelque chose qui a de l'envergure comme au hasard un jeu vidéo moderne au final l'auteur serait tellement déficitaire à s'y investir il faut bien que la valeur se transfère autrement.
Je suis d'accord, une œuvre culturelle est construite en général par une seule personne ou par un groupe restreint de personnes. C'est la culture qui se construit à plusieurs. Cependant le droit d'auteur ne l'entend pas de cette manière : il considère un programme comme une entité, mais pas une culture comme une entité.
Et je suis d'accord aussi sur le fait que notre économie de la rareté n'est absolument pas adaptée à gérer des situations d'abondance (ce qui au passage est valable, dans une moindre mesure, aussi pour les choses physiques). Heureusement on peut toujours "hacker" l'économie.
Et pour reprendre ce que je disais sur la culture, je trouve que les gros investissement c'est cool, je suis confortable avec le fait de payer les copie de média que je trouve de qualité, et c'est ce qui me différencie de tes idées probablement.
Ça ne me dérange pas de payer, j'ai déjà donné à Nina Paley, à la BlenFo, à des artistes sur Vodo ou sur Jamendo qui donnaient à tous des libertés de partage et de modification sur leurs œuvres. Certes je n'ai jamais donné l'équivalent du prix d'une copie sur support physique, mais je n'ai pas non plus engraissé des intermédiaires qui se prennent 90% des marges.
Ceci dit je pense que les gros investissements sont parfaitement compatibles avec le libre, via le crowdfunding notamment.
[^] # Re: Remarque d'un joueur
Posté par gnuzer . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 2.
Ben relis mieux, alors :
De références, pas d'œuvres. Une référence ça peut être une œuvre, mais ça peut aussi être une partie d'une œuvre, ça peut être une œuvre modifiée, ça peut être une partie d'une œuvre modifiée, le plus souvent c'est une partie d'une œuvre intégrée dans un contexte différent. Et c'est parce qu'on est capable de se référer à cette œuvre dans un autre contexte que ça en fait une œuvre culturelle.
Tu me diras qu'une référence c'est ce qui est accordé aujourd'hui par les exceptions au droit d'auteur (courte citation, parodie, détournement…) et les choses qui ne sont pas dans le droit d'auteur (droit de parler de l'œuvre et de la décrire, par exemple), mais c'est faux. C'était un peu vrai à l'époque où c'était ce dont se contentait la population, et où les autres aspects de l'expansion culturelle étaient pris en charge par des producteurs ou des artistes réputés, bref, des personnes qui avaient les moyens de se payer le droit de faire autre chose que des courtes citations et de la parodie. Aujourd'hui, avec Internet et les nouvelles technologies ce n'est plus vrai. Le progrès technique et économique a fait exploser les capacités d'expansion culturelle de l'individu lambda. On ne peut plus se contenter de dire qu'une référence, c'est le droit de parler du flim qu'on a vu ou de faire une courte citation d'un dialogue. Aujourd'hui faire une référence, c'est aussi se mettre en mode crowdsourcing avec une poignée d'individus aux quatre coins de la planète et faire un webcomic basé sur ce flim, ou un petit jeu vidéo, ou enregistrer une version de la musique du flim en faisant un semblant de beatbox tout en tapant sur des tuyaux. C'est devenu quelque chose de naturel, et le public en a besoin. La création d'œuvres dérivées ne doit pas être réservée aux grands artistes et aux grands producteurs qui ont de quoi s'acquitter auprès de l'artiste d'origine d'une somme suffisamment importante pour lui faire considérer comme secondaire son lien affectif et possessif avec l'œuvre.
On ne consomme pas la culture, on consomme du divertissement. La culture, on y accède, et on la construit. Quand on va au cinéma regarder « RRRrrrr!!! », si on y va dans l'idée de se divertir un moment et après d'oublier totalement ce qu'on a vu, oui, on consomme. Mais on ne fait jamais ça : la prochaine fois qu'on ira au cinéma, avant que les lumières s'éteignent on va crier « Ça va être tout noir ! » pour amuser la galerie. On a transformé un film divertissant en une référence culturelle, et ainsi on construit la culture.
Mais quel besoin de les connaître toutes ? Il n'existe pas une culture, il existe autant de cultures qu'il y a de cercles culturels sur la planète. C'est ça ce qui te dérange, la diversité des cultures ? Que des gens choisissent d'accéder à des cultures qui ne sont pas celles auxquelles tu accèdes toi ? Ou bien est-ce le fait que la culture change au cours du temps, que beaucoup de gens préfèrent entretenir une culture sur des séries télés ou des webcomics plutôt que sur des ouvrages qui reflètent la pensée d'une société d'il y a deux siècles ? Ben oui, c'est une réalité : la culture change au cours du temps, je crois même quelle se renouvelle de plus en plus vite, au fur et à mesure qu'elle s'étend et se diversifie de façon exponentielle. Interdire aux gens de partager une œuvre pendant la vie de l'auteur jusqu'à 70 ans après sa mort, et s'imaginer que les gens vont subitement s'y intéresser un siècle et demie plus tard, c'est une illusion totale. Si on a rallongé les droits d'auteur à 70 ans, c'est parce que les commerciaux ont bien compris qu'au bout d'un siècle et demie, l'œuvre originale ne présentait presque plus aucun intérêt culturel au sein de la société, et donc n'était plus facilement monétisable. S'ils disent qu'une œuvre "tombe" dans le domaine public, c'est parce qu'il autorisent l'œuvre à entrer dans le domaine public lorsqu'elle est susceptible de tomber dans l'oubli. Mais je digresse.
Artistiquement, sans doute, mais culturellement parlant, non. Bien sûr que c'est important d'avoir des œuvres d'art de qualité, et c'est important de les préserver, et de les faire émerger afin qu'elles aient un jour la chance de se voir inscrites dans l'histoire des arts. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut interdire l'apparition d'œuvres de moindre qualité. Au contraire, il faut maximiser les libertés sur la création, car les meilleures œuvres émergeront de la diversité.
Encore une fois, il n'y a pas une culture, il y a des cultures. Et on ne peut pas comparer les cultures, dire qu'une culture est "de mauvaise qualité", qu'une culture est "meilleure" qu'une autre. La culture ne joue que son rôle, celui de constituer une trame, une base intellectuelle permettant aux individus d'un même cercle culturel de communiquer.
De plus, une culture n'existe que par son public, s'il y a "trop" d'œuvres culturelles de faible teneur artistique, c'est parce qu'il y a "trop" de public pour ces œuvres. Et comme on ne peut pas éliminer le public, éliminer les goûts du public, on veut éliminer la liberté du public de satisfaire ses goûts. Ne serait-il pas plus intelligent au contraire de créer des œuvres d'un niveau artistique un peu plus élevé que la moyenne, et de chercher à les propager au maximum ?
Tu vas dire que je fais un parallèle foireux avec les logiciels, mais j'ai l'impression que ton raisonnement, c'est un peu comme : "Les logiciels libres sont utilisés en grande partie pour faire des dérivés qui exploitent l'utilisateur, l'asservissent et le mettent en danger (je ne parle pas que de MacOS et de iOS, mais aussi de trucs comme Chrome, Chrome OS, Android, Kindle, les GNU/Linux passoires qu'on trouve dans les machinbox, etc, qui sont très utilisés), donc arrêtons de faire des logiciels autorisant la modification au lieu de continuer à proposer et à améliorer des logiciels qui ne sont pas dangereux pour l'utilisateur.".
Encore une fois, on ne consomme pas la culture, on y accède et on la construit. La culture s'étendrait-elle plus vite et plus largement si elle était libre ? Je ne sais pas. J'en doute fort, à vrai dire. Crois-tu vraiment que les gens ont attendu que les œuvres soient libres pour se les approprier ? Crois-tu vraiment que les fans qui publient des millions de dérivés de Mario, Minecraft, Star Wars ou Games of Thrones, faits plus ou moins à La Rache™ sur 4chan, Youtube, reddit ou collegehumor demandent systématiquement leur accord aux ayants-droits ? Ils n'en ont rien à faire, ils publient ce qui leur passe par la tête, les subtilités du labyrinthe juridique du code des privilèges intellectuels, ça les dépasse complètement. C'est la technique qui permet ce boost culturel que nous observons depuis quelques années, et créer des lois sur le sujet de plus en plus dures ne change rien.
Le fait qu'il existe une culture libre permettra simplement l'émergence de cultures moins discriminatoires. On pourra constituer des cercles culturels dans lesquels ceux qui respectent le copyright pourront entrer sans devoir abandonner leurs libertés au passage. Rien de plus.
Ce que je voulais dire, c'est que tes propos ressemblent à l'argument éculé du "sans copyright, il n'y aurait pas de culture", qu'on nous a servi à maintes reprises le plus sérieusement du monde lors des débats autour de l'HADOPI. S'imaginer que Grounk l'homme de Cro-magnon n'aurait jamais dessiné sa scène de chasse s'il n'avait pu faire payer deux marcassins l'entrée de la grotte tout en interdisant fermement à quiconque de recopier ladite scène sur une tablette d'argile pour aller la reproduire dans une autre grotte, c'est complètement débile. Ou que le conteur ambulant qui passait de village en village au moyen-âge, insistait sur le fait qu'on devait le retrouver et lui demander la permission si on voulait continuer à raconter ses histoires une fois qu'il serait parti.
Je suis d'accord, une œuvre culturelle est construite en général par une seule personne ou par un groupe restreint de personnes. C'est la culture qui se construit à plusieurs. Cependant le droit d'auteur ne l'entend pas de cette manière : il considère un programme comme une entité, mais pas une culture comme une entité.
Et je suis d'accord aussi sur le fait que notre économie de la rareté n'est absolument pas adaptée à gérer des situations d'abondance (ce qui au passage est valable, dans une moindre mesure, aussi pour les choses physiques). Heureusement on peut toujours "hacker" l'économie.
Ça ne me dérange pas de payer, j'ai déjà donné à Nina Paley, à la BlenFo, à des artistes sur Vodo ou sur Jamendo qui donnaient à tous des libertés de partage et de modification sur leurs œuvres. Certes je n'ai jamais donné l'équivalent du prix d'une copie sur support physique, mais je n'ai pas non plus engraissé des intermédiaires qui se prennent 90% des marges.
Ceci dit je pense que les gros investissements sont parfaitement compatibles avec le libre, via le crowdfunding notamment.