Mon point de vue est complètement opposé, il y a trop de culture pour ce qu'on en consomme.
Hop hop hop.
Pour moi, et je pense pour d'autres ici également, la culture n'est pas un machin qui se consomme. La culture est un ensemble de références qui sont communes à une société. Elle n'a aucun but, aucune fin en soi; on peut la consommer, la partager, l'oublier, l'archiver, s'en inspirer pour créer d'autres références communes ou en faire ce que l'on veut, mais ça dépend de chacun. Dire qu'on ne la consomme pas assez vite, ce serait assimiler la culture à, par exemple, de la nourriture.
Tu as le discours gerbant des industries de la musique : la culture n'aurait que pour seul but d'être utilisée à un moment, puis d'être jetée, pour laisser place à la nouvelle culture. Si on veut en profiter un maximum, il faudrait donc freiner la création de culture de demain pour pouvoir extraire tout le jus de celle qu'il y a aujourd'hui. Autant te le dire, je suis carrément à l'opposé de ce schéma de pensée.
Et d'un point de vue sémantique : consommer implique qu'une fois que tu te l'es imprégnée, la culture n'existe plus. C'est totalement faux; De nombreux amateurs de musiques continuent de prendre du plaisir à écouter de la musique de plus de 30 ans, sans que celle-ci ne s'épuise.
Qui connait toutes les œuvres classiques, pourtant dans le domaine public, qui en a lu 1% ?
Peut importe qui les connaît ou ne les connaît pas, qui en a entendu parler ou non : elles existent, sont publiquement accessibles pour qui voudrait les consulter; elles font partie de la culture. Pire, si les oeuvres dont tu parles sont vieilles, il y a effectivement des chances que peu de personnes les connaissent par coeur; pourtant, elles ont influencé notre manière de penser, de parler, de communiquer. Elles font donc partie de la culture, même si personne ne s'en souvient.
[^] # Re: Remarque d'un joueur
Posté par rakoo (site web personnel) . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 2.
Hop hop hop.
Pour moi, et je pense pour d'autres ici également, la culture n'est pas un machin qui se consomme. La culture est un ensemble de références qui sont communes à une société. Elle n'a aucun but, aucune fin en soi; on peut la consommer, la partager, l'oublier, l'archiver, s'en inspirer pour créer d'autres références communes ou en faire ce que l'on veut, mais ça dépend de chacun. Dire qu'on ne la consomme pas assez vite, ce serait assimiler la culture à, par exemple, de la nourriture.
Tu as le discours gerbant des industries de la musique : la culture n'aurait que pour seul but d'être utilisée à un moment, puis d'être jetée, pour laisser place à la nouvelle culture. Si on veut en profiter un maximum, il faudrait donc freiner la création de culture de demain pour pouvoir extraire tout le jus de celle qu'il y a aujourd'hui. Autant te le dire, je suis carrément à l'opposé de ce schéma de pensée.
Et d'un point de vue sémantique : consommer implique qu'une fois que tu te l'es imprégnée, la culture n'existe plus. C'est totalement faux; De nombreux amateurs de musiques continuent de prendre du plaisir à écouter de la musique de plus de 30 ans, sans que celle-ci ne s'épuise.
Peut importe qui les connaît ou ne les connaît pas, qui en a entendu parler ou non : elles existent, sont publiquement accessibles pour qui voudrait les consulter; elles font partie de la culture. Pire, si les oeuvres dont tu parles sont vieilles, il y a effectivement des chances que peu de personnes les connaissent par coeur; pourtant, elles ont influencé notre manière de penser, de parler, de communiquer. Elles font donc partie de la culture, même si personne ne s'en souvient.