Par contre, je peux dire que tu es faux-cul : tu te caches derrière de fausses excuses pour te donner bonne conscience.
Je pense que c'est toi qui es faux-cul : tu relativise tout en refusant de "juger" des choses évidentes pour te persuader que ce que tu fais après tout c'est pas si mauvais que ça, chacun son avis, laisser mourir les gens de faim ou pas c'est un choix personnel respectable et comme tout choix personnel, doit être respecté… tu n'as ni envie d'être une victime, ni un méchant (ou bête) donc tu refuse d'analyser la réalité et tu te masque les yeux. C'est ça être faux-cul.
Personne ne te force à ne rien faire. Tu n'es victime de rien si ce n'est de toi-même.
Moi même… mais qui suis-je ? si on admet que moi c'est ma conscience, celle qui réfléchit intelligemment, celle que je contrôle, alors je ne suis qu'une partie de ce que je suis matériellement. Les êtres humains sont avant tout des animaux issus de milliards d'années d'évolution, et si on me prend moi tout entier, alors on prend aussi mes émotions, mes pulsions, mon besoin irrationnel de me sentir aimé des autres (donc obligation de suivre des règles sociales implicites) etc… et tous ces éléments parasites, je ne le contrôle pas (je, ma conscience). Donc oui, dire qu'on est victime de soi n'est pas si bête, c'est une réalité.
Mais changeons d'échelle, il est toujours très difficile de s'analyser soi-même et encore plus d'admettre d'être une victime. Prenons le cas des gens en général.
Tu n'as toujours pas résolu la contradiction que j'ai souligné :
1 personne sur 7 souffre mortellement de faim dans le monde, c'est horrible, c'est une mort lente. Or les gens, qui sont des individus intelligents et donc comprennent la gravité des choses et l'importance de nourrir leur congénères, et qui sont des individus libres de leurs choix d'action, vont travailler tous les jours normalement, souvent dans des activités inutiles, comme si de rien n'était. Comment est-ce possible ?
Pour la résoudre je ne vois que 3 possibilités :
1- les gens ne sont pas intelligents, ils sont incapables de comprendre la situation du monde.
2- les gens ne sont pas maîtres de leur volonté.
3- en fait, finalement, c'est vraiment pas si grave des millions de personnes qui meurent de faim. Ca dépend si on est pour ou contre la vie, c'est un choix personnel.
Pour moi clairement la plupart des gens que je connais ne rentrent pas dans le cas 1, quand on leur parle ils comprennent très bien les enjeux, ils "savent déjà" tout ça. C'est ni un problème de manque d'intelligence ou de capacité d'analyse ni un manque d'information.
Le cas 3 étant pour moi totalement exclu, il ne reste que le cas 2 : les gens ne sont pas maîtres de leur volonté. Or ils ont bien une volonté, alors qui est maître de celle-ci ? Le système dans sa dynamique de fonctionnement. C'est parce que ça fonctionne déjà comme ça que chaque individu va choisir de faire comme ça, et non pas parce qu'il aura profondément réfléchi et choisi de faire comme ça.
Un exemple : de tous temps le racisme et l'esclavage basé sur la race ont été normaux pour quasiment tout le monde. Aujourd'hui dans une grande partie du monde ils sont considérés comme horribles par presque tout le monde. "Ca" a mis du temps à changer mais "ça" a changé. Et "ça" c'est quoi ? La volonté individuelle dont les gens sont maîtres ? Non. Leur volonté est inertiellement calquée sur la culture du moment de l'endroit où ils vivent.
Pour que les gens aient tous changé de volonté librement entre il y a quelques siècles et maintenant, il faudrait soit qu'ils soient devenus tous incroyablement plus intelligents (ce n'est pas le cas) ou que la réalité physique, la notion même d'esclave ait changée (ce n'est pas non plus le cas). Donc il n'est pas question d'une volonté intelligente dont ils seraient maîtres.
Toi, tu es obligé de choisir le cas 3 j'imagine puisque tu pense que les humains ne sont pas des victimes. Alors j'attends que tu m'explique en quoi la faim dans le monde peut être intelligemment considérée comme normale ou pas importante. Explique donc.
[^] # Re: Art mort et digressions
Posté par namor . En réponse au journal Warsow, le pragmatisme versus la liberté. Évalué à 0.
Je pense que c'est toi qui es faux-cul : tu relativise tout en refusant de "juger" des choses évidentes pour te persuader que ce que tu fais après tout c'est pas si mauvais que ça, chacun son avis, laisser mourir les gens de faim ou pas c'est un choix personnel respectable et comme tout choix personnel, doit être respecté… tu n'as ni envie d'être une victime, ni un méchant (ou bête) donc tu refuse d'analyser la réalité et tu te masque les yeux. C'est ça être faux-cul.
Moi même… mais qui suis-je ? si on admet que moi c'est ma conscience, celle qui réfléchit intelligemment, celle que je contrôle, alors je ne suis qu'une partie de ce que je suis matériellement. Les êtres humains sont avant tout des animaux issus de milliards d'années d'évolution, et si on me prend moi tout entier, alors on prend aussi mes émotions, mes pulsions, mon besoin irrationnel de me sentir aimé des autres (donc obligation de suivre des règles sociales implicites) etc… et tous ces éléments parasites, je ne le contrôle pas (je, ma conscience). Donc oui, dire qu'on est victime de soi n'est pas si bête, c'est une réalité.
Mais changeons d'échelle, il est toujours très difficile de s'analyser soi-même et encore plus d'admettre d'être une victime. Prenons le cas des gens en général.
Tu n'as toujours pas résolu la contradiction que j'ai souligné :
1 personne sur 7 souffre mortellement de faim dans le monde, c'est horrible, c'est une mort lente. Or les gens, qui sont des individus intelligents et donc comprennent la gravité des choses et l'importance de nourrir leur congénères, et qui sont des individus libres de leurs choix d'action, vont travailler tous les jours normalement, souvent dans des activités inutiles, comme si de rien n'était. Comment est-ce possible ?
Pour la résoudre je ne vois que 3 possibilités :
1- les gens ne sont pas intelligents, ils sont incapables de comprendre la situation du monde.
2- les gens ne sont pas maîtres de leur volonté.
3- en fait, finalement, c'est vraiment pas si grave des millions de personnes qui meurent de faim. Ca dépend si on est pour ou contre la vie, c'est un choix personnel.
Pour moi clairement la plupart des gens que je connais ne rentrent pas dans le cas 1, quand on leur parle ils comprennent très bien les enjeux, ils "savent déjà" tout ça. C'est ni un problème de manque d'intelligence ou de capacité d'analyse ni un manque d'information.
Le cas 3 étant pour moi totalement exclu, il ne reste que le cas 2 : les gens ne sont pas maîtres de leur volonté. Or ils ont bien une volonté, alors qui est maître de celle-ci ? Le système dans sa dynamique de fonctionnement. C'est parce que ça fonctionne déjà comme ça que chaque individu va choisir de faire comme ça, et non pas parce qu'il aura profondément réfléchi et choisi de faire comme ça.
Un exemple : de tous temps le racisme et l'esclavage basé sur la race ont été normaux pour quasiment tout le monde. Aujourd'hui dans une grande partie du monde ils sont considérés comme horribles par presque tout le monde. "Ca" a mis du temps à changer mais "ça" a changé. Et "ça" c'est quoi ? La volonté individuelle dont les gens sont maîtres ? Non. Leur volonté est inertiellement calquée sur la culture du moment de l'endroit où ils vivent.
Pour que les gens aient tous changé de volonté librement entre il y a quelques siècles et maintenant, il faudrait soit qu'ils soient devenus tous incroyablement plus intelligents (ce n'est pas le cas) ou que la réalité physique, la notion même d'esclave ait changée (ce n'est pas non plus le cas). Donc il n'est pas question d'une volonté intelligente dont ils seraient maîtres.
Toi, tu es obligé de choisir le cas 3 j'imagine puisque tu pense que les humains ne sont pas des victimes. Alors j'attends que tu m'explique en quoi la faim dans le monde peut être intelligemment considérée comme normale ou pas importante. Explique donc.