Des facteurs biologiques peuvent aussi expliquer le cas précédent (hormones tout ça), c'est ce qui se passe pour la plupart des êtres vivants
Sachant que pour ce point là, plusieurs choses comme le bien-être, la satisfaction, le développement personnel, l'estime de soi, la vie affective de la femme peut y être très très liée. On peut rêver de transhumanisme, de donner un coup de pouce à l'évolution pour reformer l'homme, mais en l'état actuel des choses, il y a des choses primordiales et extrêmement complexes à la fois comme le bonheur qui passent par des choses qu'on ne maîtrise pas vraiment encore et qu'on ne peut que recevoir. L'égalité des chances au travail et l'équité des sexes en général n'a de rapport avec le bonheur que de manière secondaire : l'équité permet un sentiment de justice, ce sentiment de justice participe au bonheur, l'égalité des chances permet un certain confort, une réalisation, une satisfaction etc. qui participent au bonheur, mais l'égalité ne participe pas directement au bonheur. Elle est essentielle, et plus que légitime… mais en comparaison les interactions hormonales et l'expérience affective participe directement au bonheur.
Donc même si on reformait l'humanité pour garantir que les femmes apprécient leur bonheur à ne pas pouvoir être préférée à des hommes ou que des hommes puissent ne pas être préférées à elles dans tous les métiers, certaines femmes regretteront de ne plus avoir toute cette différence qui leur apportaient des expériences uniques que les hommes ne pouvaient pas connaître.
Pour prendre un exemple choc : l'accouchement sous péridurale est très répandu, c'est une bonne chose, et d'une certaine manière elle réduit l'inégalité entre l'homme et la femme concernant la douleur. Pourtant, il y a des femmes qui refusent volontairement la péridurale. Pourquoi ? Parce que sous péridurale il faut apprendre à accoucher, il faut apprendre à faire artificiellement des gestes que le corps sait normalement faire tout seul. La femme qui accouche sans péridurale se retrouve spectatrice d'elle-même, à coté, celle qui accouche sous péridurale est ignorante de ce que son corps sait faire. La femme qui accouche naturellement souffre beaucoup, oui, par un jeu d'hormone elle éprouve un sentiment de mort imminente et il y a un instant où la femme croit vraiment qu'elle va mourir. Certaines femmes ne veulent pas manquer cette expérience. Après avoir expérimenter sa propre mort, un autre mécanisme hormonal se produit au moment de la libération, qui provoque une expérience unique de bonheur. Certaines femmes ne veulent pas rater ce bonheur. La femme qui accouche sous péridurale ne connaît pas la douleur de l'accouchement, mais surtout, elle ne connaît pas toute la joie de l'accouchement. Cette joie est un mélange de la joie des fins de la souffrance, la joie de voir son enfant pour la première fois, de la joie de revivre elle-même, et certainement tout plein d'autres joies qui sont difficile à déterminer. Il n'y a probablement pas, dans la vie d'une femme, d'autres moments de si intense joie. Alors on pourra dire sans cesse que « c'est inégal », beaucoup de femmes ne veulent pas perdre cette joie, même au prix de la douleur.
L'homme ne fait pas cette expérience de mort, l'homme ne fait pas cette expérience de résurrection, de libération et de joie. L'homme ne fait pas cette expérience là de découverte de soi. Clairement, la complétude de l'homme n'est pas celle de la femme. Alors la péridurale réduit une certaine différence entre l'homme et la femme, mais certaines femmes considéreraient une généralisation de la péridurale comme une atteinte à leur personne et à leur humanité.
De la même manière, certaines femmes reconnaissent et acceptent que leur corps et leur système hormonal, affectif etc. leur fassent préférer d'être plus à disposition de leurs enfants plutôt que de partager d'une stricte égalité ce temps avec le père. On peut comprendre aussi qu'à contrario cela ne fasse ni chaud ni froid à certaines femmes. En fait certaines femmes considéreront que l'égalité, c'est une répartition strictement égale entre le temps de travail et le temps passé avec les enfants, et d'autres femmes considéreront que l'égalité, c'est passer plus de temps avec les enfants.
Par exemple, ce n'est pas inégal que je fasse 35h d'informatique quand d'autres font 35h de comptabilité. À cause de tas de trucs qui font ma personnalité et mon unicité. Du point de vue satisfaction personnelle il est plus égal que je fasse de l'informatique au boulot et de la peinture dans mes loisirs quand d'autres font de la comptabilité au boulot et de l'apnée en loisir. L'égalité qui stipulerai que je fasse la moitié de la compta et la moitié de l'informatique au boulot ne m'apporteraient aucun bonheur.
Donc attention avec l'égalité, il n'est peut-être pas inégal qu'un des deux parents porte plus l'enfant que l'autre, ou que l'un fasse plus la cuisine que l'autre, ou que l'un fasse plus d'heure que l'autre. L'égalité n'est pas forcément l'égalité des actes, mais aussi l'égalité de l'équilibre, de la satisfaction personnelle, du bien être etc. selon ses capacités, désirs, craintes, qualités et défauts…
[hors-sujet : pourquoi il y a écrit « Sommaire » au début de mon commentaire ? j'ai vu apparaître cela dans d'autres commentaires assez long chez d'autres DLFPiens o.O]
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: infinite loop
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Petite rétrospective diversité, sexisme, harcèlement et humour vaseux. Évalué à -1. Dernière modification le 28 juillet 2012 à 19:58.
Sachant que pour ce point là, plusieurs choses comme le bien-être, la satisfaction, le développement personnel, l'estime de soi, la vie affective de la femme peut y être très très liée. On peut rêver de transhumanisme, de donner un coup de pouce à l'évolution pour reformer l'homme, mais en l'état actuel des choses, il y a des choses primordiales et extrêmement complexes à la fois comme le bonheur qui passent par des choses qu'on ne maîtrise pas vraiment encore et qu'on ne peut que recevoir. L'égalité des chances au travail et l'équité des sexes en général n'a de rapport avec le bonheur que de manière secondaire : l'équité permet un sentiment de justice, ce sentiment de justice participe au bonheur, l'égalité des chances permet un certain confort, une réalisation, une satisfaction etc. qui participent au bonheur, mais l'égalité ne participe pas directement au bonheur. Elle est essentielle, et plus que légitime… mais en comparaison les interactions hormonales et l'expérience affective participe directement au bonheur.
Donc même si on reformait l'humanité pour garantir que les femmes apprécient leur bonheur à ne pas pouvoir être préférée à des hommes ou que des hommes puissent ne pas être préférées à elles dans tous les métiers, certaines femmes regretteront de ne plus avoir toute cette différence qui leur apportaient des expériences uniques que les hommes ne pouvaient pas connaître.
Pour prendre un exemple choc : l'accouchement sous péridurale est très répandu, c'est une bonne chose, et d'une certaine manière elle réduit l'inégalité entre l'homme et la femme concernant la douleur. Pourtant, il y a des femmes qui refusent volontairement la péridurale. Pourquoi ? Parce que sous péridurale il faut apprendre à accoucher, il faut apprendre à faire artificiellement des gestes que le corps sait normalement faire tout seul. La femme qui accouche sans péridurale se retrouve spectatrice d'elle-même, à coté, celle qui accouche sous péridurale est ignorante de ce que son corps sait faire. La femme qui accouche naturellement souffre beaucoup, oui, par un jeu d'hormone elle éprouve un sentiment de mort imminente et il y a un instant où la femme croit vraiment qu'elle va mourir. Certaines femmes ne veulent pas manquer cette expérience. Après avoir expérimenter sa propre mort, un autre mécanisme hormonal se produit au moment de la libération, qui provoque une expérience unique de bonheur. Certaines femmes ne veulent pas rater ce bonheur. La femme qui accouche sous péridurale ne connaît pas la douleur de l'accouchement, mais surtout, elle ne connaît pas toute la joie de l'accouchement. Cette joie est un mélange de la joie des fins de la souffrance, la joie de voir son enfant pour la première fois, de la joie de revivre elle-même, et certainement tout plein d'autres joies qui sont difficile à déterminer. Il n'y a probablement pas, dans la vie d'une femme, d'autres moments de si intense joie. Alors on pourra dire sans cesse que « c'est inégal », beaucoup de femmes ne veulent pas perdre cette joie, même au prix de la douleur.
L'homme ne fait pas cette expérience de mort, l'homme ne fait pas cette expérience de résurrection, de libération et de joie. L'homme ne fait pas cette expérience là de découverte de soi. Clairement, la complétude de l'homme n'est pas celle de la femme. Alors la péridurale réduit une certaine différence entre l'homme et la femme, mais certaines femmes considéreraient une généralisation de la péridurale comme une atteinte à leur personne et à leur humanité.
De la même manière, certaines femmes reconnaissent et acceptent que leur corps et leur système hormonal, affectif etc. leur fassent préférer d'être plus à disposition de leurs enfants plutôt que de partager d'une stricte égalité ce temps avec le père. On peut comprendre aussi qu'à contrario cela ne fasse ni chaud ni froid à certaines femmes. En fait certaines femmes considéreront que l'égalité, c'est une répartition strictement égale entre le temps de travail et le temps passé avec les enfants, et d'autres femmes considéreront que l'égalité, c'est passer plus de temps avec les enfants.
Par exemple, ce n'est pas inégal que je fasse 35h d'informatique quand d'autres font 35h de comptabilité. À cause de tas de trucs qui font ma personnalité et mon unicité. Du point de vue satisfaction personnelle il est plus égal que je fasse de l'informatique au boulot et de la peinture dans mes loisirs quand d'autres font de la comptabilité au boulot et de l'apnée en loisir. L'égalité qui stipulerai que je fasse la moitié de la compta et la moitié de l'informatique au boulot ne m'apporteraient aucun bonheur.
Donc attention avec l'égalité, il n'est peut-être pas inégal qu'un des deux parents porte plus l'enfant que l'autre, ou que l'un fasse plus la cuisine que l'autre, ou que l'un fasse plus d'heure que l'autre. L'égalité n'est pas forcément l'égalité des actes, mais aussi l'égalité de l'équilibre, de la satisfaction personnelle, du bien être etc. selon ses capacités, désirs, craintes, qualités et défauts…
[hors-sujet : pourquoi il y a écrit « Sommaire » au début de mon commentaire ? j'ai vu apparaître cela dans d'autres commentaires assez long chez d'autres DLFPiens o.O]
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