Ton commentaire est intéressant (la nimage aussi). Je me demande si enseigner les maths via un langage informatique (avec des fonctions qui ont des noms, une structure, etc) ferait de meilleurs mathématiciens qu'un enseignement utilisant uniquement des symboles. C'est une piste à suivre.
en partant du principe que les dessins sont simples à comprendre parce que proches de la réalité observée.
Même pas vrai !
En fait il serait plus juste de dire que les dessins sont plus proches d'une réalité culturelle. Si je dessine un éclair, suivant la culture, cela peut être interprété comme "Attention danger" ou "Possibilité d'une bénédiction divine dans le coin". Si je dessine un cochon, un occidental interprétera ça comme une représentation de la saleté et du sans-gêne, bref, un symbole négatif (d'ailleurs le cochon fait parfois partie des signes qui remplacent les insultes dans les bandes dessinées occidentales), en extrême-orient, on interprétera ça comme une représentation de la candeur et de l'altruisme, un symbole positif (le cochon, pour les asiatiques, c'est avant tout l'animal pacifique qui te débarrasse de tes déchets).
Ne pas confondre 𝐀 avec 𝚨 avec 𝚲 avec 𝖀 avec 𝖀, 𝐚 avec 𝛂, 𝐢 avec 𝒊, 𝑹 avec ℝ, 𝐍 avec ℕ, 𝐧 avec 𝒏, et pourquoi pas 𝓠, 𝔓, 𝔚, 𝚿 aussi ?
Au fur et à mesure de mes études, j'ai regretté qu'on ne m'ait pas enseigné l'alphabet grec lorsqu'on m'a appris à écrire. Me familiariser avec de nouvelles lettres, à la graphie très différente de celles auxquelles j'étais habitué, n'a pas été des plus simples. D'autant que mes profs avaient presque tous une façon différente d'écrire certaines lettres grecques, cela engendrait pas mal de confusion.
[^] # Re: L'avis d'Eben Moglen
Posté par gnuzer . En réponse au journal L'esprit UNIX, une culture des mots. Évalué à 3.
Ton commentaire est intéressant (la nimage aussi). Je me demande si enseigner les maths via un langage informatique (avec des fonctions qui ont des noms, une structure, etc) ferait de meilleurs mathématiciens qu'un enseignement utilisant uniquement des symboles. C'est une piste à suivre.
En fait il serait plus juste de dire que les dessins sont plus proches d'une réalité culturelle. Si je dessine un éclair, suivant la culture, cela peut être interprété comme "Attention danger" ou "Possibilité d'une bénédiction divine dans le coin". Si je dessine un cochon, un occidental interprétera ça comme une représentation de la saleté et du sans-gêne, bref, un symbole négatif (d'ailleurs le cochon fait parfois partie des signes qui remplacent les insultes dans les bandes dessinées occidentales), en extrême-orient, on interprétera ça comme une représentation de la candeur et de l'altruisme, un symbole positif (le cochon, pour les asiatiques, c'est avant tout l'animal pacifique qui te débarrasse de tes déchets).
Au fur et à mesure de mes études, j'ai regretté qu'on ne m'ait pas enseigné l'alphabet grec lorsqu'on m'a appris à écrire. Me familiariser avec de nouvelles lettres, à la graphie très différente de celles auxquelles j'étais habitué, n'a pas été des plus simples. D'autant que mes profs avaient presque tous une façon différente d'écrire certaines lettres grecques, cela engendrait pas mal de confusion.