C'est intéressant. Cependant j'ai du mal à comprendre où est la garantie, dans le cadre d'un pays faussement démocratique (une dictature qui fait voter) ou d'un pays accédant à la démocratie. En effet, qui contrôle les machines de votes, si ce n'est les gouvernants? En outre l'envoi de codes pour voter est assez dangereuse, parce qu'il est facile d'intervertir ces codes en amont.
D'une façon générale, je trouve l'ordinateur de vote dangereux parce que dans une dictature il facilitera la fraude, or l'occident sert de modèle pour les autres pays en majorité non démocratiques, quand ce n'est pas le néo-colonialisme qui justifie son aide au matériel électoral par la modernisation (et se permet donc le contrôle des résultats) [voir par exemple l'opuscule de François-Xavier Verschave De la françafrique à la mafiafrique, Bruxelles (2004): éditions Tribord, pour une découverte ou ses gros bouquins sur la "françafrique" pour approfondir.]
Cependant l'apport des nouvelles technologies est tout à fait intéressant, en voici un cas réel, qui explicite mes inquiétudes:
il y a eu au Sénégal l'une des élections africaine les plus démocratique, grâce à l'emploi des téléphones portables et des radios libres locales: les bureaux de vote téléphonaient le résultat du dépouillement des urnes papier aux radios qui l'annonçait, empêchant l'habituelle fraude gouvernementale lors de la totalisation des résultats. Cette fraude était organisée par les réseaux de la françafrique pour maintenir au pouvoir des gouvernants obéissants [voir par exemple le même opuscule de François-Xavier Verschave, page 21].
A me relire, je crois que je ne suis pas très clair, désolé…
"La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay
[^] # Re: Conclusion de Stéphane Glondu
Posté par ZeroHeure . En réponse à la dépêche Petites actus sur le vote électronique (par ordinateurs de vote ou par Internet). Évalué à 3.
C'est intéressant. Cependant j'ai du mal à comprendre où est la garantie, dans le cadre d'un pays faussement démocratique (une dictature qui fait voter) ou d'un pays accédant à la démocratie. En effet, qui contrôle les machines de votes, si ce n'est les gouvernants? En outre l'envoi de codes pour voter est assez dangereuse, parce qu'il est facile d'intervertir ces codes en amont.
D'une façon générale, je trouve l'ordinateur de vote dangereux parce que dans une dictature il facilitera la fraude, or l'occident sert de modèle pour les autres pays en majorité non démocratiques, quand ce n'est pas le néo-colonialisme qui justifie son aide au matériel électoral par la modernisation (et se permet donc le contrôle des résultats) [voir par exemple l'opuscule de François-Xavier Verschave De la françafrique à la mafiafrique, Bruxelles (2004): éditions Tribord, pour une découverte ou ses gros bouquins sur la "françafrique" pour approfondir.]
Cependant l'apport des nouvelles technologies est tout à fait intéressant, en voici un cas réel, qui explicite mes inquiétudes:
il y a eu au Sénégal l'une des élections africaine les plus démocratique, grâce à l'emploi des téléphones portables et des radios libres locales: les bureaux de vote téléphonaient le résultat du dépouillement des urnes papier aux radios qui l'annonçait, empêchant l'habituelle fraude gouvernementale lors de la totalisation des résultats. Cette fraude était organisée par les réseaux de la françafrique pour maintenir au pouvoir des gouvernants obéissants [voir par exemple le même opuscule de François-Xavier Verschave, page 21].
A me relire, je crois que je ne suis pas très clair, désolé…
"La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay