Si on considère l'argent comme un moyen plus pratique, que le troc, d'échanger du travail entre personne, la première partie de ton texte n'a pas grand sens : Il faut bien faire qq chose pour manger, se loger, se soigner.
L'argent est en effet un moyen plus pratique que le troc d'échanger mais l'échange capitaliste n'est pas le seul échange valable et possible chez les humains.
Si mon texte n'a pas de sens c'est parce que tu refuse d'accepter l'idée que j'essaye d'introduire. Tu pars du postulat que si il n'y avait rien pour obliger les gens à travailler, ils ne le feraient pas. Je nie ton postulat. Il n'est vrai que dans notre contexte actuel, si effectivement on rendait là tout de suite tout gratuit et on annulait l'obligation de travailler, tout s'effondrerait et on irait vers des guerres civiles à cause de pénuries… mais notre système n'est pas le seul système possible chez les humains. L'autre système que j'ai décrit qui est le système communiste est tout aussi valable, pour peu que les humains aient grandi dans un environnement qui leur ait inculqué ce modèle comportemental là.
Quel est il ? En gros c'est ce qu'on retrouve chez nous dans la famille : tout est gratuit au sein de la famille et il n'y a pas de notion de quantification de qui apporte quoi, chacun apporte autant qu'il peut. Il en est de même dans certaines tribus : les hommes chassent et les femmes s'occupent des enfants par ex, mais il n'est pas question de quantifier la viande chassée en échange de tel ou tel service au sein de la tribu, chacun apporte à mesure de ses capacités. Pour prendre un exemple plus parlant pour nous, on retrouve le modèle communiste, l'économie du don, dans les communautés regroupées autour des logiciels libres et qui participent gratuitement à leur élaboration que ce soit en code, en documentation, en aide aux utilisateurs etc… tout ça est fait gratuitement et sans contrepartie, si ce n'est celle d'être respecté, admiré par les autres de la communauté. Et ça marche. Ca marche même très bien.
Dans une société communiste le travail ne serait pas obligatoire et chaque humain aurait droit à de la nourriture et un logement. L'efficacité du système ne viendrait pas de la contrainte de la loi ou du fait que si on ne fait rien on meurt de faim, mais du fait que pour arriver à ses fins (être respecté par ses pairs), chaque humain doit donner le meilleur de lui même en apportant ce qu'il peut aux autres, à la communauté. Vu que ce n'est pas par la contrainte mais par la volonté même de chacun, il n'y a pas besoin de "contrôler" et pas de possibilité de gruger (contrairement à l'argent, le mérite accumulé auprès de autres par l'apport qu'on fait à la communauté ne se donne pas et ne s'échange pas, on ne peut pas corrompre quelqu'un non plus avec…). Il y aurait des exceptions marginales, comme il y a des clochards aujourd'hui, des gens qui refuseraient de jouer le jeu, mais ils seraient méprisés de tous.
En URSS, le moyen de se distinguer était de prendre des positions dans l'appareil d'état tout simplement, avec le lot de passe droit pour obtenir des produits, accessible presque à n'importe qui à l'ouest.
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques n'est pas un exemple de système communiste établi depuis une longue durée, ni même de système communiste tout court. Il s'agit d'une union de pays qui a été quasi en permanence en guerre contre d'autres puissances et qui a du "investir" très lourdement dans l'armement, l'espionnage, la propagande etc.. en ajoutant à ça le fait que les techniques d'automatisation n'étaient pas aussi perfectionnées qu'aujourd'hui. Son seul mérite (et c'est déjà pas mal) a été de "vouloir" aller vers une organisation communiste, mais d'abord il fallait gagner la guerre, contre l'Allemagne puis contre tout l'occident, pas facile…
Bref ce dont je parle (communisme) n'a rien à voir avec ce cas historique qui est très particulier. Dans le modèle que je décris il ne s'agit pas d'un pouvoir centralisé mais au contraire décentralisé le plus possible et où les citoyens décident de la politique. Donc il n'y a pas de positions à prendre dans un quelconque appareil, les politiciens professionnels n'existant pas. Quand je parle de communisme, je ne parles pas de "transition révolutionnaire à but communiste" (ce qu'a été plus ou moins l'URSS) mais de société communiste établie depuis plusieurs générations, et donc un communisme nécessairement international. Je me place 100 ans après.
Quant à ton sous-entendu "accessible à n'importe qui à l'ouest" pour dire que le socialisme en général est inefficace, c'est juste un résidu de propagande. L'URSS avait beaucoup de défauts mais on en peut pas la juger objectivement sur des "il parait" qu'on a entendu par ci par là, la propagande était des deux côtés.
L'URSS est un cas très complexe et très controversé par les historiens. En tout cas une chose est sûre, elle a perdu la guerre, ok, donc n'en parlons plus.
Soyez libre de penser du moment que vous pensez comme moi ?
Hum pas tout à fait, je dirais plutôt : vous n'êtes pas libres, pour que vous le soyez il faut établir un système qui vous le permette, ce système est le communisme (ou démocratie, pour moi ces deux mots sont presque synonymes).
Non mais sinon plus sérieusement, pour moi la survie de l'humanité est le plus important. Je ne suis pas du tout dans une posture de "pureté" à défendre dogmatiquement la liberté. Si je constate que laisser la "liberté", le laisser-faire favorisera l'extinction de l'humanité (le capitalisme génère en permanence des guerres pour la domination à cause de son instabilité, et notre technologie évolue exponentiellement… à la 3ème ou 4ème guerre mondiale on va tous mourir) alors je préférerai aller contre la liberté dans un premier temps, établir un système propice à la survie de l'humanité, pour ensuite avoir vraiment de la liberté durablement.
Il n'est dit nulle part que la liberté absolue dans n'importe quel contexte mène à ce qu'il y a de mieux pour l'humanité, sauf dans le saint dogme du libéralisme (tenu lui-même de dieu ?).
Et d'ailleurs quelle liberté ? La notion de liberté est très complexe. Par exemple la plus grande liberté est sans doute celle de l'anarcho-capitalisme (ou loi de la jungle) où chacun fait ce qu'il veut et n'est pas obligé de cotiser à un quelconque organisme (par exemple Etat) si il ne le veut pas. Du coup ça tourne vite en groupes armés tyranniques… personnellement je préfère l'absence de liberté sur ce plan du communisme qui au moins assurera à chaque humain la liberté de manger à sa faim, d'interagir avec les autres, de créer, d'apprendre, de choisir quoi faire de son temps. En échange il faut abandonner la liberté de mettre les autres en esclavage, la liberté de faire fructifier son argent, la liberté de tout posséder exclusivement (si on possède tout les autres ne possèdent plus rien) au profit d'une possession collective où tout le monde possède etc…
[^] # Re: C'est pourtant facile
Posté par namor . En réponse au journal La définition de démocratie, quelle est-elle selon vous ?. Évalué à 0.
L'argent est en effet un moyen plus pratique que le troc d'échanger mais l'échange capitaliste n'est pas le seul échange valable et possible chez les humains.
Si mon texte n'a pas de sens c'est parce que tu refuse d'accepter l'idée que j'essaye d'introduire. Tu pars du postulat que si il n'y avait rien pour obliger les gens à travailler, ils ne le feraient pas. Je nie ton postulat. Il n'est vrai que dans notre contexte actuel, si effectivement on rendait là tout de suite tout gratuit et on annulait l'obligation de travailler, tout s'effondrerait et on irait vers des guerres civiles à cause de pénuries… mais notre système n'est pas le seul système possible chez les humains. L'autre système que j'ai décrit qui est le système communiste est tout aussi valable, pour peu que les humains aient grandi dans un environnement qui leur ait inculqué ce modèle comportemental là.
Quel est il ? En gros c'est ce qu'on retrouve chez nous dans la famille : tout est gratuit au sein de la famille et il n'y a pas de notion de quantification de qui apporte quoi, chacun apporte autant qu'il peut. Il en est de même dans certaines tribus : les hommes chassent et les femmes s'occupent des enfants par ex, mais il n'est pas question de quantifier la viande chassée en échange de tel ou tel service au sein de la tribu, chacun apporte à mesure de ses capacités. Pour prendre un exemple plus parlant pour nous, on retrouve le modèle communiste, l'économie du don, dans les communautés regroupées autour des logiciels libres et qui participent gratuitement à leur élaboration que ce soit en code, en documentation, en aide aux utilisateurs etc… tout ça est fait gratuitement et sans contrepartie, si ce n'est celle d'être respecté, admiré par les autres de la communauté. Et ça marche. Ca marche même très bien.
Dans une société communiste le travail ne serait pas obligatoire et chaque humain aurait droit à de la nourriture et un logement. L'efficacité du système ne viendrait pas de la contrainte de la loi ou du fait que si on ne fait rien on meurt de faim, mais du fait que pour arriver à ses fins (être respecté par ses pairs), chaque humain doit donner le meilleur de lui même en apportant ce qu'il peut aux autres, à la communauté. Vu que ce n'est pas par la contrainte mais par la volonté même de chacun, il n'y a pas besoin de "contrôler" et pas de possibilité de gruger (contrairement à l'argent, le mérite accumulé auprès de autres par l'apport qu'on fait à la communauté ne se donne pas et ne s'échange pas, on ne peut pas corrompre quelqu'un non plus avec…). Il y aurait des exceptions marginales, comme il y a des clochards aujourd'hui, des gens qui refuseraient de jouer le jeu, mais ils seraient méprisés de tous.
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques n'est pas un exemple de système communiste établi depuis une longue durée, ni même de système communiste tout court. Il s'agit d'une union de pays qui a été quasi en permanence en guerre contre d'autres puissances et qui a du "investir" très lourdement dans l'armement, l'espionnage, la propagande etc.. en ajoutant à ça le fait que les techniques d'automatisation n'étaient pas aussi perfectionnées qu'aujourd'hui. Son seul mérite (et c'est déjà pas mal) a été de "vouloir" aller vers une organisation communiste, mais d'abord il fallait gagner la guerre, contre l'Allemagne puis contre tout l'occident, pas facile…
Bref ce dont je parle (communisme) n'a rien à voir avec ce cas historique qui est très particulier. Dans le modèle que je décris il ne s'agit pas d'un pouvoir centralisé mais au contraire décentralisé le plus possible et où les citoyens décident de la politique. Donc il n'y a pas de positions à prendre dans un quelconque appareil, les politiciens professionnels n'existant pas. Quand je parle de communisme, je ne parles pas de "transition révolutionnaire à but communiste" (ce qu'a été plus ou moins l'URSS) mais de société communiste établie depuis plusieurs générations, et donc un communisme nécessairement international. Je me place 100 ans après.
Quant à ton sous-entendu "accessible à n'importe qui à l'ouest" pour dire que le socialisme en général est inefficace, c'est juste un résidu de propagande. L'URSS avait beaucoup de défauts mais on en peut pas la juger objectivement sur des "il parait" qu'on a entendu par ci par là, la propagande était des deux côtés.
L'URSS est un cas très complexe et très controversé par les historiens. En tout cas une chose est sûre, elle a perdu la guerre, ok, donc n'en parlons plus.
Hum pas tout à fait, je dirais plutôt : vous n'êtes pas libres, pour que vous le soyez il faut établir un système qui vous le permette, ce système est le communisme (ou démocratie, pour moi ces deux mots sont presque synonymes).
Non mais sinon plus sérieusement, pour moi la survie de l'humanité est le plus important. Je ne suis pas du tout dans une posture de "pureté" à défendre dogmatiquement la liberté. Si je constate que laisser la "liberté", le laisser-faire favorisera l'extinction de l'humanité (le capitalisme génère en permanence des guerres pour la domination à cause de son instabilité, et notre technologie évolue exponentiellement… à la 3ème ou 4ème guerre mondiale on va tous mourir) alors je préférerai aller contre la liberté dans un premier temps, établir un système propice à la survie de l'humanité, pour ensuite avoir vraiment de la liberté durablement.
Il n'est dit nulle part que la liberté absolue dans n'importe quel contexte mène à ce qu'il y a de mieux pour l'humanité, sauf dans le saint dogme du libéralisme (tenu lui-même de dieu ?).
Et d'ailleurs quelle liberté ? La notion de liberté est très complexe. Par exemple la plus grande liberté est sans doute celle de l'anarcho-capitalisme (ou loi de la jungle) où chacun fait ce qu'il veut et n'est pas obligé de cotiser à un quelconque organisme (par exemple Etat) si il ne le veut pas. Du coup ça tourne vite en groupes armés tyranniques… personnellement je préfère l'absence de liberté sur ce plan du communisme qui au moins assurera à chaque humain la liberté de manger à sa faim, d'interagir avec les autres, de créer, d'apprendre, de choisir quoi faire de son temps. En échange il faut abandonner la liberté de mettre les autres en esclavage, la liberté de faire fructifier son argent, la liberté de tout posséder exclusivement (si on possède tout les autres ne possèdent plus rien) au profit d'une possession collective où tout le monde possède etc…