Posté par gasche .
En réponse à la dépêche NetBSD 6.0.
Évalué à 10.
Dernière modification le 19 octobre 2012 à 10:12.
Tout à fait. Il s'agit d'une spécification pour une approche plus propre (car plus formalisée) des problèmes de gestion de dépendances. CUDF est un format texte prévu pour que les gestionnaires de paquets expriment leurs problèmes de mise à jour dans ce format, le passent à un solveur séparé donc c'est la spécialité, et reçoivent des indications sur le bon plan de mise à jour à choisir (garder telle version de tel paquet pour éviter un conflit entre la dépendance de sa version suivante et tel truc que l'utilisateur tient à obtenir, etc.).
Le jour où des guéguerres de licences (L)GPL/BSD empêcheront la communauté du logiciel libre de profiter de la recherche qui est fait par ses propres membres et dans son intérêt, on sera tombé bien bas.
Et les problématiques de CUDF ne concernent pas que les distributions de systèmes d'exploitation, mais les gestionnaires de paquets au sens large : les outils de packaging de langages de programmation comme Ocaml, Python, Haskell, Ruby, la gestion des plugins Eclipse, potentiellement les scripts Emacs, classes LaTeX, etc. Tout ce qui a évolué vers un "gestionnaire de paquet" séparé de l'outil d'installation de logiciels de la distribution (souvent parce que ces outils n'étaient pas jugés assez flexible ou que la communauté en question voulait quelque chose de portable) peut bénéficier d'une approche commune et raisonnée à la gestion des dépendances, et de la délégation de certaines responsabilités à des outils spécialisés. On a tout à gagner à centraliser les efforts sur ce front difficile (et pour lequel les problèmes ne se font souvent sentir qu'une fois que le nombre de paquets atteint une masse critique, moment où il peut être difficile de changer les algorithmes ad-hoc employés jusque là).
[^] # Re: Pour votre prochain gestionnaire de paquets, pensez à CUDF/Dose
Posté par gasche . En réponse à la dépêche NetBSD 6.0. Évalué à 10. Dernière modification le 19 octobre 2012 à 10:12.
Tout à fait. Il s'agit d'une spécification pour une approche plus propre (car plus formalisée) des problèmes de gestion de dépendances. CUDF est un format texte prévu pour que les gestionnaires de paquets expriment leurs problèmes de mise à jour dans ce format, le passent à un solveur séparé donc c'est la spécialité, et reçoivent des indications sur le bon plan de mise à jour à choisir (garder telle version de tel paquet pour éviter un conflit entre la dépendance de sa version suivante et tel truc que l'utilisateur tient à obtenir, etc.).
Le jour où des guéguerres de licences (L)GPL/BSD empêcheront la communauté du logiciel libre de profiter de la recherche qui est fait par ses propres membres et dans son intérêt, on sera tombé bien bas.
Et les problématiques de CUDF ne concernent pas que les distributions de systèmes d'exploitation, mais les gestionnaires de paquets au sens large : les outils de packaging de langages de programmation comme Ocaml, Python, Haskell, Ruby, la gestion des plugins Eclipse, potentiellement les scripts Emacs, classes LaTeX, etc. Tout ce qui a évolué vers un "gestionnaire de paquet" séparé de l'outil d'installation de logiciels de la distribution (souvent parce que ces outils n'étaient pas jugés assez flexible ou que la communauté en question voulait quelque chose de portable) peut bénéficier d'une approche commune et raisonnée à la gestion des dépendances, et de la délégation de certaines responsabilités à des outils spécialisés. On a tout à gagner à centraliser les efforts sur ce front difficile (et pour lequel les problèmes ne se font souvent sentir qu'une fois que le nombre de paquets atteint une masse critique, moment où il peut être difficile de changer les algorithmes ad-hoc employés jusque là).