Euh, la « seconde qui existe vraiment », c'est une explication qui ne veut rien dire. C'est les humains qui décident de comment appeler les choses, qu'il décident d'appeler « minute » […]
Et les humains fournissent [par l'intermédiaire de machines] des services pour les humains.
Par exemple, je travaille pour une radio. Cette radio fait partie d'un réseau national de radios locales. Nous avons un calendrier précis de balises, ces balises sont des secondes de silence pendant lesquelles ont peut raccrocher ou décrocher c'est à dire passer d'un programme (national par exemple) à un autre programme (local). Dans notre radio nous avons la particularité d'avoir deux programme locaux, parfois communs, parfois dissociés.
Tout ça est donc géré à la seconde près. Il faut que nous décrochions ou raccrochions, c'est à dire commencions ou terminions nos émissions à la même heure et même minute et même seconde que l'autre programme commence ou termine, en même temps que nous basculions les sources sonores. Lorsque nous décrochons en local il y a toujours du son sur le national vu que d'autres radio locales ne décrochent pas forcément à cette balise là, mais à d'autres. Parfois certains décrochages se font manuellement (émission en direct, par exemple).
Il faut donc que le système de gestion du temps utilise le temps des humains. Nos automates utilisent les secondes humaines, pas le temps Unix ou que sais-je. Quand je prends la balise de 17:59:01, je prends 17:59:01, que j'ai eu une minute de 60s ou de 61s dans la nuit qui a précédé.
C'est un homme qui écoute la radio, c'est donc à sa perception humaine de l'heure que nos machines doivent se plier.
L'auditeur a une grille de programme dans la main, ce programme est un calendrier humain.
Si le programme national gère la 61ème seconde mais pas le local, ou l'inverse, alors à chaque balise on peut se retrouver avec une seconde d'émission parasite. C'est dégueu !
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Récurent
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Leap second. Évalué à 9.
Et les humains fournissent [par l'intermédiaire de machines] des services pour les humains.
Par exemple, je travaille pour une radio. Cette radio fait partie d'un réseau national de radios locales. Nous avons un calendrier précis de balises, ces balises sont des secondes de silence pendant lesquelles ont peut raccrocher ou décrocher c'est à dire passer d'un programme (national par exemple) à un autre programme (local). Dans notre radio nous avons la particularité d'avoir deux programme locaux, parfois communs, parfois dissociés.
Tout ça est donc géré à la seconde près. Il faut que nous décrochions ou raccrochions, c'est à dire commencions ou terminions nos émissions à la même heure et même minute et même seconde que l'autre programme commence ou termine, en même temps que nous basculions les sources sonores. Lorsque nous décrochons en local il y a toujours du son sur le national vu que d'autres radio locales ne décrochent pas forcément à cette balise là, mais à d'autres. Parfois certains décrochages se font manuellement (émission en direct, par exemple).
Il faut donc que le système de gestion du temps utilise le temps des humains. Nos automates utilisent les secondes humaines, pas le temps Unix ou que sais-je. Quand je prends la balise de 17:59:01, je prends 17:59:01, que j'ai eu une minute de 60s ou de 61s dans la nuit qui a précédé.
C'est un homme qui écoute la radio, c'est donc à sa perception humaine de l'heure que nos machines doivent se plier.
L'auditeur a une grille de programme dans la main, ce programme est un calendrier humain.
Si le programme national gère la 61ème seconde mais pas le local, ou l'inverse, alors à chaque balise on peut se retrouver avec une seconde d'émission parasite. C'est dégueu !
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