Concernant les sociétés où la fiabilité serait secondaire, je serai un brin cynique.
Un éditeur a ce genre de problématique, là d'accrord.
Une SSII n'a pas forcément intérêt à ce que le logiciel fourni soit totalement fiable car cela la prive de juteux contrats de tierce maintenance applicative.
Vendre un logiciel, c'est vendre des bugs…
On pourrait penser que les SSII se livrant à ce genre de pratique se font éliminer avec le temps, mais même pas… Les grands employeurs de prestataires sont la SNCF ou la Poste car leur salariés interne ne foutent rien, l'improductivité, la lourdeur des procédures, le trop plein de cadres (pyramides des ages oblige), oblige à recourir à des gens en condition de salariats "normale" pour que quelque chose fonctionne. Je l'ai vu moi même, et j'ai encore eu un énième témoignage d'un copain en ce moment en presta à la SNCF.
Des logiciels bugués, ça donne une raison d'exister à ces cadres, ainsi qu'à ceux des SSII qui vont intelligemment expliquer, que le cahier des charges était faux, que le client a mal recetté, que l'environnement à changer, etc… Pour renégocier le contrat ou en gagner un autre. Et ça tourne, un coup c'est Cap, un coup c'est Accenture. Ils s'en tapent, ça tourne toujours entre eux.
De toutes façons, les grand comptes veulent des technos standard, autrement dit, Java.
Pourquoi, certes parce que dans certains cas on veut pouvoir trouver des compétences dans 15 ans, mais aussi, parce que l'industrie veut des programmeurs qui puissent être formés en trois mois.
Ces gens là comprennent pas qu'un bon développeur est 15 fois plus productif qu'un mauvais, alors qu'il coute au pire deux fois plus cher.
C'est pour ça que des langages comme OCaml seront toujours le choix d'éditeurs ou de domaines spécialisés.
Le phénomène s'entretient, car en choisissant OCaml dans mon appli coeur métier, j'ai fait prendre un très gros risque à la boite, et très peu de boite acceptent de prendre ce risque.
Tout le monde suit le leader.
Je pense que la formation est essentielle et qu'il faudrait essayer d'introduire les langages fonctionnels dans des formations bac+4 qui pullulent (des sous écoles d'ingénieurs).
Mais je suis assez pessimiste.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker
[^] # Re: Utilisation d'OCaml dans l'industrie
Posté par Ontologia (site web personnel) . En réponse à la dépêche Ocsigen : repenser le développement des applications HTML5. Évalué à 9.
Concernant les sociétés où la fiabilité serait secondaire, je serai un brin cynique.
Un éditeur a ce genre de problématique, là d'accrord.
Une SSII n'a pas forcément intérêt à ce que le logiciel fourni soit totalement fiable car cela la prive de juteux contrats de tierce maintenance applicative.
Vendre un logiciel, c'est vendre des bugs…
On pourrait penser que les SSII se livrant à ce genre de pratique se font éliminer avec le temps, mais même pas… Les grands employeurs de prestataires sont la SNCF ou la Poste car leur salariés interne ne foutent rien, l'improductivité, la lourdeur des procédures, le trop plein de cadres (pyramides des ages oblige), oblige à recourir à des gens en condition de salariats "normale" pour que quelque chose fonctionne. Je l'ai vu moi même, et j'ai encore eu un énième témoignage d'un copain en ce moment en presta à la SNCF.
Des logiciels bugués, ça donne une raison d'exister à ces cadres, ainsi qu'à ceux des SSII qui vont intelligemment expliquer, que le cahier des charges était faux, que le client a mal recetté, que l'environnement à changer, etc… Pour renégocier le contrat ou en gagner un autre. Et ça tourne, un coup c'est Cap, un coup c'est Accenture. Ils s'en tapent, ça tourne toujours entre eux.
De toutes façons, les grand comptes veulent des technos standard, autrement dit, Java.
Pourquoi, certes parce que dans certains cas on veut pouvoir trouver des compétences dans 15 ans, mais aussi, parce que l'industrie veut des programmeurs qui puissent être formés en trois mois.
Ces gens là comprennent pas qu'un bon développeur est 15 fois plus productif qu'un mauvais, alors qu'il coute au pire deux fois plus cher.
C'est pour ça que des langages comme OCaml seront toujours le choix d'éditeurs ou de domaines spécialisés.
Le phénomène s'entretient, car en choisissant OCaml dans mon appli coeur métier, j'ai fait prendre un très gros risque à la boite, et très peu de boite acceptent de prendre ce risque.
Tout le monde suit le leader.
Je pense que la formation est essentielle et qu'il faudrait essayer d'introduire les langages fonctionnels dans des formations bac+4 qui pullulent (des sous écoles d'ingénieurs).
Mais je suis assez pessimiste.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker