À la lecture de tous vos commentaires (argumentés, impliquant une connaissance du fonctionnement des outils et du réseau, des autres solutions approchantes disponibles, de l'historique du net, des dérives techniquement possibles), je me rends compte du fossé qui sépare le geek de l'utilisateur de base.
Toutes ces questions pourtant de base (propriété des données, vote électronique, neutralité du réseau…), la plupart des gens ne se les posent pas. Autour de moi, si j'exclus les geeks (appellation simpliste pour agréger professionnels et technophiles), je vois deux réactions sur la mise en place des informations sur le réseau:
Soit un rejet total proche de la paranoïa par peur d'un flicage (sans comprendre les limitations liées à la technique). C'en est même pénible quand on se fait pourrir parce qu'on a mis en place un annuaire LDAP privé pour les utilisateurs…
Soit un "rien à branler" généralisé, qui reçoit tout argumentaire par un "et alors?". Je croyais d'ailleurs que cette espèce disparaîtrait avec le temps et l'entrée du réseau dans la vie courante mais beaucoup de jeunes ne contrôlent pas mieux leur vie privée/numérique que leurs aînés. Combien de fois ai-je entendu des "mais je n'ai rien à cacher de toute façons" (même parfois chez de jeunes informaticiens!), ou des "mais ils ne feraient pas ça" (spéciale dédicace aux google boys).
On a beau essayer d'expliquer, on a l'impression d'uriner dans un instrument à cordes… Alors je trouve cet article plutôt bien foutu (merci st3rk). Ceci dit, le coup du "temps de cerveau disponible" n'a pas dissuadé les gens de consommer de la télévision, alors comment amènerait-il à reconsidérer leur consommation numérique?
Bravo aux évangélistes, aux vulgarisateurs de terrain ou de blog, aux acharnés quadratiques qui ne baissent pas les bras, et aussi aux quelques journalistes qui font l'effort de s'informer (je pense à Jean-Marc Manach…). Perso, je retourne au boulot, sans trop d'espoir.
# LInuxFr, Universe, and Everything
Posté par Trollgouin . En réponse au journal Facebook détruit-il internet?. Évalué à 2.
À la lecture de tous vos commentaires (argumentés, impliquant une connaissance du fonctionnement des outils et du réseau, des autres solutions approchantes disponibles, de l'historique du net, des dérives techniquement possibles), je me rends compte du fossé qui sépare le geek de l'utilisateur de base.
Toutes ces questions pourtant de base (propriété des données, vote électronique, neutralité du réseau…), la plupart des gens ne se les posent pas. Autour de moi, si j'exclus les geeks (appellation simpliste pour agréger professionnels et technophiles), je vois deux réactions sur la mise en place des informations sur le réseau:
Soit un rejet total proche de la paranoïa par peur d'un flicage (sans comprendre les limitations liées à la technique). C'en est même pénible quand on se fait pourrir parce qu'on a mis en place un annuaire LDAP privé pour les utilisateurs…
Soit un "rien à branler" généralisé, qui reçoit tout argumentaire par un "et alors?". Je croyais d'ailleurs que cette espèce disparaîtrait avec le temps et l'entrée du réseau dans la vie courante mais beaucoup de jeunes ne contrôlent pas mieux leur vie privée/numérique que leurs aînés. Combien de fois ai-je entendu des "mais je n'ai rien à cacher de toute façons" (même parfois chez de jeunes informaticiens!), ou des "mais ils ne feraient pas ça" (spéciale dédicace aux google boys).
On a beau essayer d'expliquer, on a l'impression d'uriner dans un instrument à cordes… Alors je trouve cet article plutôt bien foutu (merci st3rk). Ceci dit, le coup du "temps de cerveau disponible" n'a pas dissuadé les gens de consommer de la télévision, alors comment amènerait-il à reconsidérer leur consommation numérique?
Bravo aux évangélistes, aux vulgarisateurs de terrain ou de blog, aux acharnés quadratiques qui ne baissent pas les bras, et aussi aux quelques journalistes qui font l'effort de s'informer (je pense à Jean-Marc Manach…). Perso, je retourne au boulot, sans trop d'espoir.