C'est beau tous ces nouveaux termes qui fleurissent. "keywordeurs", "SEO", "community-management", etc…
Tout ça, c'est dans les méthodes commerciales. Mais ça ne fait pas assez hype et pas assez "indispensable".
Du coup, on invente plein de mots techniques alors que tout cela devrait être ensemble, et pas éclaté dans 10000 professions qui ne veulent rien dire prises indépendamment les unes des autres.
Que les marketeux du web ait leur propre jargon, très bien pour eux, et j'imagine que ça doit être indispensable dans leur bulle (comme nous avons du jargon technique dans le métier que j’exerce). Mais là, quand je lis les commentaires sur le blog de Ploum, c'est n'importe quoi. On invente un mot et on tente de le vendre parce qu'il existe et qu'il est indispensable parce qu'il existe.
Et la pauvreté de l'argumentation utilisé pour défendre son morceau de pain est assez rigolote aussi. "Nous avons tel client (pas de lien bien sûr) qui à vu son ROI (encore une expression technique incompréhensible en anglais) augmenter de 100%". Oui, et sur combien de client ? Qu'est-ce qui prouve que ce n'est pas dû au hasard, ou dû à des effets de bords, et non à l'action directe des SEO ? Elles sont où, les démonstrations "scientifique" ? Bien sûr, "on ne peut pas révéler les sources, à cause des concurrents" (j'anticipe, je n'ai pas vu une telle réponse), c'est tellement facile.
Je passe aussi sur les arguments absurdes et idiot comme "tu respectes pas les règles de la netiquette, GROS CON" et autres "tu fais ça pour te faire du trafic, TU ES COMME NOUS §§§ CQFD".
Je n'ai strictement rien contre tout ce qui est commercial et publicitaire. Ça me fait chier moi personnellement au quotidien, mais c'est indispensable pour des millions d'acteurs et ça a un réel impact. Par contre, la fragmentation inutile, cher et artificielle, là, ça me pose problème.
Un jour, nous aurons (si ça n'existe pas déjà) des spécialistes "Facebook", "Google+", "Diaspora", "Tweeter" qui vendront le service sur chacun de ces sites de manières distinctes. Des spécialistes qui brasseront du vent à partir de leur propre auto-technicité, inventés par et pour eux. Et qui noieront le poisson en balançant un tas de terme issu de leur jargon. Et ils se regrouperont en communauté pour avoir l'illusion d'être utile et indispensable, et combler le vide logique qui les entourent.
# SEO
Posté par Sekigo . En réponse au journal Que pensez-vous du SEO ?. Évalué à 10.
C'est beau tous ces nouveaux termes qui fleurissent. "keywordeurs", "SEO", "community-management", etc…
Tout ça, c'est dans les méthodes commerciales. Mais ça ne fait pas assez hype et pas assez "indispensable".
Du coup, on invente plein de mots techniques alors que tout cela devrait être ensemble, et pas éclaté dans 10000 professions qui ne veulent rien dire prises indépendamment les unes des autres.
Que les marketeux du web ait leur propre jargon, très bien pour eux, et j'imagine que ça doit être indispensable dans leur bulle (comme nous avons du jargon technique dans le métier que j’exerce). Mais là, quand je lis les commentaires sur le blog de Ploum, c'est n'importe quoi. On invente un mot et on tente de le vendre parce qu'il existe et qu'il est indispensable parce qu'il existe.
Et la pauvreté de l'argumentation utilisé pour défendre son morceau de pain est assez rigolote aussi. "Nous avons tel client (pas de lien bien sûr) qui à vu son ROI (encore une expression technique incompréhensible en anglais) augmenter de 100%". Oui, et sur combien de client ? Qu'est-ce qui prouve que ce n'est pas dû au hasard, ou dû à des effets de bords, et non à l'action directe des SEO ? Elles sont où, les démonstrations "scientifique" ? Bien sûr, "on ne peut pas révéler les sources, à cause des concurrents" (j'anticipe, je n'ai pas vu une telle réponse), c'est tellement facile.
Je passe aussi sur les arguments absurdes et idiot comme "tu respectes pas les règles de la netiquette, GROS CON" et autres "tu fais ça pour te faire du trafic, TU ES COMME NOUS §§§ CQFD".
Je n'ai strictement rien contre tout ce qui est commercial et publicitaire. Ça me fait chier moi personnellement au quotidien, mais c'est indispensable pour des millions d'acteurs et ça a un réel impact. Par contre, la fragmentation inutile, cher et artificielle, là, ça me pose problème.
Un jour, nous aurons (si ça n'existe pas déjà) des spécialistes "Facebook", "Google+", "Diaspora", "Tweeter" qui vendront le service sur chacun de ces sites de manières distinctes. Des spécialistes qui brasseront du vent à partir de leur propre auto-technicité, inventés par et pour eux. Et qui noieront le poisson en balançant un tas de terme issu de leur jargon. Et ils se regrouperont en communauté pour avoir l'illusion d'être utile et indispensable, et combler le vide logique qui les entourent.