• [^] # Re: HS pédo

    Posté par . En réponse au journal Des fenêtres dans l'informatique embarquée. Évalué à 6.

    C'est d'ailleurs intéressant de remarquer que l'âge minimal des relations sexuelles (15 ans) et l'âge auquel on peut être représenté de façon sexuellement explicite (18 ans) soient différents.

    AMHA ce type de loi date d'une époque où diffuser une image ou une vidéo à grande échelle impliquait nécessairement un investissement, donc le risque de trafics mafieux.

    Maintenant, avec Internet, c'est peut-être un peu absurde de garder telle quelle une loi qui considère que, quand un ado de 16 ans qui se prend en photo lui-même et envoie la photo à son ou sa partenaire, les deux commettent un délit grave, alors qu'ils ont parfaitement le droit d'avoir des relations sexuelles ensemble (ce qui inclut le fait de se voir nu, généralement).

    Finalement, ce que la loi appelle le "pédoporno", c'est peut-être comme la "contrefaçon" : quand l'échange devient gratuit, sans circuit mafieux ni contrainte sur quiconque, il faudrait peut-être se rendre compte que le texte de la loi n'a pas prévu un cas que les nouvelles technologies ont fait apparaître, et amender la loi en conséquence. Le mot "pédopornographie" n'est d'ailleurs pas adapté pour les ados mineurs mais pubères.

    Au lieu de ça, on a (aux USA) le FBI qui s'inquiète du développement du "sexting" (les ados qui se prennent eux-mêmes en photo et l'envoient ou la publie avec leur téléphone portable). Heu oui, certes, c'est hors la loi, mais j'ai du mal à voir qui subit un tort dans l'histoire. Comme pour le cas de la "contrefaçon", au lieu de se dire "catastrophe, plein de gens ne respectent pas la loi !" ce serait peut-être judicieux de se dire "Bon, faudrait updater la loi, là", par exemple en distinguant les images échangées gratuitement et "auto-produites" de celles diffusées à titre payant, et en proposant deux âges limites selon le cas.

    À moins que la volonté affichée par la loi (protéger les mineurs) serve de paravent au maintien d'une morale publique, d'un "ordre social", qui s'arroge le droit de décider de ce que les gens doivent ressentir ou pas, quand bien même ils ne causeraient pas de tort à autrui. Ce que l'interdiction des oeuvres virtuelles (lolicon) tend à prouver, d'ailleurs.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.