Disons que ce qui se fait actuellement se situe entre le premier et le second point de mon commentaire précédent. Mais on est beaucoup plus proche du premier que du second.
Les points que tu énonces, ça s'assimile plutôt à des "dirty hacks" plus ou moins inévitables, qui sont partiels à plusieurs niveaux (destinés à une catégorie de population, une catégorie de métier ou d'activité, une catégorie de besoin, etc.) et très spécifiques. Ce sont grosso-modo des traitements de surface qui permettent d'atténuer les symptômes plutôt que de lutter contre la maladie.
De plus, on constatera que le discours politique dominant, c'est : "il faut lutter contre le chômage", preuve que le problème n'a pas du tout été compris.
Ce qui se fait actuellement, c'est de vouloir donner la même durée de travail à tout le monde, de donner de l'argent uniquement à ceux qui n'ont pas d'emploi, de transformer en services publics certains besoins vitaux et pas d'autres, etc.
Pourquoi diviser le travail supposerait de donner la même quantité à tout le monde ? Tu imagines si on disait aux contributeurs de Wikipedia : "vous écrivez 20 lignes par jour, pas plus, pas moins" ?
Pourquoi la santé et l'éducation seraient-ils financés par l'État et pas d'autres besoins vitaux comme le logement ou la bouffe ? (je rappelle qu'avec la licence globale, certains voulaient même faire financer la culture par l'État) Pourquoi la santé et l'éducation hors marché devraient-ils être gérés par l'État ? Et si demain l'éducation hors marché passait par Wikiversity ou un autre projet libre et communautaire ?
Quant à parler du fait de donner de l'argent uniquement à ceux qui n'ont pas d'emploi, c'est encore, à mon avis, une erreur de lecture de mon propos : c'est le travail qui crée de la valeur au sein de la société, pas l'emploi. Un retraité qui fait du logiciel libre ou qui anime un forum crée peut-être bien plus de valeur qu'un fonctionnaire qui bulle dans une administration préhistorique. Le dividende universel attribuerait la même quantité d'argent à chacun, quelles que soit ses contributions à la société, et quelles que soit leur forme. Avec le modèle que tu me décris, on est très très loin du dividende universel.
[^] # Re: ...
Posté par gnuzer . En réponse au journal Obsolescence programmé = FOUTAISE. Évalué à 5.
Disons que ce qui se fait actuellement se situe entre le premier et le second point de mon commentaire précédent. Mais on est beaucoup plus proche du premier que du second.
Les points que tu énonces, ça s'assimile plutôt à des "dirty hacks" plus ou moins inévitables, qui sont partiels à plusieurs niveaux (destinés à une catégorie de population, une catégorie de métier ou d'activité, une catégorie de besoin, etc.) et très spécifiques. Ce sont grosso-modo des traitements de surface qui permettent d'atténuer les symptômes plutôt que de lutter contre la maladie.
De plus, on constatera que le discours politique dominant, c'est : "il faut lutter contre le chômage", preuve que le problème n'a pas du tout été compris.
Ce qui se fait actuellement, c'est de vouloir donner la même durée de travail à tout le monde, de donner de l'argent uniquement à ceux qui n'ont pas d'emploi, de transformer en services publics certains besoins vitaux et pas d'autres, etc.
Pourquoi diviser le travail supposerait de donner la même quantité à tout le monde ? Tu imagines si on disait aux contributeurs de Wikipedia : "vous écrivez 20 lignes par jour, pas plus, pas moins" ?
Pourquoi la santé et l'éducation seraient-ils financés par l'État et pas d'autres besoins vitaux comme le logement ou la bouffe ? (je rappelle qu'avec la licence globale, certains voulaient même faire financer la culture par l'État) Pourquoi la santé et l'éducation hors marché devraient-ils être gérés par l'État ? Et si demain l'éducation hors marché passait par Wikiversity ou un autre projet libre et communautaire ?
Quant à parler du fait de donner de l'argent uniquement à ceux qui n'ont pas d'emploi, c'est encore, à mon avis, une erreur de lecture de mon propos : c'est le travail qui crée de la valeur au sein de la société, pas l'emploi. Un retraité qui fait du logiciel libre ou qui anime un forum crée peut-être bien plus de valeur qu'un fonctionnaire qui bulle dans une administration préhistorique. Le dividende universel attribuerait la même quantité d'argent à chacun, quelles que soit ses contributions à la société, et quelles que soit leur forme. Avec le modèle que tu me décris, on est très très loin du dividende universel.