Qu'il y ait obsolescence programmée ne me fait aucun doute, et l'on peut discuter à l'infini pour savoir si c'est un complot du marketing ou les conséquences inéluctables d'un système de marché concurrentiel. Cette tendance à considérer la politique en termes de gentils et de méchants (de bien et de mal) n'a pour moi pas grand sens. Toujours est-il que (IMHO) :
nous vivons dans société de gaspillage que nous appelons pompeusement économie de marché et qui ne survit que dans une perspective de croissance soutenue et continue. L'obsolescence en est donc le préalable et la conséquence. Et selon Kenneth E. Boulding « Celui qui croît qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. »
le modèle économique en vigueur impose un profond inégalitarisme local et planétaire lié tant à la disponibilité des matières premières et énergétiques qu'aux mécanismes de valorisation personnelle par la consommation. Poussé au paroxysme ce système abouti à jeter des aliments quand un quart de la planète souffre de sous-alimentation et qu'un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes dans le monde (selon Jean Ziegler).
le mythe de la consomm'action (idée selon laquelle on peut « voter avec son caddie ») trouve ses limites quand seule une minime partie de la population est en mesure de choisir.
selon des discussions récentes ici même il semble bien plus confortable de critiquer les intentions réelles ou supposées du Front de Gauche quant à ses propositions de planification écologique, de règle verte et "d'humain d'abord" que de saisir la balle au bond pour proposer du sens et du contenu à ce qui devrait être notre seule et unique priorité (toujours IMHO).
Et puisqu'il semble toléré de copier / coller Wikipédia, voici un extrait de la page consacrée aux jeux du cirques :
Panem et circenses (traduite mot à mot : Pain et Jeux du cirque) est une expression latine utilisée dans la Rome antique pour dénoncer l'usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d'organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer la bienveillance de l'opinion populaire. L'expression est attribuée au poète latin Juvénal, qui lui donne un sens satirique et péjoratif.
Aujourd'hui, elle est souvent utilisée pour signifier la relation biaisée qui peut s'établir dans ces périodes de relâchement, ou de décadence, entre :
- une population qui peut se laisser aller, se satisfaire de pain et de jeux, c'est-à-dire de se contenter de se nourrir et de se divertir et ne plus se soucier d'enjeux plus exigeants ou à plus long-terme concernant le destin de la vie individuelle ou collective.
- un pouvoir politique qui peut être tenté d'exploiter ces tendances « à la vie facile et heureuse » par la promotion de discours et de programmes d'action populistes ou court-termistes.
Remplacer ici jeux du cirques par i-machins et autres gadgets inutiles donc indispensables !
Et considérant pour ma part que le pouvoir économique est inféodé au pouvoir économique et financier, je corrigerais en conséquence le dernier paragraphe.
Plus le temps passe plus la ressemblance entre notre époque et la décadence romaine me semble évidente. Qui seront les barbares ?
# Panem et circenses
Posté par Vincent Gay (site web personnel) . En réponse au journal Obsolescence programmé = FOUTAISE. Évalué à 8.
Qu'il y ait obsolescence programmée ne me fait aucun doute, et l'on peut discuter à l'infini pour savoir si c'est un complot du marketing ou les conséquences inéluctables d'un système de marché concurrentiel. Cette tendance à considérer la politique en termes de gentils et de méchants (de bien et de mal) n'a pour moi pas grand sens. Toujours est-il que (IMHO) :
Et puisqu'il semble toléré de copier / coller Wikipédia, voici un extrait de la page consacrée aux jeux du cirques :
Remplacer ici jeux du cirques par i-machins et autres gadgets inutiles donc indispensables !
Et considérant pour ma part que le pouvoir économique est inféodé au pouvoir économique et financier, je corrigerais en conséquence le dernier paragraphe.
Plus le temps passe plus la ressemblance entre notre époque et la décadence romaine me semble évidente. Qui seront les barbares ?