Il s'agit de refuser d'accréditer la thèse de l'obsolescence programmée généralisée crée par les industriels pour duper les gentils consommateurs.
Dans certaines situations, je pense que c'est réellement une volonté des constructeurs. Toujours dans le domaine du multimédia, j'ai lu récemment que certains éditeurs veulent tuer le jeux de l'occasion sur les consoles en empêchent les jeux de s'exécuter sur plusieurs machines différentes (donc si la machine tombe en panne, d'une pierre deux coups, son propriétaire perd tous ses jeux).
Mais parfois, je l'accorde ce n'est pas pour duper. Pour un nombre croissant de produits, il devient, de fait, de plus en plus difficile de les réparer. Les produits de marque Apple sont un des meilleurs exemples. Ce n'est pas une décision nécessairement voulue mais une conséquence de la nécessaire rentabilité économique du capital, parce que ça coûte moins cher ainsi (quoique dans le cas d'Apple, j'ai des doutes).
Il s'agit de dire à ces gens qu'ils se trompent, et que même si cette thèse à un aspect déculpabilisant, ils sont une partie du problème de la sur-consommation.
Dire qu'il suffirait de ne pas les acheter ne résout pas le problème, ni même "éduquer à la consommation", puisque c'est l'industrie dans son ensemble qui suit ce même chemin. Pour une grande part, je pense que les consommateurs sont pris en otage.
De plus, dire que les gens sur-consomment ne me paraît pas correspondre à la réalité. J'ai plutôt l'impression que la crise économique jettent des millions de gens au chômage et dans la pauvreté sinon dans la misère, leur privant d'un revenu leur permettant de vivre décemment.
Il faut avoir accès à un certain standard de vie pour pouvoir se permettre de consommer moins. Quand son revenu permet tout juste de payer le loyer, la nourriture et à l'occasion quelques sorties pour les enfants, ce discours paraît hors de propos.
À mon avis, il n'est pas possible de séparer le problème de la consommation de celui de la production. Changeons les critères de production pour qu'ils répondent aux besoins réels de la population plutôt qu'à la seule rentabilité du capital et les habitudes de consommation changeront. Comment faire en sorte que la production soit orientée vers ces besoins ? Et bien laissons les gens (nous) décider démocratiquement de ce qu'ils veulent produire et consommer. S'il ne faut pas exclure quelques erreurs au début, parions justement sur l'intelligence collective pour les corriger par la suite.
[^] # Re: Définition de l'obsolescence programmée
Posté par Pif le Chien . En réponse au journal Obsolescence programmé = FOUTAISE. Évalué à 1.
Dans certaines situations, je pense que c'est réellement une volonté des constructeurs. Toujours dans le domaine du multimédia, j'ai lu récemment que certains éditeurs veulent tuer le jeux de l'occasion sur les consoles en empêchent les jeux de s'exécuter sur plusieurs machines différentes (donc si la machine tombe en panne, d'une pierre deux coups, son propriétaire perd tous ses jeux).
Mais parfois, je l'accorde ce n'est pas pour duper. Pour un nombre croissant de produits, il devient, de fait, de plus en plus difficile de les réparer. Les produits de marque Apple sont un des meilleurs exemples. Ce n'est pas une décision nécessairement voulue mais une conséquence de la nécessaire rentabilité économique du capital, parce que ça coûte moins cher ainsi (quoique dans le cas d'Apple, j'ai des doutes).
Dire qu'il suffirait de ne pas les acheter ne résout pas le problème, ni même "éduquer à la consommation", puisque c'est l'industrie dans son ensemble qui suit ce même chemin. Pour une grande part, je pense que les consommateurs sont pris en otage.
De plus, dire que les gens sur-consomment ne me paraît pas correspondre à la réalité. J'ai plutôt l'impression que la crise économique jettent des millions de gens au chômage et dans la pauvreté sinon dans la misère, leur privant d'un revenu leur permettant de vivre décemment.
Il faut avoir accès à un certain standard de vie pour pouvoir se permettre de consommer moins. Quand son revenu permet tout juste de payer le loyer, la nourriture et à l'occasion quelques sorties pour les enfants, ce discours paraît hors de propos.
À mon avis, il n'est pas possible de séparer le problème de la consommation de celui de la production. Changeons les critères de production pour qu'ils répondent aux besoins réels de la population plutôt qu'à la seule rentabilité du capital et les habitudes de consommation changeront. Comment faire en sorte que la production soit orientée vers ces besoins ? Et bien laissons les gens (nous) décider démocratiquement de ce qu'ils veulent produire et consommer. S'il ne faut pas exclure quelques erreurs au début, parions justement sur l'intelligence collective pour les corriger par la suite.