Tes réflexions sont fondées car la finance actuelle n'est certainement pas parfaite. Cela dit, il est important de ne pas avoir trop d'idées préconçues et de rester avec un esprit relativement ouvert. Quand tu parles de gaspillage, il faut quand même remonter aux origines des besoins et comprendre que la majeure partie de ces dépenses vient du besoin de couvrir des risques d'entreprises qui ne le faisaient pas avant.
Il y a vingt ans, lorsque ton entreprise investissait à l'étranger dans la construction d'une usine par exemple, elle assumait une large partie des risques propres à son projet : risque de change dû à des devises différentes dans le pays cible, risque de taux sur ses financements pour le projet, risque économique quant à la santé financière du pays cible, etc… Autant te dire que ces risques ont coûté très cher à des entreprises et que celles-ci ont considéré qu'elles ne devaient plus les prendre. Pour cela, elles ont déporté tous les risques financiers aux banques tout en diminuant la rentabilité de leur projets. Il est assez logique de comprendre que quand Renault investit à Curitiba au Brésil, il ne souhaite pas prendre de risque sur les variations de taux de change réal/euro/dollars.
La plupart de ces nouveaux besoins ont progressivement été migrés vers des banques/investisseurs financiers et je trouve cela plus sain : quand GDF SUEZ a des pertes annuelles de plusieurs milliards d'euros pour des effets de change, je trouve ça incohérent avec leurs compétences propres.
Alors, certes il y a bien une perte financière dans le système actuel, mais celle-ci est du domaine de l'assurance et de la spécialisation des activités.
[^] # Re: Peut-être pas les actions ...
Posté par lezardbreton . En réponse au journal Nouvelle taxe sur certains Jeux d'Argents. Évalué à 2.
Tes réflexions sont fondées car la finance actuelle n'est certainement pas parfaite. Cela dit, il est important de ne pas avoir trop d'idées préconçues et de rester avec un esprit relativement ouvert. Quand tu parles de gaspillage, il faut quand même remonter aux origines des besoins et comprendre que la majeure partie de ces dépenses vient du besoin de couvrir des risques d'entreprises qui ne le faisaient pas avant.
Il y a vingt ans, lorsque ton entreprise investissait à l'étranger dans la construction d'une usine par exemple, elle assumait une large partie des risques propres à son projet : risque de change dû à des devises différentes dans le pays cible, risque de taux sur ses financements pour le projet, risque économique quant à la santé financière du pays cible, etc… Autant te dire que ces risques ont coûté très cher à des entreprises et que celles-ci ont considéré qu'elles ne devaient plus les prendre. Pour cela, elles ont déporté tous les risques financiers aux banques tout en diminuant la rentabilité de leur projets. Il est assez logique de comprendre que quand Renault investit à Curitiba au Brésil, il ne souhaite pas prendre de risque sur les variations de taux de change réal/euro/dollars.
La plupart de ces nouveaux besoins ont progressivement été migrés vers des banques/investisseurs financiers et je trouve cela plus sain : quand GDF SUEZ a des pertes annuelles de plusieurs milliards d'euros pour des effets de change, je trouve ça incohérent avec leurs compétences propres.
Alors, certes il y a bien une perte financière dans le système actuel, mais celle-ci est du domaine de l'assurance et de la spécialisation des activités.