C'est pour ça que l'état doit être plus fort que les entreprises. Une entreprise n'est pas démocratique, et n'a que faire des intérêts des autres. Certains d'entre nous essayent de ménager la chèvre et le chou en travaillant pour des entreprises qui font du logiciel libre, avec une notion du partage un peu plus avancée que dans le modèle "classique".
Le problème est simple: l'état Éthiopien lance un marché. FT participe ou ne participe pas. S'il ne participe pas, il perd des parts de marchés, car quelqu'un répondra. Dans un cas comme celui là, pour donner à FT les moyens d'être "morale" et, donc, de ne pas participer à ce marché sans mettre en péril son business, est que l'état, ou une structure au-dessus (ONU, etc) établisse des règles qui empêche les concurrents de FT de participer. On appelle ça un embargo. À manier avec précaution: il faut être sûr que l'embargo soit démocratique, c'est-à-dire qu'il soit décidé en fonction des intérêts du peuple, et pas pour privilégier une autre entreprise.
Donc la solution est super simple d'un côté: entreprises morales = contrôlées par des règles démocratiques. D'un autre côté, si la démocratie est une belle idée, elle reste à être mise en œuvre…
Jean
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: Encore une fois...
Posté par Jean Parpaillon . En réponse à la dépêche Nouvelles technologies à l’assaut de la démocratie éthiopienne. Évalué à 1.
+1 sur l'analyse.
C'est pour ça que l'état doit être plus fort que les entreprises. Une entreprise n'est pas démocratique, et n'a que faire des intérêts des autres. Certains d'entre nous essayent de ménager la chèvre et le chou en travaillant pour des entreprises qui font du logiciel libre, avec une notion du partage un peu plus avancée que dans le modèle "classique".
Le problème est simple: l'état Éthiopien lance un marché. FT participe ou ne participe pas. S'il ne participe pas, il perd des parts de marchés, car quelqu'un répondra. Dans un cas comme celui là, pour donner à FT les moyens d'être "morale" et, donc, de ne pas participer à ce marché sans mettre en péril son business, est que l'état, ou une structure au-dessus (ONU, etc) établisse des règles qui empêche les concurrents de FT de participer. On appelle ça un embargo. À manier avec précaution: il faut être sûr que l'embargo soit démocratique, c'est-à-dire qu'il soit décidé en fonction des intérêts du peuple, et pas pour privilégier une autre entreprise.
Donc la solution est super simple d'un côté: entreprises morales = contrôlées par des règles démocratiques. D'un autre côté, si la démocratie est une belle idée, elle reste à être mise en œuvre…
Jean
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier