D’une manière générale, il est vraiment difficile d’émettre la moindre pensée sans qu’on t’accuse aussitôt d’être du bord de untel, d’avoir des arrière-pensées ou d’être accusé d’être un facho, un démago, un communiste, etc. Il faut vraiment faire attention à ce qu’on dit. En atteste le commentaire plus bas ("journal qui pue, et ce un jour de vote") qui semble croire que je fais de la propagande (pour qui, je ne sais pas trop), promeus la haine de la démocratie et le bonapartisme. Ah bon ? Je découvre que je suis un sacré salaud. :)
À notre(?) décharge :
1o On sort d’un XXème siècle épouvantable. Ça explique ce qu’on peut qualifier de terreur de changer, et donc une forte volonté conservatrice, sauf discours sociétaux plus ou moins consensuels.
2o Il y a un poids social et historique énorme qui travaille, plus qu’un discours dominant, les idées d’une « fin de l’Histoire (idéologique donc politique, économique, géostratégique) » et du « capitalisme comme seul compatible avec la démocratie », de la « croissance et progrès infinis » sont très fortement ancrées.
3o Mais tout ça est en train de voler en éclat. Au niveau géostratégique le 11 septembre et la théorie d’une confrontation avec le monde arabe/musulman, qu’on y adhère ou pas, y est pour quelque chose. Au niveau économique la crise a certainement détruit aussi l’idée que notre système économique était optimal. De même ma génération a une vision assez lointaine et très floue de ce qu’a pu être la guerre et/ou le communisme, et il devrait y avoir moins de (auto-)censure à l’avenir sur ces sujets épineux et douloureux. Enfin, même s’il y a tentative de récupération, l’écologie remet tout doucement en cause le productivisme.
[^] # Re: Reproduction du système
Posté par Faussoyeur . En réponse au journal La « démocratie » représentative, illusion désirée par les notables. Évalué à 0.
À notre(?) décharge :
1o On sort d’un XXème siècle épouvantable. Ça explique ce qu’on peut qualifier de terreur de changer, et donc une forte volonté conservatrice, sauf discours sociétaux plus ou moins consensuels.
2o Il y a un poids social et historique énorme qui travaille, plus qu’un discours dominant, les idées d’une « fin de l’Histoire (idéologique donc politique, économique, géostratégique) » et du « capitalisme comme seul compatible avec la démocratie », de la « croissance et progrès infinis » sont très fortement ancrées.
3o Mais tout ça est en train de voler en éclat. Au niveau géostratégique le 11 septembre et la théorie d’une confrontation avec le monde arabe/musulman, qu’on y adhère ou pas, y est pour quelque chose. Au niveau économique la crise a certainement détruit aussi l’idée que notre système économique était optimal. De même ma génération a une vision assez lointaine et très floue de ce qu’a pu être la guerre et/ou le communisme, et il devrait y avoir moins de (auto-)censure à l’avenir sur ces sujets épineux et douloureux. Enfin, même s’il y a tentative de récupération, l’écologie remet tout doucement en cause le productivisme.