• [^] # Re: mouais ...

    Posté par . En réponse au journal L'argent dette. Évalué à 2. Dernière modification le 09 juin 2012 à 15:53.

    Quand tu dis ne pas être démocrate, c’est selon quelle définition, la tienne ou celle de Zenitram ?

    Je ne suis démocrate dans aucune définition, même dans la mienne. :)
    Je ne suis pas démocrate dans la mesure où je ne crois pas que la majorité a toujours raison, d’où mon impossibilité de croire aux lois démocratiques, et que je me méfie des effets de groupe. Ça ne signifie pas pour autant que je suis favorable aux oligarchies, aux technocrates, ou à toute forme de gouvernement élitiste.
    Je ne suis pas démocrate parce que tous les gouvernements, quelle que soit leur nature, sont potentiellement bons ou mauvais. Tous sont plutôt mauvais, et certains plus que d’autres, mais c’est tout. Mais je ne glorifie nullement la démocratie parce que c’est potentiellement pire ailleurs.

    Qu’est-ce que pour toi une bonne démocratie, si tu avais la possibilité de élaborer une ?

    À mes yeux, la seule véritable démocratie, c’est la démocratie directe. Pas d’élus, pas de représentants. Tout le monde a un vote et c’est tout. Mais je ne crois pas que ce serait la panacée. À mon avis, il y aurait une longue période d’apprentissage et de heurts.

    Mais je peux employer le mot démocratie au sens usuel du terme en parlant des gouvernements élus, d’où la confusion dans les discussions ci-dessus.

    En revanche, je ne considère jamais comme démocratique ce qui est désigné par des représentants, car on est trop loin de la sémantique originelle du mot démocratie. Comme je l’explique plus haut, démocratie est un mot qui a délibérément été promu pour confondre le peuple, c’était vers la fin du XIXe siècle ou au début du XXe que ça s’est fait. Je ne sais malheureusement plus dans quel livre ou article d’histoire j’ai lu ça.
    Je peux comprendre qu’on puisse qualifier de démocratiques les institutions ou les gens nommés par les élus, mais ce n’est pas mon cas. Le peuple ne contrôle plus rien à ce niveau. Et il y a trop de conflits d’intérêts.

    Retour au sujet :

    Ce qui me choque, c’est qu’on a soumis l’État, donc par son biais le peuple, à des intérêts de dette qu’autrefois on ne payait pas au profit des banquiers. Autrefois, l’accroissement monétaire générait une inflation supportable, répartie sur tout le monde, mais un peu plus sur les rentiers en fait. Tandis que les intérêts de la dette qui nuisent à tout le monde, sauf les rentiers et détenteurs de capitaux, puisque ce sont eux qui prêtent. Autrement dit, on a créé un déséquilibre notoire en faveur des riches.

    Sans compter que cette histoire d’argent-dette n’est pas très claire, et, n’étant pas expert-comptable, je ne connais pas bien ces questions de bilan. Mais si j’en crois ce qui se dit, par exemple, lors des subprimes, les banques faisaient passer hors-bilan leurs créances titrisées et pouvaient donc prêter bien au-delà de la réserve de fonds propres imposée.

    Faire confiance aux banques, à mes yeux, c’est une connerie. Leur avoir confié des privilèges, c’est de l’abus de pouvoir, c’est une escroquerie, c’est criminel. Qu’on me dise ensuite qu’il n’y a pas de privilèges parce que tout le monde peut devenir banquier, ça me fout plutôt en rogne.

    Que la bonne solution soit encore à trouver, soit, mais il me semble que le modèle économique des Trente Glorieuses n’était pas si mal, en attendant mieux.

    Mais je ne suis pas très en verve aujourd’hui et je nuis probablement à la cause en la défendant mal face aux défenseurs des banquiers. :/