Comme dit précédemment c'est faux car trop simpliste : imaginons ton cas, c'est-à-dire que la banque emprunte à 1% à un an auprès de la BCE et prête à 5 ans à l'état à 3%. Tu vas avoir plusieurs types de coût :
- le coût en capital demandé pour l'opération
- le coût du risque dû à l'énorme différence de maturité entre le prêt et l'emprunt. Exemple concret : si le taux des prêts à la BCE augmente dans les 5 prochaines années (ce qui n'est pas irréaliste), alors la marge sera diminuée d'autant
- le coût du risque crédit de l'état en question : pour rappel, les états rigoureux payent beaucoup moins que les états dispendieux
- le coût du risque opérationnel sur l'opération (relativement minime dans ce cas)
- le coût RH des différents intervenants sur l'opération - au bas mot une bonne vingtaine
- le coût du système d'information mis en place
- le coût de tous les opérations juridiques menées pour avoir le droit à la fois de participer aux adjudications des états, mais aussi au placement auprès de la BCE
C'est une opération qui est très peu rentable pour la banque en question, la marge étant généralement inférieure à 0.1%.
Ce n'est pas un cercle vicieux car ça permet à la fois aux banques d'utiliser leurs dépôts en priorité, le marché interbancaire, et en dernier lieux la BCE. Le taux de la BCE est beaucoup plus cher que celui du marché interbancaire.
Le dernier bilan de la SG que j'ai regardé présentait 40 milliards d'euros prêtés aux états pour 2 milliards empruntés à la BCE. Il faut arrêter avec cette obnubilation d'intermédiation des banques entre la BCE et avec les états. Cela fonctionne bien actuellement !
[^] # Re: mouais ...
Posté par lezardbreton . En réponse au journal L'argent dette. Évalué à 4.
Comme dit précédemment c'est faux car trop simpliste : imaginons ton cas, c'est-à-dire que la banque emprunte à 1% à un an auprès de la BCE et prête à 5 ans à l'état à 3%. Tu vas avoir plusieurs types de coût :
- le coût en capital demandé pour l'opération
- le coût du risque dû à l'énorme différence de maturité entre le prêt et l'emprunt. Exemple concret : si le taux des prêts à la BCE augmente dans les 5 prochaines années (ce qui n'est pas irréaliste), alors la marge sera diminuée d'autant
- le coût du risque crédit de l'état en question : pour rappel, les états rigoureux payent beaucoup moins que les états dispendieux
- le coût du risque opérationnel sur l'opération (relativement minime dans ce cas)
- le coût RH des différents intervenants sur l'opération - au bas mot une bonne vingtaine
- le coût du système d'information mis en place
- le coût de tous les opérations juridiques menées pour avoir le droit à la fois de participer aux adjudications des états, mais aussi au placement auprès de la BCE
C'est une opération qui est très peu rentable pour la banque en question, la marge étant généralement inférieure à 0.1%.
Ce n'est pas un cercle vicieux car ça permet à la fois aux banques d'utiliser leurs dépôts en priorité, le marché interbancaire, et en dernier lieux la BCE. Le taux de la BCE est beaucoup plus cher que celui du marché interbancaire.
Le dernier bilan de la SG que j'ai regardé présentait 40 milliards d'euros prêtés aux états pour 2 milliards empruntés à la BCE. Il faut arrêter avec cette obnubilation d'intermédiation des banques entre la BCE et avec les états. Cela fonctionne bien actuellement !