Je n'ai pas pu lire l'article pointé par le lien (bloqué par le filtre web du taf) mais attention à ne pas confondre les accords de Bâle et les réserves obligatoires fixées par la banque centrale!
Lorsqu'une banque prête à un autre agent financier ou prend position sur un marché avec les fonds qu'elle possède, elle doit provisionner un certain pourcentage de ce qu'elle prête pour couvrir d'éventuelles pertes. Ce pourcentage est appelé ratio prudentiel, dépend du risque inhérent au type d'actif concerné et est défini dans les accords dits "de Bâle" qui sont négociés entre institution financières.
Lorsqu'une banque a besoin de liquidités, elle peut se tourner vers la banque centrale qui lui prête de l'argent à un certain taux (le fameux taux directeur) et oblige la banque qui emprunte à déposer (sur un compte qu'elle possède à la banque centrale) un certain pourcentage de ce qu'elle emprunte sur ses fonds propres (c'est ce que l'on appelle les réserves obligatoires). Ce taux de réserves obligatoires est fixé unilatéralement par la banque centrale.
Donc les capitaux propres à mettre à la BCE n'ont rien à voir avec Bâle III (à ma connaissance). Par contre tu as bien raison, les banques ne sont pas capables de prêter autant qu'elles le veulent.
[^] # Re: Courte critique à lire
Posté par Sclarckone . En réponse au journal L'argent dette. Évalué à 4.
Je n'ai pas pu lire l'article pointé par le lien (bloqué par le filtre web du taf) mais attention à ne pas confondre les accords de Bâle et les réserves obligatoires fixées par la banque centrale!
Lorsqu'une banque prête à un autre agent financier ou prend position sur un marché avec les fonds qu'elle possède, elle doit provisionner un certain pourcentage de ce qu'elle prête pour couvrir d'éventuelles pertes. Ce pourcentage est appelé ratio prudentiel, dépend du risque inhérent au type d'actif concerné et est défini dans les accords dits "de Bâle" qui sont négociés entre institution financières.
Lorsqu'une banque a besoin de liquidités, elle peut se tourner vers la banque centrale qui lui prête de l'argent à un certain taux (le fameux taux directeur) et oblige la banque qui emprunte à déposer (sur un compte qu'elle possède à la banque centrale) un certain pourcentage de ce qu'elle emprunte sur ses fonds propres (c'est ce que l'on appelle les réserves obligatoires). Ce taux de réserves obligatoires est fixé unilatéralement par la banque centrale.
Donc les capitaux propres à mettre à la BCE n'ont rien à voir avec Bâle III (à ma connaissance). Par contre tu as bien raison, les banques ne sont pas capables de prêter autant qu'elles le veulent.