• [^] # Re: Les fameux intérêts manquants...

    Posté par . En réponse au journal L'argent dette. Évalué à 4. Dernière modification le 07 juin 2012 à 11:53.

    Tu n'emplois pas les bon temps pour la conjugaison de tes verbes.

    création monétaire est "gratuite"

    je ne dis pas cela, et n'aborde même pas ce sujet.

    Si une banque prête 1000€ et que cette somme n'est pas remboursée, ses comptes sont à -1000€

    Oui, si tu conjugues bien (…)

    Si ta banque a été créée avec un capital de 10000€ par ses actionnaires, elle ne vaut plus que 9000€

    Tu délires complètement, en confondant entreprise et banque.

    sur l'argent qui n'existe pas encore

    Voilà. Maintenant qu'on est ok sur ce point (sans formuler de critiques à l'égard de ce système), tu rends toi même caduque les propos que tu a tenu juste avant. Ouf.

    la crise des dettes

    Tu arrives sur une vision paranoïque, en te faisant toi même le serpent se mordant la queue. L'emprunt est unique : il n'y a pas d'actes de création monétaire par un état, ou très faiblement, identique à la création monétaire par une banque. C'est même pour cela, et éviter les dérives qui ont marquées l'histoire allemande, que ça s'est décidé.

    l'assainissement risque d'être un peu douloureux…

    Tu conçois donc comme acquis le fait qu'une mauvaise gestion bancaire ayant entraînée des accords de prêts trop importants aux demandeurs soit payés par un transfert de titres ?
    La solvabilité d'une banque est apprécié sur le minimal de fonds propres, en général définis à 8%, bémoler par les derniers traités, voir le commentaire de Zenitram au sujet de Bâle III. Le "en général" est un gros oupss cependant, puisqu'il faut distinguer le marché interbancaire, du marché financier, et prendre en compte la régulation imposé par les taux directeurs. Néanmoins tout ceci influt à la marge, et ne modifie pas le principe fondateur de la création monétaire par le système bancaire : il le dirige mais ne le modifie pas. La solvabilité bancaire a une tout autre définition que la solvabilité d'une entreprise.
    Une banque renonçant à 50% d'une dette ne perds rien d'autre, réellement, qu'une possiblité de richesse nouvelle. Ce qu'elle perds, par contre, c'est sa crédibilité : n'ayant pas sû estimer correctement ce risque. Et c'est là que je ne rejoins pas le discours global du reportage faisant des banquiers des super-vilains.