On comprend cependant la réticence de Facebook à être interopérable: un concurrent pourrait alors facilement émerger. Pour ceux qui n'utilisent que les fonctions de base (liste de contacts, mur), la valeur ajoutée de FB est très faible. G+, qui fait partie d'un écosystème Google plus large, est peut-être moins inquiété par cette question.
Je pense pour ma part que Facebook n’aurait rien à craindre de ce point de vue. Je ne vois pas pourquoi ses déjà très nombreux utilisateurs partiraient subitement et je pense que ceux qui ne sont pas déjà inscrits sur un réseau social et qui se décideraient finalement à en rejoindre un choisiraient majoritairement Facebook, même si l’interopérabilité entre réseaux sociaux leur permettait de s’inscrire ailleurs. Simplement parce que c’est Facebook, le premier, le plus gros, le plus connu.
Il suffit de voir ce qui se passe avec Status.net : la très grande majorité, pour ne pas pas dire la quasi-totalité, des utilisateurs sont sur Identi.ca, alors qu’ils auraient pu s’inscrire sur n’importe quelle autre instance — et les utilisateurs de Status.net sont a priori plus susceptibles d’être sensibilisés aux questions de décentralisation, d’interopérabilité et assimilées (sinon ils seraient sur Twitter, comme tout le monde). Pourquoi Identi.ca ? Parce qu’on ne « voi[t] pas l’intérêt d’utiliser une autre instance que celle qui est connue. »
(Analogie pourrie avec le monde physique : Nespresso n’a plus l’exclusivité des capsules pour ses machines à café — d’autres marques vendent désormais des capsules compatibles —, et pourtant à la machine du bureau tout le monde continue à se fournir exclusivement chez Nespresso. Peut-être que leur café est réellement meilleur, mais je pense plutôt que c’est simplement une sorte de « prime au premier sur le marché ».)
[^] # Re: Interopérabilité
Posté par gouttegd . En réponse au journal Sergey Brin dénonce les «cages dorées» de Facebook et Apple. Évalué à 4. Dernière modification le 06 juin 2012 à 10:32.
Je pense pour ma part que Facebook n’aurait rien à craindre de ce point de vue. Je ne vois pas pourquoi ses déjà très nombreux utilisateurs partiraient subitement et je pense que ceux qui ne sont pas déjà inscrits sur un réseau social et qui se décideraient finalement à en rejoindre un choisiraient majoritairement Facebook, même si l’interopérabilité entre réseaux sociaux leur permettait de s’inscrire ailleurs. Simplement parce que c’est Facebook, le premier, le plus gros, le plus connu.
Il suffit de voir ce qui se passe avec Status.net : la très grande majorité, pour ne pas pas dire la quasi-totalité, des utilisateurs sont sur Identi.ca, alors qu’ils auraient pu s’inscrire sur n’importe quelle autre instance — et les utilisateurs de Status.net sont a priori plus susceptibles d’être sensibilisés aux questions de décentralisation, d’interopérabilité et assimilées (sinon ils seraient sur Twitter, comme tout le monde). Pourquoi Identi.ca ? Parce qu’on ne « voi[t] pas l’intérêt d’utiliser une autre instance que celle qui est connue. »
(Analogie pourrie avec le monde physique : Nespresso n’a plus l’exclusivité des capsules pour ses machines à café — d’autres marques vendent désormais des capsules compatibles —, et pourtant à la machine du bureau tout le monde continue à se fournir exclusivement chez Nespresso. Peut-être que leur café est réellement meilleur, mais je pense plutôt que c’est simplement une sorte de « prime au premier sur le marché ».)