parce que imaginez : vous êtes avec groupe d'amis : l'un d'entre eux lâche un vent, un autre allume une clope : lequel va se faire traiter de gros puant ?
Alors déjà, je connais très, très peu de fumeurs. Ça doit être lié au milieu social ou je ne sais quoi, mais en tout cas cette situation (en groupe d'amis, l'un d'eux allume un clope) ne s'est jamais présentée. Maintenant, si elle se présente :
si c'est en intérieur, chez moi (aucune chance que ça se produise, mes amis sont des gens civilisés qui ne se permettraient pas de fumer chez quelqu'un), je l'engueule et je le fous dehors immédiatement : pour fumer, c'est sur le balcon, fenêtre fermée et tu frappes à la fenêtre quand tu veux rentrer pour qu'on t'ouvre ;
si c'est en extérieur, ça va se voir que je n'aime pas ça, parce que je vais au moins changer de position en fonction du vent.
Ensuite, c'est une question de perception et d'habitude. Il y a cinquante ans, fumer était bien perçu, même en intérieur, même au travail, même dans un édifice public. Depuis, non seulement les règles ont changé, mais également la perception de ces actes : aujourd'hui, fumer au travail ou dans un édifice public serait inimaginable, fumer en intérieur sans demander est extrêmement impoli et refuser qu'un invité fume en intérieur ne choque personne. Quelqu'un qui allumerait une cigarette dans un train, au mépris de l'interdiction, serait immédiatement considéré comme un connard fini, par exemple.
Et cette perception continue de changer. Fumer sur les quais d'une gare est interdit, mais semble plutôt toléré ; je ne serais cependant pas surpris que ces fumeurs soient rapidement mal considérés : cela commencera par des remarques, de plus en plus méprisantes, jusqu'à ce que ce soit assez insupportable. Fumer dans un abribus, pareil. Bref, ça évolue, et la fumée en public ne fait que perdre du terrain. Pour en revenir au sujet, une flatulence est mal perçue, mais fumer l'est également dans bien des contextes, et ça ne fait que commencer.
[^] # Re: Naturistes
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [ Liberté ] : Association de défense des "droits des fumeurs adultes". Évalué à 8. Dernière modification le 28 mai 2012 à 13:39.
Alors déjà, je connais très, très peu de fumeurs. Ça doit être lié au milieu social ou je ne sais quoi, mais en tout cas cette situation (en groupe d'amis, l'un d'eux allume un clope) ne s'est jamais présentée. Maintenant, si elle se présente :
Ensuite, c'est une question de perception et d'habitude. Il y a cinquante ans, fumer était bien perçu, même en intérieur, même au travail, même dans un édifice public. Depuis, non seulement les règles ont changé, mais également la perception de ces actes : aujourd'hui, fumer au travail ou dans un édifice public serait inimaginable, fumer en intérieur sans demander est extrêmement impoli et refuser qu'un invité fume en intérieur ne choque personne. Quelqu'un qui allumerait une cigarette dans un train, au mépris de l'interdiction, serait immédiatement considéré comme un connard fini, par exemple.
Et cette perception continue de changer. Fumer sur les quais d'une gare est interdit, mais semble plutôt toléré ; je ne serais cependant pas surpris que ces fumeurs soient rapidement mal considérés : cela commencera par des remarques, de plus en plus méprisantes, jusqu'à ce que ce soit assez insupportable. Fumer dans un abribus, pareil. Bref, ça évolue, et la fumée en public ne fait que perdre du terrain. Pour en revenir au sujet, une flatulence est mal perçue, mais fumer l'est également dans bien des contextes, et ça ne fait que commencer.