• # Facebook

    Posté par . En réponse au journal petite analyse des réseaux sociaux. Évalué à 7. Dernière modification le 22 mai 2012 à 18:01.

    Bizarrement, je trouve que Facebook est justement mieux que Twitter et au moins équivalent à Google+ pour le partage d'information.

    [ J'ai essayé d'éviter les anglicismes, mais les ai finalement maintenu pour les concepts de facebook tels qu'ils apparaissent dans l'interface par défaut. Quand je parle de « subscription », il s'agit d'une personne dont j'ai souscrit aux publications sans être ami avec elle.
    Par ailleurs, quand je dis « contact », il s'agit d'un ami ou d'une subscription ]

    En vrac, par rapport à Twitter :

    • on n'a pas la limite ridicule de 140 caractères (de plus, je trouve absurde que les url soient comptabilisées dans la longueur du message, et imposent du coup l'utilisation de tinyurl et autres).
    • on peut choisir facilement avec qui on veut partager une information (ça n'a pas toujours été le cas, le lancement de g+ a fait bouger les choses)
    • les like, bien utilisés, permettent de rendre plus visibles une information populaire/intéressante, et quand on publie ils donnent un retour (on sait qu'on n'a pas balancé un lien dans le vide)
    • on a un aperçu du contenu d'une page liée, qu'il soit textuel ou multimédia, ce qui aide à choisir de cliquer ou non
    • la gestion des listes de contacts est beaucoup plus agréable à utiliser que twitter (j'y reviens en fin de commentaire)
    • les commentaires sont facilement accessibles - l'interface ne Twitter ne se prête pas trop à des débats sur une publication.

    Petite illustration (la capture d'écran date un peu mais n'est pas obsolète pour ce propos) :

    Partage d'information sur Facebook

    Longtemps, Facebook avait l'inconvénient de nécessiter des relations à double-sens : pour lire les publications d'une personne je dois être ami avec, et elle peut ainsi lire les miennes. Désormais, on peut souscrire aux publications publiques de quelqu'un, et c'est comme un 'follow' sur Twitter.

    Ratio signal/bruit (SNR)

    Oui, par défaut, quand on a plus d'une dizaines de contacts, on se retrouve à devoir chercher l'information dans un bruit important. Mais, dans mon expérience, c'est sur facebook qu'on peut le mieux améliorer ça.

    Premier moyen, choisir individuellement la quantité d'information qu'on reçoit d'un contact :

    Choisir la visiblité des publications d'un contact

    Je peux réduire la quantité d'info, le type d'info, ou ignorer complètement un contact. En pratique, la plupart de mes contacts qui postent plus d'une fois par jour se retrouvent dans « j'ignore complètement ». Le SNR de mon « flux global » (News Feed dans l'interface) est déjà multiplié significativement.

    Seuls restent visibles dans le News Feed ceux qui ne postent presque jamais, et ceux qui ont pour habitude de poster des informations intéressantes, même si elles ne m'intéressent pas toujours personnellement.

    On peut aussi choisir de faire disparaître une publication du flux, et les algos de facebook essaieront de rendre moins visibles les publications similaires. Je ne sais pas comment ça fonctionne en pratique.

    Deuxième : les listes. Elles sont plus ou moins équivalentes au cercles de G+.

    J'ai une liste d'« amis proches » dont je lis presque tout. Je peux voir leurs posts et activités dans un flux à part, ou dans le flux global. Elle me sert aussi quand je publie quelque chose, si je ne veux pas que tous mes contacts puissent le voir.

    On peut avoir des listes par intérêts, j'ai par exemple une liste "Info-UdS" dans laquelle j'accède aux posts concernant mon université. On peut y mettre des contacts ou des pages.

    Sur Twitter c'est en théorie possible, mais quand j'ai voulu essayer, il m'a fallu 3 clics avec une petite latence à chaque ajout de contact. Sur fb, c'est un clic par contact. Ou alors quelques lettres à taper puis .

    En bonus, mais on est ici plus dans l'aspect social que « partage d'information » : les « groupes ». L'information postée dessus sera reçue par toutes les membres. Ça permet par exemple :
    - à un groupe d'amis de préparer un voyage au FOSDEM, avec synchronisation des départs/arrivées à Bruxelles, et mutualisation du coût d'hébergement
    - à une classe ou promo de partager des informations sur un cours, les exams, …

    Pour résumer, sur Facebook, on peut facilement séparer « personnes qui ne publient que des informations intéressantes, souvent sur un sujet particulier » (tweets) avec « activités des amis et liens vers des lolcats ou chansons sur youtube ». Et dans la deuxième catégorie, on peut facilement ignorer les amis qui ne publient rien d'intéressants et ne font que du bruit.

    Il est évident que même si je défends ici Facebook pour la facilité et efficacité du partage d'information qu'il offre, je ne suis pas le dernier à critiquer sa centralisation des données et son business-model. Mais sur ce point, les deux autres ne sont pas mieux, et Google est même pire (ils stockent en plus les recherches, les mails, les documents, … de ses utilisateurs).