• [^] # Re: Problème de sémantique.

    Posté par . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 1.

    e) ça existe mais on ne peut pas le concevoir

    Si ca existe et que la possibilité de le concevoir n'est pas atteignable, alors c'est disjoint de notre réalité, donc ca n'existe pas.

    f) ça n’existe pas et on le désigne sans se méprendre sur sa non-existence (comme le néant)

    Donc on pense pouvoir le concevoir, sans pouvoir valider cette pensée. Cas d)

    Je t’ajoute ici deux exemples qui n’en font pas partie et qui ne me semble pas du tout tiré par les cheveux. Je ne prétend pas pour autant que ça rend la liste exhaustive.

    Tes deux exemples n'apportent rien aux quatre exemple déjà donnés. On ne peut discourir raisonnablement que sur ce que l'on peut constater ou concevoir, sinon on passe dans l'absurde. Ce n'est pas un point ce vue (et ce n'est même pas le mien) c'est uen simple question de logique. Parler d'une chose que l'on ne peut et que l'on ne pourra jamais appréhender n'a aucun sens.

    En tant que contenu, elle peut exister sans être humain. Comme un soda peut résider dans un verre. Mais sans être humain pour interagir avec, ce ne sera pas une boisson. Ton tas de données stocké, sans être humain pour l’interpréter, ce ne sera pas de l’information, ce ne sera pas une œuvre.

    Et ? Je te rapelle que le but est de savoir si ce qui est soumis par les contributeurs du site est nécessairement une oeuvre. Et je te rapelle également que je soutiens que non.

    Alors il faut se garder d’accorder du crédit au sens premier

    Non. Un peintre en batiment n'est pas un peintre, une machine peut faire le travail d'un peintre en batiment. Parfois c'est le mot qui porte el sens, parfois c'est la locution entière. Et le sens etymologique peut subsister ou non dans le sens moderne. Le cancer n'est pas un crabe et quand on traite quelqu'un de con ca ne veut pas dire qu'il est efféminé. L'étymologie a son rôle dans l'étude des mentalité et le suivi historique des mentalités, mais elle ne permet pas de définir le sens moderne d'un mot à coup sur.

    Transcendant, éthéré, tout cela c’est du mystique pour moi.

    Et parceque c'est mystique pour toi, indépendamment de tout argument et surout contre le sens même du mot, il faudrait ne pas utiliser un mot qui désigne parfaitement le problème.

    Soit on décrit les expériences de pensée expérimentales par tout à chacun (moyennant l’effort intellectuel idoine), soit on s’appuie sur du vent.

    Le trancendant est justement ce qui ne peut être décrit complètement et surtout justement. Il échappe au discours structuré tout en restant appréhendable par tout un chacun. Nier le transcendant revient à penser que l'Amour, l'Humanité, l'Art, le Génie etc. sont expliquables parfaitement par un discours raisonné, et donc reproductible mécaniquement. C'est l'approche transhumaniste du monde.

    L’humanité c’est l’ensemble des êtres humains

    Oui et l'Humanité est la partie transcendante qui distingue un individu d'une bête. Un homme peut perdre son Humanité, et il fera toujours partie de l'humanité.

    c’est à dire l’ensemble des êtres où un être humain se reconnait. Il n’y a rien de mystique (transcendantal si tu préfères) la-dedans, c’est une dichotomie issue de besoins pratiques.

    Rien de nécessairement mystique en effet, mais à moins que tu ne pense qu'une machine suffisament sophistiquée puisse fabriquer en boucle de l'Humanité - il y a du transcendant.
    Et il ne s'agit pas non plus d'une dichotomie, la reconnaissance de l'humanité d'un tiers ou sa négation ayant depuis toujours été un sujet flou. De l'absence d'ame des femmes en passant par la non humanité de certaines populations (ethniques ou criminelles) jusqu'à ma voisinne qui m'assure que son chien est plus Humain que la plupart d'entre nous.