Comme si l’identité correspondait à une quelconque réalité.
Il va falloir choisir, soit seule la perception permet l'apréhension de quelque chose de tangible, soit l'objet et l'oeuvre sont dissociés soit il existe un phénomène transcendant, soit la notion d'oeuvre est illusoire.
Tu passes d'un point de vue à l'autre sans même relever les contradictions de tes propres propos. Les examples que je donne sont destinés à te mettre face à tes contradictions, mais tu ne semble pas percevoir leur but. Chaque approche de la notion d'art (la majuscule n'est pas un oubli) est contrable par les autres approches, mais toutes les approches amènent forcément à faire le distingo entre une production humaine artistique et une production humaine non artistique, a moins de verser dans le nihilisme artistique ou toute création humaine est art et de fait le mot est vidé de son sens.
Il convient d'être un peu cohérent avec toi même, choisi ton point de vue et je pourrais te démontrer que l'appellation "contenu" pour les pariticipations au site est parfaitement adaptée.
Tu dois bien te rendre compte que dans un mode identitaire on parle d'une vis de 15 cm fraisée tête plate à empreinte cruciforme, car une appelation de ce type suffit à décrire l'objet complètement. Par contre on parlera de LA toile de Van Gogh "Les Tournesols". Même si il s'agit d'une copie, d'une carte postale ou d'un clone parfait à l'atome prêt effectué par une machine qui reste à inventer. Indépendament de tout contexte, de tout observateur ou de tout ressenti il n'y a qu'une seule toile "Les Tournesols" même si il en existe des milliers de copie parfaites de part le monde.
A l'inverse la fontaine de Duchamps a besoin du contexte pour prétendre à un status d'oeuvre, en fait l'oeuvre n'a même pas besoin de l'objet pour exister et pour preuve celui-ci a été perdu et remplacé au pied levé par des objets identiques provenant de la même source. Si on peut remplacer l'urinoir par un autre qui n'est pas une copie parfaite sans altérer l'oeuvre c'est bien que l'oeuvre, dans le cadre du ready-made est indépendante de l'objet.
Quand on duplique la fontaine de Duchamps il y a plusieurs urinoirs, quand on copie un DVD il n'y a qu'un seul film. Dans un cas on duplique l'objet lui même, dans l'autre on transpose un objet unique sur un autre média.
Pas du tout, je ne l’ai pas pensé pour la publier ici en premier lieu, et ce n’est pas ici que je l’ai publié en premier (mis à par les retouches qui m’ont paru pertinentes pour publier ici-même).
C'est bien ce que je dis, tu confonds vocable et oeuvre. Le fait que ta démarche soit éventuellement artistique ne change rien à la qualité (au sens de qualification en tant que contenu ou oeuvre) de ton texte, pas plus que le fait que Duchamps ait utilisé un modèle d'urinoir pour son oeuvre ne transforme les autres urinoirs du même fabriquant en oeuvre. Sans le contexte, sans le site, sans le débat ton texte est un contenu.
La maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage parle bien des actions menés dans l’industrie et de leurs résultats. Il n’y a pas d’œuvre que d’art.
La maitrise d'ouvrage gére la partie technique, factuelle, raisonnée. La maitrise d'oeuvre gère la partie décisionnelle, les choix et la création. Il n'y a pas nécessairement matière à exposer tout résultat du travail de la maitrise d'oeuvre dans un musée - mais de là à nier la dimension artistique de la maitrise d'oeuvre c'est un peu dur. La maitrise d'oeuvre est assuré par des architectes, des graphistes, des designer, des stylistes etc. Bref des gens pour qui l'aspect esthétique et artistique se doit d'avoir une importance.
Et bien je nie cette transcendance, et je suis prêt à nier toute transcendance
La transcendance est la capacité à faire fit de l'immédiat et de l'apparent, à dépasser le conscient, à aller au delà de ce qui peut être appris méccaniquement, au delà de la connaissance. Nier la transcendance revient exactement à nier l'Humain, ou pour être exact à nier l'aspect éthéré de la notion d'Humanité. Es-tu absolument sur de vouloir nier toute transcendance ? Car ton journal n'a aucun sens si c'est le cas, sans transcendance les notions de contenu et d'oeuvre sont confondue. Privée du sublime l'oeuvre redevient une suite de gestes, d'atomes, de mots.
Quel rapport entre un exercice technique et un résultat du hasard ?
Sans transcendance, c'est à dire sans composant immatériel que l'on ne pourra jamais expliquer complètement, l'Art est rammené à un élément issu soit d'une technique annormalement maitrisée, soit d'un accident. Eventuellement d'un mélange des deux. Le caractère Artistique d'une oeuvre n'étant pas reproductible à coup sur pour un simple défaut de technologie. Nier la transcendance veut dire soit que l'artiste à succès est annormalement chanceux (si l'Art relève de l'absurde) soit qu'il sera possible un jour de créer des machines dont le fonctionnement méccanique leur permettra à coup sur de créer à chaque fois une oeuvre d'art différente, de très grande beauté, comparable en tout point au travail des artistes les plus doués de l'humanité. C'est dans cet optique que s'inscrit (entre autre) la philosophie transhumaniste. Mais comme tu parles d'utiliser le mot oeuvre et non le mot contenu pour désigner les participations au site, j'en déduis que ce n'est pas ta philosophie.
Une fois de plus il s'agit d'un problème de vocable, tu associes la transcendance à un élément que tu abhorres et de fait tu le rejette sans l'analyser.
Pourquoi faire abstraction totale du contexte historique, puisqu’étymologiquement art viens du latin ars (« habileté, métier, connaissance technique ») ?
L'éthymologie donne l'origine des mots, rarement leur sens. Même si parfois la connaissance du sens moderne et du sens de la racine ethymologique permet de comprendre comment on est passé de l'un à l'autre. Cependant je te déconseille de trouver le sens d'un texte en t'appuyant sur le sens orginel des racines ethymologiques des mots de ce texte, le résulat peut être amusant - mais à part dans certains domaine scientifiques très cadrés il a peu de chance d'être pertinent.
J’ai plutôt tendance à l’évacuer partout où elle ne me semble avoir d’autre intérêt que de la pédanterie
Je dois bien t'avouer que j'ai participé à ce débat principalement parceque le coktail vendredi+possibilité d'un concours de pédanterie sémantique m'ait apparu comme irrésistible. Vendredi est passé maintenant. Indépendamment de la forme (qui est très importante quand on a décidé de toucher le fond) le contenu de mes posts était lui en adéquation avec ma pensée. L'appellation "Contenu" générique est plus adaptée que de demander aux différents participants de ce site de produire des oeuvres. Longue vie au journal bookmark, longue vie aux tristes points de vues, longue vie aux clavier qui se blo
Quand à la majuscule à Art, elle permet de faire le distinguo entre la notion philosophique et la production considérée aujourd'hui comme artistique. Même si demain une nouvelle forme d'expression venait à reléguer toutes les oeuvres d'art connues au rang de babioles esthétiquement douteuse, l'Art en tant que notion n'en serait pas affecté le moins du monde. Donc oui c'est pédant, mais pas inutile.
[^] # Re: Problème de sémantique.
Posté par Kaane . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 0.
Comme si l’identité correspondait à une quelconque réalité.
Il va falloir choisir, soit seule la perception permet l'apréhension de quelque chose de tangible, soit l'objet et l'oeuvre sont dissociés soit il existe un phénomène transcendant, soit la notion d'oeuvre est illusoire.
Tu passes d'un point de vue à l'autre sans même relever les contradictions de tes propres propos. Les examples que je donne sont destinés à te mettre face à tes contradictions, mais tu ne semble pas percevoir leur but. Chaque approche de la notion d'art (la majuscule n'est pas un oubli) est contrable par les autres approches, mais toutes les approches amènent forcément à faire le distingo entre une production humaine artistique et une production humaine non artistique, a moins de verser dans le nihilisme artistique ou toute création humaine est art et de fait le mot est vidé de son sens.
Il convient d'être un peu cohérent avec toi même, choisi ton point de vue et je pourrais te démontrer que l'appellation "contenu" pour les pariticipations au site est parfaitement adaptée.
Tu dois bien te rendre compte que dans un mode identitaire on parle d'une vis de 15 cm fraisée tête plate à empreinte cruciforme, car une appelation de ce type suffit à décrire l'objet complètement. Par contre on parlera de LA toile de Van Gogh "Les Tournesols". Même si il s'agit d'une copie, d'une carte postale ou d'un clone parfait à l'atome prêt effectué par une machine qui reste à inventer. Indépendament de tout contexte, de tout observateur ou de tout ressenti il n'y a qu'une seule toile "Les Tournesols" même si il en existe des milliers de copie parfaites de part le monde.
A l'inverse la fontaine de Duchamps a besoin du contexte pour prétendre à un status d'oeuvre, en fait l'oeuvre n'a même pas besoin de l'objet pour exister et pour preuve celui-ci a été perdu et remplacé au pied levé par des objets identiques provenant de la même source. Si on peut remplacer l'urinoir par un autre qui n'est pas une copie parfaite sans altérer l'oeuvre c'est bien que l'oeuvre, dans le cadre du ready-made est indépendante de l'objet.
Quand on duplique la fontaine de Duchamps il y a plusieurs urinoirs, quand on copie un DVD il n'y a qu'un seul film. Dans un cas on duplique l'objet lui même, dans l'autre on transpose un objet unique sur un autre média.
Pas du tout, je ne l’ai pas pensé pour la publier ici en premier lieu, et ce n’est pas ici que je l’ai publié en premier (mis à par les retouches qui m’ont paru pertinentes pour publier ici-même).
C'est bien ce que je dis, tu confonds vocable et oeuvre. Le fait que ta démarche soit éventuellement artistique ne change rien à la qualité (au sens de qualification en tant que contenu ou oeuvre) de ton texte, pas plus que le fait que Duchamps ait utilisé un modèle d'urinoir pour son oeuvre ne transforme les autres urinoirs du même fabriquant en oeuvre. Sans le contexte, sans le site, sans le débat ton texte est un contenu.
La maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage parle bien des actions menés dans l’industrie et de leurs résultats. Il n’y a pas d’œuvre que d’art.
La maitrise d'ouvrage gére la partie technique, factuelle, raisonnée. La maitrise d'oeuvre gère la partie décisionnelle, les choix et la création. Il n'y a pas nécessairement matière à exposer tout résultat du travail de la maitrise d'oeuvre dans un musée - mais de là à nier la dimension artistique de la maitrise d'oeuvre c'est un peu dur. La maitrise d'oeuvre est assuré par des architectes, des graphistes, des designer, des stylistes etc. Bref des gens pour qui l'aspect esthétique et artistique se doit d'avoir une importance.
Et bien je nie cette transcendance, et je suis prêt à nier toute transcendance
La transcendance est la capacité à faire fit de l'immédiat et de l'apparent, à dépasser le conscient, à aller au delà de ce qui peut être appris méccaniquement, au delà de la connaissance. Nier la transcendance revient exactement à nier l'Humain, ou pour être exact à nier l'aspect éthéré de la notion d'Humanité. Es-tu absolument sur de vouloir nier toute transcendance ? Car ton journal n'a aucun sens si c'est le cas, sans transcendance les notions de contenu et d'oeuvre sont confondue. Privée du sublime l'oeuvre redevient une suite de gestes, d'atomes, de mots.
Quel rapport entre un exercice technique et un résultat du hasard ?
Sans transcendance, c'est à dire sans composant immatériel que l'on ne pourra jamais expliquer complètement, l'Art est rammené à un élément issu soit d'une technique annormalement maitrisée, soit d'un accident. Eventuellement d'un mélange des deux. Le caractère Artistique d'une oeuvre n'étant pas reproductible à coup sur pour un simple défaut de technologie. Nier la transcendance veut dire soit que l'artiste à succès est annormalement chanceux (si l'Art relève de l'absurde) soit qu'il sera possible un jour de créer des machines dont le fonctionnement méccanique leur permettra à coup sur de créer à chaque fois une oeuvre d'art différente, de très grande beauté, comparable en tout point au travail des artistes les plus doués de l'humanité. C'est dans cet optique que s'inscrit (entre autre) la philosophie transhumaniste. Mais comme tu parles d'utiliser le mot oeuvre et non le mot contenu pour désigner les participations au site, j'en déduis que ce n'est pas ta philosophie.
Une fois de plus il s'agit d'un problème de vocable, tu associes la transcendance à un élément que tu abhorres et de fait tu le rejette sans l'analyser.
Pourquoi faire abstraction totale du contexte historique, puisqu’étymologiquement art viens du latin ars (« habileté, métier, connaissance technique ») ?
L'éthymologie donne l'origine des mots, rarement leur sens. Même si parfois la connaissance du sens moderne et du sens de la racine ethymologique permet de comprendre comment on est passé de l'un à l'autre. Cependant je te déconseille de trouver le sens d'un texte en t'appuyant sur le sens orginel des racines ethymologiques des mots de ce texte, le résulat peut être amusant - mais à part dans certains domaine scientifiques très cadrés il a peu de chance d'être pertinent.
J’ai plutôt tendance à l’évacuer partout où elle ne me semble avoir d’autre intérêt que de la pédanterie
Je dois bien t'avouer que j'ai participé à ce débat principalement parceque le coktail vendredi+possibilité d'un concours de pédanterie sémantique m'ait apparu comme irrésistible. Vendredi est passé maintenant. Indépendamment de la forme (qui est très importante quand on a décidé de toucher le fond) le contenu de mes posts était lui en adéquation avec ma pensée. L'appellation "Contenu" générique est plus adaptée que de demander aux différents participants de ce site de produire des oeuvres. Longue vie au journal bookmark, longue vie aux tristes points de vues, longue vie aux clavier qui se blo
Quand à la majuscule à Art, elle permet de faire le distinguo entre la notion philosophique et la production considérée aujourd'hui comme artistique. Même si demain une nouvelle forme d'expression venait à reléguer toutes les oeuvres d'art connues au rang de babioles esthétiquement douteuse, l'Art en tant que notion n'en serait pas affecté le moins du monde. Donc oui c'est pédant, mais pas inutile.