• [^] # Re: Problème de sémantique.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 0.

    Pose toi la question de savoir si ta prose a un sens indépendamment du site sur laquelle tu la soumets. Tiens-t-elle debout toute seule ?

    Bien sûr que non, une telle œuvre n’existe pas, pour son interprétation le contexte d’interprétation est une composante aussi importante que l’œuvre elle même.

    En d'autres terme ton assemblage de mots recouvre-t-il le paradigme de la création artistique de façon suffisament cohérente pour pouvoir être qualifiée d'oeuvre sans entrer dans le paradoxe de la création auto-induite ?

    Pour t’aider à comprendre que ce n’est pas l’objet qui fait l’œuvre : ready-made, [De l’art libre et de la Culture Libre]http://artlibre.org/archives/textes/337).

    Très honnêtement non. Sans le status de participation, sans la structure d'un site collaboratif, sans la connaissance collective des lecteurs sur les deux éléments précédent, sans le maillage socio-culturel dans lequel et contre lequel ta critique se lance, ton texte n'a aucun sens, aucune forme. Il a besoin du contenant pour le rigidifier, lui donner de la structure et de la forme et par là même se valide en tant qu'élément indisociable de ce qu'il cherche à nier.

    C’est intéressant car tu fais bien le constat de l’importance du contexte sociaux-culturel, mais au lieu de conclure (comme c’est mon cas) à la souplesse du sens que cela induit étant donné que chacun véhicule son propre contexte de par son vécu, tu en infère une nécessité de structure rigide pour imposer une interprétation unique par tous. (du moins c’est l’interprétation qui me viens de ce que tu écris)

    pas plus qu'il n'empêche la création d'une oeuvre relevant de la création artistique pure au sein de cette qualification.

    Tu seras peut être (ou pas) intéressé par mon point de vu sur la création.

    Tu me rappels qu’il faut également que j’écrive sur les idées de pureté et de perfection, qui m’horripile également quelque peu. Ces concepts m’apparaissent comme de bonnes fondations à une société eugénique. Il ne faut certes pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais il n’empêche qu’on peut se méfier de l’eau sale comme de la peste.

    Il ne s'agit pas d'une panoptique

    Pour une fois que c’est mon interlocuteur qui me paraît le plus amphigourique des deux, je veux bien que tu m’expliques. :)

    juste d'une étiquette déchargeant les moins artiste d'entre nous d'un devoir de production esthetique

    Mais précisément, c’est faire l’apologie du laisser faire, du ne-pas-penser, du rejet de l’es-éthique, comme disent certains.