Ton journal n'est pas une oeuvre, pas même une oeuvre hybride ou un article. C'est indubitablement une oeuvre de l'esprit au sens du code de la propriété intellectuelle française, mais ca ne suffit pas à en faire une oeuvre au sens commun.
Pose toi la question de savoir si ta prose a un sens indépendamment du site sur laquelle tu la soumets. Tiens-t-elle debout toute seule ? Tiens-t-elle debout pour les lecteurs qui ont connaissance d'une autre oeuvre. Possède-t-elle des qualité intrinséque qui lui permettrait d'être diffusée largement sur tout type de support, y compris à des gens qui ne connaissent pas le contexte de la publication initiale ? En d'autres terme ton assemblage de mots recouvre-t-il le paradigme de la création artistique de façon suffisament cohérente pour pouvoir être qualifiée d'oeuvre sans entrer dans le paradoxe de la création auto-induite ?
Très honnêtement non. Sans le status de participation, sans la structure d'un site collaboratif, sans la connaissance collective des lecteurs sur les deux éléments précédent, sans le maillage socio-culturel dans lequel et contre lequel ta critique se lance, ton texte n'a aucun sens, aucune forme. Il a besoin du contenant pour le rigidifier, lui donner de la structure et de la forme et par là même se valide en tant qu'élément indisociable de ce qu'il cherche à nier.
Le site, son lectorat, son histoire, son positionnement apportent la structure, le sens, le principe et la cause. Sans eux ton texte vidée de sa substance métaphysique se dissipe.
J'ajouterai que la qualification formelle générique de la contribution au sens large en tant que contenu n'enlève rien à la valeur du texte en soi, pas plus qu'il n'empêche la création d'une oeuvre relevant de la création artistique pure au sein de cette qualification. Il ne s'agit pas d'une panoptique, empéchant le créateur de s'ouvrir à la création sous peine de sanction de l'oeuil invisible, juste d'une étiquette déchargeant les moins artiste d'entre nous d'un devoir de production esthetique. L'humanité est intacte, il en faut bien plus pour la nier.
# Problème de sémantique.
Posté par Kaane . En réponse au journal [Humeur] Ceci n’est pas un contenu !. Évalué à 8.
Ton journal n'est pas une oeuvre, pas même une oeuvre hybride ou un article. C'est indubitablement une oeuvre de l'esprit au sens du code de la propriété intellectuelle française, mais ca ne suffit pas à en faire une oeuvre au sens commun.
Pose toi la question de savoir si ta prose a un sens indépendamment du site sur laquelle tu la soumets. Tiens-t-elle debout toute seule ? Tiens-t-elle debout pour les lecteurs qui ont connaissance d'une autre oeuvre. Possède-t-elle des qualité intrinséque qui lui permettrait d'être diffusée largement sur tout type de support, y compris à des gens qui ne connaissent pas le contexte de la publication initiale ? En d'autres terme ton assemblage de mots recouvre-t-il le paradigme de la création artistique de façon suffisament cohérente pour pouvoir être qualifiée d'oeuvre sans entrer dans le paradoxe de la création auto-induite ?
Très honnêtement non. Sans le status de participation, sans la structure d'un site collaboratif, sans la connaissance collective des lecteurs sur les deux éléments précédent, sans le maillage socio-culturel dans lequel et contre lequel ta critique se lance, ton texte n'a aucun sens, aucune forme. Il a besoin du contenant pour le rigidifier, lui donner de la structure et de la forme et par là même se valide en tant qu'élément indisociable de ce qu'il cherche à nier.
Le site, son lectorat, son histoire, son positionnement apportent la structure, le sens, le principe et la cause. Sans eux ton texte vidée de sa substance métaphysique se dissipe.
J'ajouterai que la qualification formelle générique de la contribution au sens large en tant que contenu n'enlève rien à la valeur du texte en soi, pas plus qu'il n'empêche la création d'une oeuvre relevant de la création artistique pure au sein de cette qualification. Il ne s'agit pas d'une panoptique, empéchant le créateur de s'ouvrir à la création sous peine de sanction de l'oeuil invisible, juste d'une étiquette déchargeant les moins artiste d'entre nous d'un devoir de production esthetique. L'humanité est intacte, il en faut bien plus pour la nier.