De toute façon on est foutus. Il y a tellement d'enjeux contraires aux idéaux qui ont fait la construction d'Internet, qu'on est foutus.
Entre :
- ceux qui veulent faire de l'intégration verticale, c'est à dire à la fois produire du contenu, le vendre, louer les tuyaux pour le transporter, concevoir le terminal qui le reçoit et fournir le logiciel qui permet de l'acheter,
- ceux qui veulent tout contrôler tout filtrer au delà du raisonnable, au lieu de faire de l'éducation et d'avoir une approche coopérative, de confiance, éducative face aux problèmes,
- la tendance à l'infantilisation des utilisateurs adultes,
- les grosses entreprises qui ont tout intérêt à contrôler ce qui se passe sur le poste client afin de lui faire manger de la publicité, et pour lesquelles c'est très rentable de lui envoyer une soupe de javascript obfusqué à exécuter telle quelle (et pas différente, dans son principe, de "prends mon .exe et autorise le les yeux fermés), et pas rentable du tout de participer à l'élaboration propre de protocoles dédiés,
l'usage majoritaire d'Internet va devenir un Web moisi, sans réelle intéropérabilité. Une régression vers un usage du type Minitel : tout le code est côté serveur, le client se connecte à un service centralisé et ne décide pas de la façon dont ses données sont traitées. Ce n'est pas "une fois de plus le poncif du Minitel 2.0", c'est la réalité.
La solution pour les geeks, les libristes, c'est de faire du vrai Internet.
[^] # Re: Filtrage
Posté par Grunt . En réponse à la dépêche En route pour HTTP/2.0. Évalué à 10.
De toute façon on est foutus. Il y a tellement d'enjeux contraires aux idéaux qui ont fait la construction d'Internet, qu'on est foutus.
Entre :
- ceux qui veulent faire de l'intégration verticale, c'est à dire à la fois produire du contenu, le vendre, louer les tuyaux pour le transporter, concevoir le terminal qui le reçoit et fournir le logiciel qui permet de l'acheter,
- ceux qui veulent tout contrôler tout filtrer au delà du raisonnable, au lieu de faire de l'éducation et d'avoir une approche coopérative, de confiance, éducative face aux problèmes,
- la tendance à l'infantilisation des utilisateurs adultes,
- les grosses entreprises qui ont tout intérêt à contrôler ce qui se passe sur le poste client afin de lui faire manger de la publicité, et pour lesquelles c'est très rentable de lui envoyer une soupe de javascript obfusqué à exécuter telle quelle (et pas différente, dans son principe, de "prends mon .exe et autorise le les yeux fermés), et pas rentable du tout de participer à l'élaboration propre de protocoles dédiés,
l'usage majoritaire d'Internet va devenir un Web moisi, sans réelle intéropérabilité. Une régression vers un usage du type Minitel : tout le code est côté serveur, le client se connecte à un service centralisé et ne décide pas de la façon dont ses données sont traitées. Ce n'est pas "une fois de plus le poncif du Minitel 2.0", c'est la réalité.
La solution pour les geeks, les libristes, c'est de faire du vrai Internet.
De préférer les accès neutres dans la mesure du possible, de gruger avec le caca sinon (tunnels SSH sur le port 443 et compagnie), de refuser de s'emmerder avec les plateformes trop coercitives, trop fermées du type Facebook©. De continuer à faire comme les pionniers d'Internet l'ont fait (ces gens qui utilisaient Internet avant que ça soit commercialement intéressant d'en vendre des accès) : utiliser les protocoles correctement, utiliser Internet avec intelligence. Avoir deux Internet, en fait : celui verrouillé proxyfié contrôlé du PEBKAC moyen, et l'Internet des origines qui finalement fonctionne toujours, celui sur lequel on fait de l'IRC, du XMPP, du SMTP, de l'IMAP en fonction du besoin.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.