• [^] # Re: C'est faux.

    Posté par . En réponse au journal Logiciel libre et liberté d'expression, extrait d'un article de Rickard Falkvinge. Évalué à 3.

    Pour attraper le "Direct Download", il n'y que le DPI qui est possible.

    Non, les outils légaux à l'ancienne sont toujours là et pourraient être utilisés :
    - demander à la plateforme d'upload quelle @IP a mis le fichier en ligne,
    - pas de logs, plateforme condamnée,
    - des logs, on demande au FAI qui gère cette IP,
    - le FAI n'a pas de log, FAI condamné,
    - le FAI a des logs, on demande au propriétaire de l'IP.

    Si le propriétaire de l'@IP est un intermédiaire technique (proxy, hébergeur de serveurs privés, relais TOR), on continue à remonter la chaîne.

    Personnellement, je pense qu'au lieu de conneries comme ACTA, une harmonisation au niveau mondial des législations, et une coopération entre les différents pays, seraient plus efficaces pour faire respecter la loi, dans toutes ses dimensions (contre le spam, contre la diffamation, contre l'atteinte à la vie privée, contre le pédoporno..), au lieu d'une justice d'exception qui fait peser sur les intermédiaires la responsabilité du contenu, uniquement en cas d'atteinte aux droits d'auteur. Et on pourrait d'un autre côté engager une réflexion sur le nécessaire changement du système des droits d'auteur.

    Au lieu de ça, on a des justices d'exception qui se construisent : le statut d'hébergeur, selon la LCEN, n'est pas appliquable à un particulier qui héberge un service de relais de connexion, si ce relais est utilisé pour publier des contrefaçons. Autrement dit, Claude Michu est traité différemment de Youtube Google, et ça c'est mal (c'est contraire au principe, sur Internet, selon lequel chaque machine connectée est équivalente aux autres). Il y a globalement un laisser-aller de la justice par rapport aux infractions commises via Internet, une infantilisation totale des internautes. Le journaliste qui insulte quelqu'un dans un journal papier a droit a un procès, l'internaute qui le fait dans un commentaire du Figaro se fait discrètement censuré, voire on ne fait rien. Pourtant les deux exercent cette sacrée "Liberté d'Expression", au même titre, en publiant leur opinion à la vue de tous.

    Et d'un autre côté on outrepasse de plus en plus de libertés, au profit exclusif de la lutte contre la contrefaçon.

    Et l'opposition aux délires des ayants-droits tombe dans ce piège, en défendant souvent une "anonymisation" d'Internet dont on mesure mal les effets pervers. Au lieu de faire d'Internet un état de droit où la loi du peuple s'applique, où les libertés sont protégées, où chacun peut exercer l'immense pouvoir que permet Internet, et supporte les grandes responsabilités qu'un tel pouvoir implique.

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.