C'est toujours plus simple de prêter les sous des autres!
T'es bien brave, dis… À ton avis, le fric prêté par les banques françaises et allemandes à la Grèce, il est garanti sur quoi in fine ?
Réponse : soit directement sur tes économies, soit en dernier recours sur la santé des États qui sont bien obligés de venir au secours des banques quand elles sont dans la panade (et qui l'ont déjà fait copieusement, je le signale au cas où tu aurais vécu sur la planète Mars au cours des 5 dernières années).
Donc, ton fric, il entre de toute façon en jeu à un moment ou à un autre. Et le risque accru engendré par la hausse des taux d'intérêt, il est assis sur ta pomme alors que c'est les banques qui en engrangent les bénéfices.
Après, tu peux toujours rétorquer que les bénéfices des banques participent à l'économie, malheureusement cela ne semble pas le cas (et cela n'a probablement jamais été le cas depuis la folle libéralisation de la finance qui incite les banques et autres établissements financiers à jouer au casino, plutôt qu'à financer l'économie réelle). Les bénéfices d'aujourd'hui sont privatisés et les déficits de demain seront ramassés par les États.
Quant à la question de savoir s'il faut prêter aux Grecs ou non… je sais bien qu'ici c'est le café du commerce, mais j'espère que tu comprends que c'est une question rhétorique. Un pays ruiné, sombrant dans le chaos, en plein dans l'Union Européenne, c'est largement indésirable. Non seulement la Grèce continuera à recevoir des fonds - d'une manière ou d'une autre - mais la dette existante sera très probablement restructurée à fond les manettes. Les partisans de la rigueur, de l'austérité et des positions inflexibles finiront par manger leur chapeau, la seule question qui reste est de savoir combien de temps les Grecs vont devoir souffrir avant que ça arrive ?
[^] # Re: Pour ceux qui ne comprennent pas le grec
Posté par Antoine . En réponse au journal Résultat des élections. Évalué à 3.
T'es bien brave, dis… À ton avis, le fric prêté par les banques françaises et allemandes à la Grèce, il est garanti sur quoi in fine ?
Réponse : soit directement sur tes économies, soit en dernier recours sur la santé des États qui sont bien obligés de venir au secours des banques quand elles sont dans la panade (et qui l'ont déjà fait copieusement, je le signale au cas où tu aurais vécu sur la planète Mars au cours des 5 dernières années).
Donc, ton fric, il entre de toute façon en jeu à un moment ou à un autre. Et le risque accru engendré par la hausse des taux d'intérêt, il est assis sur ta pomme alors que c'est les banques qui en engrangent les bénéfices.
Après, tu peux toujours rétorquer que les bénéfices des banques participent à l'économie, malheureusement cela ne semble pas le cas (et cela n'a probablement jamais été le cas depuis la folle libéralisation de la finance qui incite les banques et autres établissements financiers à jouer au casino, plutôt qu'à financer l'économie réelle). Les bénéfices d'aujourd'hui sont privatisés et les déficits de demain seront ramassés par les États.
Quant à la question de savoir s'il faut prêter aux Grecs ou non… je sais bien qu'ici c'est le café du commerce, mais j'espère que tu comprends que c'est une question rhétorique. Un pays ruiné, sombrant dans le chaos, en plein dans l'Union Européenne, c'est largement indésirable. Non seulement la Grèce continuera à recevoir des fonds - d'une manière ou d'une autre - mais la dette existante sera très probablement restructurée à fond les manettes. Les partisans de la rigueur, de l'austérité et des positions inflexibles finiront par manger leur chapeau, la seule question qui reste est de savoir combien de temps les Grecs vont devoir souffrir avant que ça arrive ?