Posté par Vlvv .
En réponse au journal Les fautes des Linuxfriens.
Évalué à 10.
Dernière modification le 04 mai 2012 à 22:33.
Quelques remarques sur l'article original… bon, il y a quelques typos, mais je ne relève pas tout, juste une qui est un peu dommage parce que la règle est expliquée juste avant : Voici maintenant diverses fautes que j’ai relevées au gré de mes lectures.
Sur le contenu lui-même :
À propos de l'accord avec l'auxiliaire être : la règle est très simpliste, puisqu'elle ne prend pas en compte les pronominaux, qui sont sans doute le point le plus compliqué des participes passés. Ainsi : elle s'est lavée, mais elle s'est lavé les mains. Les rois se sont suivis, mais les rois se sont succédé.
COD avant l'auxiliaire être : je ne comprends pas l'exemple l’histoire eu touchée son cœur s’il l’eut comprise…. Soit il manque un mot, soit c'est du subjonctif imparfait et ça devrait être eût (mais alors, le reste est faux), soit c'est moi qui n'ai pas compris…
COD = truc mesurable : le fait que ce soit « mesurable » n'est pas très précis. Le souci, c'est justement quand le truc en question n'est pas un vrai COD, mais un complément adverbial de mesure. Exemples :
Les cinq heures que j'ai couru (complément adverbial)
Les cinq kilomètres que j'ai couru (complément adverbial)
Les cinq marathons que j'ai courus (vrai COD -> accord)
En passant, le deuxième exemple (les années qui ont importé sont nombreuses) n'est pas approprié. Ici, les années est sujet, donc on n'accorde effectivement pas, mais pas pour la raison donnée.
Sujet il impersonnel : la raison pour laquelle on n'accorde pas la plupart du temps est que ce que l'on pense être le COD est en fait le sujet réel du verbe. Mais il peut arriver qu'il ait aussi un vrai COD. Exemple : il nous a ravis que vous nous offriez ce chinchilla.
Quelques autres remarques en vrac :
L'invariabilité de laissé devant un infinitif est apparue avec les réformes de 1990, que virtuellement personne n'applique (ou alors, on écrirait ognon, exéma, nénufar, etc.).
Une faute courante qui aurait pu être abordée dans l'article : l'accord du verbe avec le pronom relatif qui. On voit très souvent un accord systématique à la troisième personne du singulier dans un contexte de deuxième personne. Exemples corrects : c'est toi qui as, c'est toi qui vois, etc.
Il aurait pu être intéressant d'aborder les adjectifs de couleurs, pour lesquels il y a un certain nombre de règles grammaticales assez spécifiques. En vrac : les couleurs orange, marron (et pas mal d'autres) sont invariables (des cubes orange…), des adjectifs de couleur coordonnés restent invariables si l'objet qu'ils qualifient contient toutes les couleur en question (des chats noir et blanc et des chats noirs et blancs n'ont donc pas exactement le même sens), etc.
Une autre faute très courante : tout en contexte adverbial (c'est-à-dire, avec le sens totalement). Dans ce cas, il est invariable, sauf devant un mot féminin commençant par une consonne ou un h aspiré (ce qui est plutôt intuitif). Ainsi : elle a de tout petits pieds, elle est tout émue, cette disquette est tout abîmée, etc.
# Remarques
Posté par Vlvv . En réponse au journal Les fautes des Linuxfriens. Évalué à 10. Dernière modification le 04 mai 2012 à 22:33.
Quelques remarques sur l'article original… bon, il y a quelques typos, mais je ne relève pas tout, juste une qui est un peu dommage parce que la règle est expliquée juste avant :
Voici maintenant diverses fautes que j’ai relevées au gré de mes lectures.
Sur le contenu lui-même :
À propos de l'accord avec l'auxiliaire être : la règle est très simpliste, puisqu'elle ne prend pas en compte les pronominaux, qui sont sans doute le point le plus compliqué des participes passés. Ainsi : elle s'est lavée, mais elle s'est lavé les mains. Les rois se sont suivis, mais les rois se sont succédé.
COD avant l'auxiliaire être : je ne comprends pas l'exemple l’histoire eu touchée son cœur s’il l’eut comprise…. Soit il manque un mot, soit c'est du subjonctif imparfait et ça devrait être eût (mais alors, le reste est faux), soit c'est moi qui n'ai pas compris…
COD = truc mesurable : le fait que ce soit « mesurable » n'est pas très précis. Le souci, c'est justement quand le truc en question n'est pas un vrai COD, mais un complément adverbial de mesure. Exemples :
En passant, le deuxième exemple (les années qui ont importé sont nombreuses) n'est pas approprié. Ici, les années est sujet, donc on n'accorde effectivement pas, mais pas pour la raison donnée.
Sujet il impersonnel : la raison pour laquelle on n'accorde pas la plupart du temps est que ce que l'on pense être le COD est en fait le sujet réel du verbe. Mais il peut arriver qu'il ait aussi un vrai COD. Exemple : il nous a ravis que vous nous offriez ce chinchilla.
Quelques autres remarques en vrac :
Bonne soirée.