• [^] # Re: prohibition et démagogie: un mauvais texte

    Posté par . En réponse à la dépêche Non à l'obligation d'utiliser le logiciel libre dans les administrations !. Évalué à 1.

    un serveur central des paquets séléctionnés, vérifiés, voir faits maison (garantis sans NSA-backdoors)

    Tu présentes un réseau sécurisé basé sur un controle humain central.
    Tu t'avances en présentant des garanties contre la NSA. J'y crois pas trop.

    Quelles garanties que la NSA ne va pas soudoyer un fonctionnaire ayant
    acces au point central ? Comment protéger le point central d'un DoS ?
    Comment on protège le hardware des nodes ?
    Combien de personnes ont les mots de passe root des machines ?
    La crypto forte est bien interdite en France, non ?

    Si on veut vraiment imposer un tel modèle de sécurité, on devrait
    choisir ce qui se fait de meilleur dans la série: Palladium et tcpa.
    Microsoft et Intel accepteront sans réticence de nous compiler
    sous nos yeux un Palladium avec gcc, qu'on certifiera et qui
    servira de base à un super modèle ultra sécurisé centralisé.
    Ca marchera bien. J'ai confiance. A part que nous n'aurons
    plus de multiboot possible. Mais ce n'est pas un bug, c'est une fonctionalité.

    Le Libre place son modèle de sécurité dans la méfiance, l'hétérogénéité
    et la vigilence. On se méfie de Redhat, de SELinux, de Wuftpd,
    de Sparc, des cables réseaux, des électrons, des utilisateurs.
    On veut de la redondance, des experimentations, des preuves.
    On fonctionne par essai et erreur.
    Et ca marche tres bien aussi. En pratique, personne ne s'en plaint.

    Pourquoi imposer à toute l'administration encore plus d'homogénéité ?