Je cite Ano:
> J'ai demandé un OS et un office un peu plus moderne,
> on ma répondu "On a pas de licence, démerdez vous!"
On peut supposer et déplorer que ce genre de discours se répendra, non ?
Pour éviter tout risque de confusion, je précise un peu l'idée:
"On a pas d'autre licence que celles des logiciels installés sur la bécanne, il y a pas de budget cette année pour acheter des licences, donc on ne vous donnera pas de Windows 95, ni d'Office 97".
C'est justement un refus de tomber dans le pirate qui a motivé le maintient de ma bécanne sous un OS antédilluvien. Et ce n'est qu'en expliquant les licences de Linux (GPL) et StarOffice (A l'époque gratuit pour une utilisation personnelle et professionnelle, seul le support était payant) que j'ai pu les installer et les utiliser.
Recemment le parc de machine a été remplaçé. Les nouvelles sont équipées de Windows 2000, et la messagerie s'articule autour de .NET et Outlook. Ma petite structure isolée n'a pas encore eu de problèmes, mais la maison mère a déjà vu le reseau principal dévasté 2 fois par des vers. Lorsque l'on commence à avoir une structure un peu vaste, on ne peut plus tout contrôler, s'assurer que tous les personnels respectent les consignes de sécurité, et vérifier que sur chaque poste les antivirus sont à jour. Il suffit d'une personne qui veut terminer son travail chez soi, qui ramène le .doc à la maison, sur l'ordinateur personnel qui a été truffé de virii par les warez du fiston pour que le lendemain, en toute bonne foi, notre garçon contamine le réseau. Imaginez les dégats sur un réseau aussi étendu que ceux de l'éducation nationale, la défense, l'intérieur ou les finances... Encore que pour les finances on n'hésite pas à recruter les personnels nescessaires pour maintenit le tout en état...
Là encore, le libre a montré une moins grande vulnérabilité aux virii de tous bords. Il se peut que ça ne soit que provisoire, mais en l'état actuel des choses la réactivité du monde du libre aux failles de sécurité permet une plus grande disponibilité des systèmes installés. Et quand la maintenance peut s'averer aussi simple que de mettre sur un serveur central des paquets séléctionnés, vérifiés, voir faits maison (donc garantis sans NSA-backdoors), à jour tandis que les stations de travail ont un "apt-get dist-upgrade" dans cron, pourquoi se priver?
[^] # Re: prohibition et démagogie: un mauvais texte
Posté par Ano . En réponse à la dépêche Non à l'obligation d'utiliser le logiciel libre dans les administrations !. Évalué à 1.
> J'ai demandé un OS et un office un peu plus moderne,
> on ma répondu "On a pas de licence, démerdez vous!"
On peut supposer et déplorer que ce genre de discours se répendra, non ?
Pour éviter tout risque de confusion, je précise un peu l'idée:
"On a pas d'autre licence que celles des logiciels installés sur la bécanne, il y a pas de budget cette année pour acheter des licences, donc on ne vous donnera pas de Windows 95, ni d'Office 97".
C'est justement un refus de tomber dans le pirate qui a motivé le maintient de ma bécanne sous un OS antédilluvien. Et ce n'est qu'en expliquant les licences de Linux (GPL) et StarOffice (A l'époque gratuit pour une utilisation personnelle et professionnelle, seul le support était payant) que j'ai pu les installer et les utiliser.
Recemment le parc de machine a été remplaçé. Les nouvelles sont équipées de Windows 2000, et la messagerie s'articule autour de .NET et Outlook. Ma petite structure isolée n'a pas encore eu de problèmes, mais la maison mère a déjà vu le reseau principal dévasté 2 fois par des vers. Lorsque l'on commence à avoir une structure un peu vaste, on ne peut plus tout contrôler, s'assurer que tous les personnels respectent les consignes de sécurité, et vérifier que sur chaque poste les antivirus sont à jour. Il suffit d'une personne qui veut terminer son travail chez soi, qui ramène le .doc à la maison, sur l'ordinateur personnel qui a été truffé de virii par les warez du fiston pour que le lendemain, en toute bonne foi, notre garçon contamine le réseau. Imaginez les dégats sur un réseau aussi étendu que ceux de l'éducation nationale, la défense, l'intérieur ou les finances... Encore que pour les finances on n'hésite pas à recruter les personnels nescessaires pour maintenit le tout en état...
Là encore, le libre a montré une moins grande vulnérabilité aux virii de tous bords. Il se peut que ça ne soit que provisoire, mais en l'état actuel des choses la réactivité du monde du libre aux failles de sécurité permet une plus grande disponibilité des systèmes installés. Et quand la maintenance peut s'averer aussi simple que de mettre sur un serveur central des paquets séléctionnés, vérifiés, voir faits maison (donc garantis sans NSA-backdoors), à jour tandis que les stations de travail ont un "apt-get dist-upgrade" dans cron, pourquoi se priver?