• [^] # Re: prohibition et démagogie: un mauvais texte

    Posté par . En réponse à la dépêche Non à l'obligation d'utiliser le logiciel libre dans les administrations !. Évalué à 1.

    L'alcool n'est pas interdit par la loi, ça n'empêche pas qu'il est interdit sur le lieu de travail

    Je n'avais pas pensé à ca.
    Ca me fait donc un scénario supplémentaire pour lequel tout se passe bien. On y évite la catastrophe. Quels éléments vous permettent de penser qu'on se dirige vers cette solution là ?

    Personne n'a parlé d'interdire le logiciel propriétaire sur le territoire français.

    Si. L'Etat décide que c'est normal d'interdire du moment qu'on propose un modèle.
    Les services publics et les collectivités locales doivent, en la
    matière, constituer un moteur et un modèle.


    Ca me parait bien dangereux de fabriquer un précédent pareil.
    Ca légitime tous les arbitraires qui par le passé se sont attaqués aux macs, aux os alternatifs. Prenez la même volonté affichée, la même Agence de censure, la même méthode de décision par décret, et vous trouverez dans quelques années certains décideurs capables d'interdire le Libre, la crypto, internet ou les syndicats.
    Au niveau de l'Etat ou au niveau de l'entreprise, c'est pareil.

    J'insiste bien sur le fait qu'on a affaire à une interdiction, une censure. Le texte de loi ne nous impose pas de standards, de logiciels efficaces ni des pratiques saines. Si je préfère utiliser freedos, telnet, wuftpd, un marteau et un burin plutôt que des logiciels libres adaptés, personne ne viendra s'interposer.
    On n'oblige pas, on n'oriente pas, on n'encadre pas. On interdit purement et simplement sans avoir à se justifier.

    L'administration a déja une structure d'orientation: l'Atica. Que deviendra t elle ?
    http://www.atica.pm.gouv.fr/pages/documents/fiche.php?id=108&id(...)

    2. L'installation de warez (logiciels pirates) est déjà interdite

    Je cite Ano:
    > J'ai demandé un OS et un office un peu plus moderne,
    > on ma répondu "On a pas de licence, démerdez vous!"
    On peut supposer et déplorer que ce genre de discours se répendra, non ?