Gnome, KDE, Ubuntu, Firefox et d'autres projets massifs de ce type n'existent pas seulement pour défendre une idée, mais aussi pour exister, c'est à dire attirer une masse critique d'utilisateurs et être considéré comme "le meilleur" ou "un des meilleurs" dans leurs domaines, ou à défaut une alternative crédible.
L'éducation par la privation n'est pas forcément la meilleure éducation. Il est peut-être (c'est loin d'être garanti) plus facile de sensibiliser aux notions de données personnelles des gens qui utilisent déjà des outils libres, peut-être sans savoir ce que ça signifie, mais qui les trouve "bons", ou qui ont des amis/voisins qui les trouvent bons. Peut-être par une forme d'effet d'engagement.
L'autre avantage de cette approche, est que ça remet en avant l'utilisation d'outils locaux pour se connecter à des services distants, ceci permettant de continuer à utiliser des services google ou live, sans se connecter sur le web.
Après, c'est vrai que la façon dont c'est intégré dans Gnome crée une forme de tentation : en deux clics, si on a un compte gmail, ou wlive, on peut avoir tous ses contacts, mails etc. On se sent presque frustré de ne pas en avoir.
# Projets libres
Posté par Bruce Le Nain (site web personnel) . En réponse au journal GNOME et l’hypocrisie de l'intégration des services en ligne Windows Live / Google. Évalué à 3.
Gnome, KDE, Ubuntu, Firefox et d'autres projets massifs de ce type n'existent pas seulement pour défendre une idée, mais aussi pour exister, c'est à dire attirer une masse critique d'utilisateurs et être considéré comme "le meilleur" ou "un des meilleurs" dans leurs domaines, ou à défaut une alternative crédible.
L'éducation par la privation n'est pas forcément la meilleure éducation. Il est peut-être (c'est loin d'être garanti) plus facile de sensibiliser aux notions de données personnelles des gens qui utilisent déjà des outils libres, peut-être sans savoir ce que ça signifie, mais qui les trouve "bons", ou qui ont des amis/voisins qui les trouvent bons. Peut-être par une forme d'effet d'engagement.
L'autre avantage de cette approche, est que ça remet en avant l'utilisation d'outils locaux pour se connecter à des services distants, ceci permettant de continuer à utiliser des services google ou live, sans se connecter sur le web.
Après, c'est vrai que la façon dont c'est intégré dans Gnome crée une forme de tentation : en deux clics, si on a un compte gmail, ou wlive, on peut avoir tous ses contacts, mails etc. On se sent presque frustré de ne pas en avoir.