• [^] # Re: zelig.rc2: du 9 au 15 décembre 2002, Paris.

    Posté par . En réponse à la dépêche zelig.rc2: du 9 au 15 décembre 2002, Paris.. Évalué à 1.

    C'est beau l'innocence face au langage, on se croirait dans la bible. Le langage ne sert pas à dire des choses, il sert essentiellement à véhiculer des mots d'ordres. Les choses ne veulent rien dire, ceux qui cherchent à comprendre ce que veulent dire les livres sont des prêtres. Les livres ne veulent rien dire, ils fonctionnent, ce sont des machines en connexion directe avec le cerveau, ils produisent des effets. Proust a créé une machine optique. Pour ce qui est de la clarté de l'énoncé, qui a dit que la vérité est "clarté" ?( relent biblique n'est-ce pas ) La clarté ça sent son systeme, qu'il soit connu ou latent, ça sent la pureté ... toute cette boue.

    Tout ce qui est nouveau arrive dans un champs de forces hostiles et à quelque chose de gauche qui se combine très bien avec une sorte de béguaiement, difficilement conciliable avec la clarté, du moins au début.

    Evidemment, le jugement s'effectue à partie d'un terrain stable, d'une terre déjà connue Il se concilie très bien avec les textes de sociologie, de pédagodie ( quelle horreur ces gens qui prétendent à la vérité sur le réel, la cohorte innombrable des commentateurs). Ce n'est pas parce qu'un texte est compliqué qu'il est intelligent ET VICE VERSA. Il s'agit d'expérimenter les effets et non pas de découvrir le SENS qui est un PIEGE A CONS.

    Un concept philosophique c'est comme une splendide mélodie, il ne parlemente pas, il emporte, il arrache l'être au Déjà Connu vers un ligne indiscernable où le nouveau a sa chance; le sens n'a rien à voire là dedans.