Steam a été lancé avec du contenu (les jeux de Valve), ce qui a permis son adoption.
Exactement. Steam c'est comme n'importe quelle console vidéo : lorsqu'elle sort, elle n'a aucun espoir d'adoption sans jeux. Satoru Iwata, le patron de Nintendo, disait déjà à l'époque : "La console, c'est une boîte que les gens achètent à contre-cœur pour jouer à nos jeux" (dans le cas de Nintendo, c'est tellement vrai que tu lis régulièrement des nanalystes réclamant, les larmes aux yeux, un Mario ou un Pokémon sur iPhone).
En 2004, Steam s'est vu attirer la foudre des gamers pour être très lent, réduire le disque d'Half-Life 2 à l'état de vulgaire coupon de téléchargement, et bne entendu, assassiner le marché de l'occasion. Aujourd'hui, aucun gamer PC ne peut imaginer faire sans Steam, sauf à ne jouer qu'à des vieilleries, ou alors acheter ses jeux récents au prix fort. Les outsiders style Origin d'EA (qui s'impose par la force, comme Steam en 2004, avec des exclusivités) ou le futur Xbox Live de Windows 8, viennent à peine de débarquer, et peut-être le font-ils trop tard. Valve a réussi un coup digne d'Apple et s'est assuré une rente à vie, doublée d'une image très positive chez les gamers.
En extrapolant, on pourrait remarquer que la logique des exclusivités s'applique aussi au reste de l'informatique : Sparrow n'existe pas sous Android, alors on va acheter un iPhone. C'est parce que (mais vous le savez tous déjà) Apple s'est contenté de reproduire le modèle économique des consoles vidéo. On est aux antipodes de l'interopérabilité chère au monde du libre. L'arrivée de Steam sur Linux risque donc de ne pas être de tout repos.
[^] # Re: Deux choses
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Steam sur Linux à l'horizon. Évalué à 9. Dernière modification le 26 avril 2012 à 11:28.
Exactement. Steam c'est comme n'importe quelle console vidéo : lorsqu'elle sort, elle n'a aucun espoir d'adoption sans jeux. Satoru Iwata, le patron de Nintendo, disait déjà à l'époque : "La console, c'est une boîte que les gens achètent à contre-cœur pour jouer à nos jeux" (dans le cas de Nintendo, c'est tellement vrai que tu lis régulièrement des nanalystes réclamant, les larmes aux yeux, un Mario ou un Pokémon sur iPhone).
En 2004, Steam s'est vu attirer la foudre des gamers pour être très lent, réduire le disque d'Half-Life 2 à l'état de vulgaire coupon de téléchargement, et bne entendu, assassiner le marché de l'occasion. Aujourd'hui, aucun gamer PC ne peut imaginer faire sans Steam, sauf à ne jouer qu'à des vieilleries, ou alors acheter ses jeux récents au prix fort. Les outsiders style Origin d'EA (qui s'impose par la force, comme Steam en 2004, avec des exclusivités) ou le futur Xbox Live de Windows 8, viennent à peine de débarquer, et peut-être le font-ils trop tard. Valve a réussi un coup digne d'Apple et s'est assuré une rente à vie, doublée d'une image très positive chez les gamers.
En extrapolant, on pourrait remarquer que la logique des exclusivités s'applique aussi au reste de l'informatique : Sparrow n'existe pas sous Android, alors on va acheter un iPhone. C'est parce que (mais vous le savez tous déjà) Apple s'est contenté de reproduire le modèle économique des consoles vidéo. On est aux antipodes de l'interopérabilité chère au monde du libre. L'arrivée de Steam sur Linux risque donc de ne pas être de tout repos.