Aliocha est journaliste. Pour peu qu’elle soit au Monde… voir c’est son article -_-
Alors attaquons, première partie titrée :
Un lecteur conditionné d’entrée de jeu par un déluge de préjugés
Pourtant voici son introduction :
Certains ici m’ont reproché de ne pas discuter sur le fond l’article d’Acrimed. J’ai peur qu’ils ne regrettent cette provocation. J’ai lu cet article, plusieurs fois, avec toujours dans l’idée de comprendre les critiques émises contre Le Monde et en passant sur l’orientation idéologique flagrante de ce texte. C’est ça, à mon sens, la curiosité intellectuelle, dépasser les clivages idéologiques qui peuvent nous séparer de nos interlocuteurs pour s’attacher au fond et aux faits. Mais puisqu’on me cherche sur ce sujet, je viens de réaliser une lecture critique de l’article sur le même modèle que la lecture des articles du Monde qu’il prétend effectuer, en m’attachant au vocabulaire et surtout à la “mise en scène”. L’exercice est édifiant.
Mécanisme de conditionnement que je dénonce : elle serait objective, elle saura passer outre l’orientation idéologique parce qu’elle, elle est impartiale, contrairement à son interlocuteur qui, suspect et coupable d’avance, serait uniquement mû par « la bataille idéologique. » Ainsi tout ce qu’elle dit serait pure vérité et objectivité, sa besace remplie de belles intentions et de « curiosité intellectuelle ». Ainsi donc l’article d’Acrimed ne dépasserait pas le rang de curiosité. Si ça ce n’est pas du conditionnement !
A ce stade, on continue à conditionner le lecteur.
Ce qui est rigolo, c’est que l’auteur a écrit « on » en pensant à Acrimed, mais qu’on peut le comprendre comme la désignant elle, tant son article suit exactement le régime qu’elle dénonce.
Nous finissons par apprendre enfin que Le Monde traite du conflit, mais que très vite, les auteurs jugent ce traitement mauvais. Vous savez pourquoi ? Parce que la journaliste du Monde se demande quand la réforme va “enfin” aboutir. C’est “enfin” qui dérange, convenons en effet qu’un journaliste qui se demande si et quand une réforme annoncée va trouver à s’appliquer est un journaliste vendu (mode ironique). Cette question est absolument non pertinente et outrageusement orientée.
Comment dire… le but était de faire avorter la réforme. Si le journaliste prend pour acquis que la réforme va finir par aboutir, alors il est de parti pris. C’est ce qui est dénoncé. Qu’Aliocha fasse semblant de ne pas comprendre ça en dit long sur sa capacité à critiquer l’article.
Il a juste utilisé des mots qui déplaisent aux auteurs de la critique. Et puisque le lecteur a été bien conditionné jusque là, […]
Oh que oui, il a été conditionné jusque là. Maintenant il sait qu’Aliocha est objective et qu’Acrimed n’est qu’un vaste repère de crypto-communistes.
[…] il est prêt à recevoir enfin l’ignominie journalistique en pleine face : la journaliste a employé les mots “grogne” et “fronde” […]
Voilà, et la critique de fond d’Acrimed, le parti pris du journaliste du Monde : un chien ça grogne, un loup ça grogne, pas un manifestant, pas un syndicat, pas un gréviste, whatever.
[…] pour désigner le magnifique élan qui a motivé nos enseignants chercheurs à se dresser contre notre ignoble gouvernement pour sauver la recherche et l’avenir de nos enfants. Quel crime de lèse majesté, mon Dieu.
Oh que oui, il a été conditionné jusque là. Maintenant il sait qu’Aliocha est objective et qu’Acrimed raconte des conneries. Elle peut donc se servir de l’emphase ironique sans vergogne. Une emphase ô combien objective et justifiée par des faits, car elle détient la vérité suprême.
Et le double bonus+cadeau :
Toujours pas l’ombre d’un fait objectif, rien que du jugement de valeur.
Sauf que contrairement à Aliocha, chaque paragraphe d’Acrimed est sourcé, chaque paragraphe contient au moins une référence précise et des citations pour appuyer leurs dire. C’est juste un mensonge éhonté qu’elle fait ici. Nombre de notes pour références : Aliocha 0, Acrimed 10.
PS : c’est une exercice rigolo, qui plairait à beaucoup d’amoureux de la récursivité qui squattent linuxfr… ;)
[^] # Re: Rien à voir
Posté par Le faussoyeur . En réponse au journal Notre petit univers de geek privilégié. Évalué à 0.
Aliocha est journaliste. Pour peu qu’elle soit au Monde… voir c’est son article -_-
Alors attaquons, première partie titrée :
Pourtant voici son introduction :
Mécanisme de conditionnement que je dénonce : elle serait objective, elle saura passer outre l’orientation idéologique parce qu’elle, elle est impartiale, contrairement à son interlocuteur qui, suspect et coupable d’avance, serait uniquement mû par « la bataille idéologique. » Ainsi tout ce qu’elle dit serait pure vérité et objectivité, sa besace remplie de belles intentions et de « curiosité intellectuelle ». Ainsi donc l’article d’Acrimed ne dépasserait pas le rang de curiosité. Si ça ce n’est pas du conditionnement !
Ce qui est rigolo, c’est que l’auteur a écrit « on » en pensant à Acrimed, mais qu’on peut le comprendre comme la désignant elle, tant son article suit exactement le régime qu’elle dénonce.
Comment dire… le but était de faire avorter la réforme. Si le journaliste prend pour acquis que la réforme va finir par aboutir, alors il est de parti pris. C’est ce qui est dénoncé. Qu’Aliocha fasse semblant de ne pas comprendre ça en dit long sur sa capacité à critiquer l’article.
Oh que oui, il a été conditionné jusque là. Maintenant il sait qu’Aliocha est objective et qu’Acrimed n’est qu’un vaste repère de crypto-communistes.
Voilà, et la critique de fond d’Acrimed, le parti pris du journaliste du Monde : un chien ça grogne, un loup ça grogne, pas un manifestant, pas un syndicat, pas un gréviste, whatever.
Oh que oui, il a été conditionné jusque là. Maintenant il sait qu’Aliocha est objective et qu’Acrimed raconte des conneries. Elle peut donc se servir de l’emphase ironique sans vergogne. Une emphase ô combien objective et justifiée par des faits, car elle détient la vérité suprême.
Et le double bonus+cadeau :
Sauf que contrairement à Aliocha, chaque paragraphe d’Acrimed est sourcé, chaque paragraphe contient au moins une référence précise et des citations pour appuyer leurs dire. C’est juste un mensonge éhonté qu’elle fait ici. Nombre de notes pour références : Aliocha 0, Acrimed 10.
PS : c’est une exercice rigolo, qui plairait à beaucoup d’amoureux de la récursivité qui squattent linuxfr… ;)