Si, les 35h ont posé de gros problèmes, non pas l'idée initiale, mais son application !
Explications : à la base, l'idée est de travailler 35h payées 39h. Pour contrer la hausse du coût du travail, la loi propose un "deal" : si l'entreprise augmenter de X% ses effectifs en embauchant des CDI temps plein, elle a droit à Y% de diminution des charges sociales et patronales. Le but étant de trouver X et Y de façon à ce que, pour l'entreprise, cela revienne à une opération blanche. L’État perd en rentrées d'argent, mais en même temps, voit le chômage diminuer. À moyen/long terme, le calcul est gagnant !
La première loi Aubry appliquait ce raisonnement, basé exactement sur l'expérience des 32h dite "loi Robien" (sauf que X et Y étaient différents vu que c'était prévu pour 32h payés 39h). Mais la deuxième loi Aubry a accordé les diminutions de charges sans contrepartie ! Du coup, les rentrées d'argent de l’État ont diminué sans diminuer pour autant le chômage, du moins pas autant qu'on aurait pu en attendre.
La proposition des 32h, telle que présentée dans le programme d'EELV (inspirée directement de l'expérience "Loi Robien", menée d'ailleurs par l'économiste, et ancien-EELV, par Pierre Larrouturou) met clairement en avant le fait qu'il faudra respecter les règles initiales, à savoir pas de diminution de charges tant que les X% d'embauches n'ont pas été faites.
Pour info, pour les 32h, X vaudrait 10% et Y vaudrait 8% (de mémoire).
[^] # Re: Rien à voir
Posté par windu.2b . En réponse au journal Notre petit univers de geek privilégié. Évalué à 7.
Si, les 35h ont posé de gros problèmes, non pas l'idée initiale, mais son application !
Explications : à la base, l'idée est de travailler 35h payées 39h. Pour contrer la hausse du coût du travail, la loi propose un "deal" : si l'entreprise augmenter de X% ses effectifs en embauchant des CDI temps plein, elle a droit à Y% de diminution des charges sociales et patronales. Le but étant de trouver X et Y de façon à ce que, pour l'entreprise, cela revienne à une opération blanche. L’État perd en rentrées d'argent, mais en même temps, voit le chômage diminuer. À moyen/long terme, le calcul est gagnant !
La première loi Aubry appliquait ce raisonnement, basé exactement sur l'expérience des 32h dite "loi Robien" (sauf que X et Y étaient différents vu que c'était prévu pour 32h payés 39h). Mais la deuxième loi Aubry a accordé les diminutions de charges sans contrepartie ! Du coup, les rentrées d'argent de l’État ont diminué sans diminuer pour autant le chômage, du moins pas autant qu'on aurait pu en attendre.
La proposition des 32h, telle que présentée dans le programme d'EELV (inspirée directement de l'expérience "Loi Robien", menée d'ailleurs par l'économiste, et ancien-EELV, par Pierre Larrouturou) met clairement en avant le fait qu'il faudra respecter les règles initiales, à savoir pas de diminution de charges tant que les X% d'embauches n'ont pas été faites.
Pour info, pour les 32h, X vaudrait 10% et Y vaudrait 8% (de mémoire).