• [^] # Re: Trucs intéressants (d'un point de vue libriste)

    Posté par . En réponse au journal RFC 6586: Experiences from an IPv6-Only Network. Évalué à 4.

    Me semble que même Stallman défend l'idée d'un traitement différent.

    Ce qui est complètement con, d'ailleurs. Stallman pense comme un homme de science, pas comme un artiste ou un amateur de culture. Sa séparation des œuvres en trois catégories (œuvres utilitaires, qui doivent être libres, œuvres artistiques, qui doivent être partageables et modifiables sous certaines conditions, et œuvres d'opinion, qui doivent simplement être partageables) est ridicule. Il n'existe pas de limite précise entre ces trois catégories, plein d'œuvres pourraient être placées dans les trois à la fois[1] et je pense que la plupart des œuvres pourraient être placées au moins dans deux d'entre elles. Sans parler du fait que cela peut dépendre du jugement de chacun.

    Voir Librologie 6 de Valentin Villenave et ce journal de MCMic.

    Mais les jeux à moteur libre satisfont ceux pour qui le libre permet de s'assurer qu'il n'y a pas de code malveillant sur leur machine.

    Justement, ça, c'est un aspect qui est rarement mis en avant dans la promotion du jeu vidéo libre (trop peu, à mon goût), sous prétexte qu'un jeu vidéo touche rarement à des trucs trop critiques sur notre ordinateur.

    Cela dit, je me réjouirais d'avantage d'un jeu vidéo dont le code est proprio, mais les graphismes/médias sont libres, que d'un jeu dont les graphismes/médias sont non-libres mais dont le code est libre. La problématique du jeu libre s'inscrit plus dans celle de l'art libre que dans celle du logiciel libre : ce qui fait vivre un jeu vidéo, ce n'est pas tellement le code, c'est ce qu'on partage autour du jeu, c'est la culture qui en émerge. Ce sont les screenshots, les gameplays, les réinterprétations et remix de musiques, les fanarts, les œuvres dérivées de tout type (bouquins, bandes dessinées, sagas audio, films, mèmes…). Ce serait une plus grande avancée de libérer tout cela que de libérer seulement du code, IMHO.

    Voir également la conférence de MCMic ou sa version texte.

    [1] Tiens, Sita Sings The Blues, par exemple. Ça peut être vu comme une œuvre artistique, une œuvre utilitaire (faire découvrir la mythologie indienne a un public large) et une œuvre d'opinion (critique du sexisme dans les racines de la culture indienne).