À ma connaissance (mais je précise que je ne suis pas spécialiste du sujet), les cellules pluripotentes induites (« artificielles ») semblent se comporter exactement comme des cellules souches embryonnaires.
A priori, le principal problème soulevé par les iPS concerne le risque tumoral : la génération de ces cellules nécessite d’introduire dans les cellules différenciées un ou plusieurs gènes, et l’introduction de ces gènes peut, notamment, perturber le bon déroulement du cycle cellulaire. La conséquence, c’est que les iPS ont une propension assez forte à produire des tumeurs. Inutile de préciser que c’est rédhibitoire en vue d’une utilisation thérapeutique…
Ce problème n’est pas encore réglé, mais ça n’enlève rien à l’intérêt des travaux de Yamanaka : même si les iPS s’avéraient inutilisables en thérapie, elles représentent un formidable outil de recherche. En se substituant aux cellules souches embryonnaires (dont l’utilisation est rigoureusement surveillée, voire illégale dans certains pays), elles peuvent considérablement faciliter et accélérer la recherche sur les cellules souches et la thérapie cellulaire.
[^] # Re: Création en biologie ?
Posté par gouttegd . En réponse à la dépêche Linus Torvalds sélectionné pour le Millennium Technology Prize édition 2012. Évalué à 2.
À ma connaissance (mais je précise que je ne suis pas spécialiste du sujet), les cellules pluripotentes induites (« artificielles ») semblent se comporter exactement comme des cellules souches embryonnaires.
A priori, le principal problème soulevé par les iPS concerne le risque tumoral : la génération de ces cellules nécessite d’introduire dans les cellules différenciées un ou plusieurs gènes, et l’introduction de ces gènes peut, notamment, perturber le bon déroulement du cycle cellulaire. La conséquence, c’est que les iPS ont une propension assez forte à produire des tumeurs. Inutile de préciser que c’est rédhibitoire en vue d’une utilisation thérapeutique…
Ce problème n’est pas encore réglé, mais ça n’enlève rien à l’intérêt des travaux de Yamanaka : même si les iPS s’avéraient inutilisables en thérapie, elles représentent un formidable outil de recherche. En se substituant aux cellules souches embryonnaires (dont l’utilisation est rigoureusement surveillée, voire illégale dans certains pays), elles peuvent considérablement faciliter et accélérer la recherche sur les cellules souches et la thérapie cellulaire.